‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 29 sur 175 · PREMIÈRE PARTIE. Xlvij · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. Xlvij

nous nous en passerons , car je viens de faire bien des dé- ■ couvertes en relisant les papiers originaux qui m'ont été communiqués par le P. Lelong. J'y ajouterai tout ce que j'ai trouvé ailleurs, et qui me paraîtra devoir être utile à notre dessein. Faites-moi la grâce de me mettre au plus tôt en état d'y travailler »

A MONSIEUR LARCHEVÊQUE. — Du 28 août 1719.

(r J'ai commencé ce matin, jour de saint Augustin,

à retoucher notre histoire. ...»

A monsieur de marb. — 10 novembre 1719.

Je suivrai, dans la révision de notre histoire les autres conseils que vous me donnez^ autant que la Vérité le peut permettre ; car de supprimer entièrement le fait de Rouen et le fait du P. du Tertre ' , qui ont éclaté au dehors, cela me paraît tout à fait contre le bon sens, d'aus tant plus qu'il faut bien remplir la vie du P. Malebranche. Vous en serez pourtant les maîtres , car je n'ai point là-des^ sus de volonté bien forte. Ma santé, grâces au Seigneur , me paraît aussi bonne qu'elle a jamais été. Je remploie tous les jours à continuer notre histoire ; j'ajoute , je retranche ; en un mot, je la refonds tout entière, du moins à l'égard des premiers cahiers, que j'ai trouvés bien négligés en plusieurs endroits. Je commence à revoir J'analyse de la Recherche. . »

au même. — Du 1eï avril 1720.

« .... Je travaille sans relâche à notre histoire. Vous savez que j'en suis au troisième livre. Je fais actuellement l'analyse de la troisième Conversation chrétienne. Plus je relis les ouvrages de notre grand philosophe, plus j'y découvre de beautés. Je rie vois que Ceux de M. Descartes qui leur puissent être comparés ; mais il nie semblé que rien ne les

4 Voyez plus l>as , 2e partie.

xlviij INTRODUCTION.

surpasse. C'est ce qui me console dans mon travail, qui est maintenant plus pénible que jamais, car je ne me presse plus comme au commencement. »

au 31ÈME. — Du 12 mai 1720.

« J'ai reçu votre lettre avec des nouvelles des deux

livres de notre histoire que je vous ai envoyés. Vous me faites plaisir de ne m'en rien dire ni en bien ni en mal , puisque vous ne l'avez pas encore assez bien examinée. Pour en bien juger, il me semble qu'il faut en comparer sans cesse l'exécution avec le dessein et avec les ouvrages du P. Malebranche. A l'égard de la copie que vous en faites faire, ayez soin , je vous prie , qu'elle soit bien correcte pour la ponctuation et pour l'orthographe , aussi bien que pour les alinéas que j'ai tâché de mettre à leur place fort exactement. »

au même. — 4 6 juillet 1720.

« Avant que de vous répondre, j'ai voulu avoir de quoi vous écrire. J'ai fini l'endroit qui regarde la princesse Elisabeth , où vous trouverez des choses fort curieuses et fort édifiantes. Avec la grâce du Seigneur, nous commencerons demain celui du P. Le Valois. Je vous avais demandé s'il était à propos de faire le portrait de la compagnie des jésuites , comme j'ai fait , en son lieu, le caractère de la congrégation de l'Oratoire. Vous ne m'avez rien répondu, et je ne puis plus attendre votre réponse , car je crois que c'est ici la place naturelle de ce portrait. Vous m'aviez écrit, avant ma maladie , que vous eussiez souhaité que je fisse ou que je réformasse toutes nos analyses avant tout le reste. Le P. Lelong était de votre avis. Mais vous me permettrez de vous dire que , si vous aviez tout mon dessein dans la tête avec ses tenants et aboutissants, vous verriez que cela n'est nullement à propos. Ainsi , vous ne trouverez pas mauvais que je suive la méthode que je n'ai prise qu'après y avoir bien pensé. Il semble aussi que vous voudriez que je fisse une narration sèche , car vous me faites entendre que je cours

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