‹ Œuvres philosophiques d'ArnauldChapitre 92 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

affirmatives, si on veut le faire devenir sujet, il faut lui conserver sa restriction, et par conséquent lui donner une marque de particularité , soit que le premier sujet fût universel, soit qu'il fat particulier.

Néanmoins il arrive assez souvent que des propositions universelles affirmatives peuvent se convertir en d'autres universelles ; mais c'est seulement lorsque l'attribut n'a pas de soi-même plus d'étendue que le sujet, comme lorsqu'on affirmée la différence ou le propre de l'espèce, ou la définition du défini : car alors Tattribut, n'étant pas restreint , peut se prendre dans la conversion aussi généralement que se prenait le sujet. Tout homme est raisonnable. Tout raisonnable' est homme.

Mais ces conversions n'étant véritables qu'en des rencontres particulières , on ne les compte point pour de vraies conversions, (|ui doivent être certaines et infaillibles par la seule transposition des termes.

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