Que noua no saurions douter sans être, et que oela «tt tl
première coonolssaoce certaine qu*on peut acquérir.
Pendant que nous rejetons ainâ tout oe dont nous pouvons douter le moins du monde, et que nous feignons même qu'il est ftiux, nous supposons facilement qu'il n'y a point de Bleu, ni de olel, ni de terre, et que nous n'avons point dé oorps; mais nous ne saurions supposer de même que nous ne sommes point pendant que nous doutons de la vérité de toutes ces choses ; car nous avons tant de répugnance à concevoir que ce qui pense n'est pas véritablement au même temps qu'il pense, que, nonobstant toutes les plus extravagantes suppositions, nous ne saurions nous empêcher de croire que cette conclusion, Je pense, donc je suis, ne soit vraie, et par conséquent la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par ordre*
s. Qu'on oonnott aussi ensuite la distinetioD q«l est enim râine et le corps^
n me semble aussi que ce biais est tout le meilleur que nous puissions choisir pour connoître la nature de Tâme, et qu'elle est une substance entièrement distincte du corps; car, en examinant ce que nous sommes, nous qui sommes persuadés maintenant qu'il n'y a rien hors de notre pensée qui soit véritablement ou qui existe, nous connoissons manifestement que, pour être, nous n'avons pas besoin d'extension, de figure, d'être en aucun lien, ni d'aucune autre semblable chose que l'on peut attribuer au corps, et que nous sommes par cela seul que nous pensons ; et par conséquent que la notion que nous avons de notre âme ou de notre pensée précède celle que nous avons du corps, et qu'elle est plus certabiei vu que nous
doutons encore qu'il y ait aucun corps au monde, et que nous savons oertainement que nous pensons.