‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 116 sur 306 · çno^cn peut derechef démontrer par cela qui ya m Dieu · texte numérisé non relu

çno^cn peut derechef démontrer par cela qui ya m Dieu

De même, parce que nous trouvons en nous l'idée d'un Dieu, ou d'un être tout parfait, nous pouvons rechercher la cause qui fait que cette idée est en nous ; mais après avoir considéré avec attention combien sont immenses les perfection? qu'elle nous représente, nous sommes contraints d'avouer que nous ne saurions la tenir que d'un être très parfait, c'est-à-dire d'un Dieu, qui est véritablement ou qui existe, parce qu'il est nonseulement manifeste par la lumière naturelle que le néant ne peut être auteur de quoi que ce soit, et que le plus parfait ne sauroit être une suite et une dépendance du moins parfait, mais aussi parce que nous voyons, par le moyen de cette même lumière, qu'il est impossible que nous ayons l'idée ou l'image de quoi que ce soit 8*11 n'y a en nous ou ailleurs un original qui comprenne en effet toutes les perfections qui nous sont ainsi représentées ; mais comme nous savons que nous sommes sujets à beaucoup de défauts, et que nous ne possédons pas ces extrêmes perfections dont nous avons l'idée, nous devons conclure qu'elles sont en quelque nature qui est différente de la nôtre, et en effet très parfaite, c'est-à-dire qui est Dieu, ou du moins qu'elles ont été autrefois en cette chose, et il suit de ce qu'elles étoient infinies qu'elles y sont encore.

19. Qu'encore que nous ne comprenions pas tout ce qui est en Dieu, il n*y a rien toutefois que nous oonnoissions si clairement comme ses perfections.

Je ne vois point en cela de difOculté pour ceux qui ont accoutumé leur esprit i la contemplation de la Divinité, et qui ont pris garde à ses perfections infinies ; car encore que nous ne les com^ prenions pas, parce que la nature de l'infini est telle que des pensées finies ne le sauroient comprendre, nous les concevons néanmoins plus clairement et plus distinctement que les dioses matérielles, à cause qu'étant plus simples et n'étant point limitées, ce que nous en concevons est beaucoup moins confis. Aussi il n'y a point de spéculation qui puisse plus aider à perfectionner notre entendement et qui soit plus importante que ceUe-cl» d'autant qtie la ooniddération d'oQ

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