DES PRINCIPES DES CHOSES MATÉRIELLES
^^tlei nbùoê Doos font savoir certainement qa u y a des corps.
Keo que nous soyons suffisamment persuadés Jj^'î^yades corps qui sont véritablement dans '^noode, néanmoins, comme nous en avons douté *|^^t, et que nous avons mis cela au nombre ^ JuxeoieDts que nous avons faits dès le com-^ ^''^^^^Beot de notre vie, il est besoin que nous '^^^^'^^fcbions Id des raisons qui nous en fassent ^^r nue idenoe certaine. Premièrement, nous l^QCAms.
expérimentons en nous-mêmes que tout ce que nous sentons vient de qudque autre diose que de notre pensée ; car il n'est pas en notre pouvoir de faire que nous ayons un sentiment plutôt qu'un autre, mais cela dépend entièrement de cette chose, selon qu'elle touche nos sens. Il est vrai que nous pourrions nous enquérir si Dieu, ou quelque autre que lui, ne seroit point cette chose ; mais, à cause que nous sentons, ou plu<* têt que nos sens nous excitent souvent i aperce^
LES PRINCIPES DE Lk PHILOSOPHIE,
éte)i4u0 P° longueur, largeiir ^t profondeur, ^ûoj 1^9 parties ont des ûgifres et 4es i»puv0meDt9 divers» d*où procèdent \w sentiinents qm pou^aTon^ descQuleurs, 4^8 odeurs, 4o la dQqleuf, etc., s| Dieu préseqtoit j^ i^otre fifpe iipmé^i^t^^^P^ P^r lai-méo)^ Yï^^ d^ cettp matlèfo étepdue, ou seutemept 8*ii permpHoM flu>llo fiHt (»|usée en npus paf qpeiqup chw flPi »><î» PPlPt 4'e^tep- •ipn.d» fiSHFd, Ai dd mpu?ome^t, i^qus pp pourr rîoM trouyeF aucune r^ispp qui nous pn)pôcb|t de croire qu*il prfipd plaisir % 9QP| tromper; car nçm wmewm^ petta fPAfi^p ^v^m mf^ «bosa difTé((anta daBiau ef da Aotro pppsée , et |l D0U4 sei^Ua qm Tidée qua pqps ^p ayons fie fpriQ^ en nous i Topcasipo 4^ corps d^ de^pr^i 9M^~ «uala alla ait aqtlèpemapt se^hlnhl^. Qr, ppjsque Qîau pe nous trPlRpa point, pi^FP^ qpa cela répugna 4 sa Pf^turoi ^mwp !1 » itâ 4ij» repiarq^ié, noua darans pQpplura qu'il y « upe cçirtaipa substance étendue en longueur t l<IFgour pt prcifon deur, qui existe à présent dans le monde, avec toutes les propriétés que npus cpnnolssons ma^ nifeslement lui appartenir. Çt ppttp m^sta^pe étepdup est.cQ qu'on nomme proprement le corps ou la subst^pce des choses ipatérielies.
% comment dqos savons aussi gae notre âme est jointe h on eorfik,
Naus davoni concnra aussi qu'un fi^rtaip pappi ast plus étroitemant uoi i^ natpp êmp qpe touf las autres qui sqnt au moqda, paroa qua ww aparcavons claisemant que la daulenr at pltiaiplira autres sentiments npus arrlyeni sans qua ^m^ les ayons prés os, ai qaa notre âna, par uua pannoissanoa qui lui est naturaila, juga que cas sen-. timents ne pcocidant point d^ella seule, an tant qu'elle est une chose qui pense, mais en tant qu'elle est unie à une cbose étendue qui se meut par la disposition de ses organes, qu'on nomme proprement le corps d'un homma. Maia ce n'ast pas ici l'endroit où je prétends traiter particulièrement de ces choses.
8. Qnenossensnenoaseof^lgnentpasla nstore des d^oses, mi$ seiitanent es en qiioi ettes béas sent oitttes ou wUsl*
n snfBrK q(fê nous raip^rquiops saplan^aqt qu^ tout pa qua ppus appr^^avpns pf)r rentramisp da pas seps ap rapporta à l'étrpite union qu*# Tâma avaa la ooifts, et qua PPU4 coppoîssops prdipair^r papt par leqr mayan çp pn qpoi les corps da 4*7 hors nous peuvent proQtar ou nqire, mais non patquellp pit Ipur nature, si pe n'est peut-étrt rareme^l et pa r hasard. Car, après cette réflexion,
pous quitterons sans paina (aps 1^ pr^ja^ qui np spQt fppdéa que sur uos ^ns, pt D^ nouti ser^ viroq; qup 4p pp(r« aqtep4einepi poqr W examiner la natqre , parce f^ue c'ps( ep lui seul qqe les prcpilères notigns pq I4$es., qui ;pn( cpp)pfp les sep)eoces des vérjtés qu« nous sommes p^p^))Ies 4^ çonnoitrp, §p tfoi^vept patur^j:: iepippt.
4 Que ce v?est pas la pesanteur, ni la doreté, ni la sooleor. fit<^» aat fismuina is iHiiuia fia pprpi, maii tv^Mm •cHia.
En ce faisant, nous saurons que la nature de la matière ou du corps pris en générai ne consiste point en ce qu'il est une chose dure, on pesante, ou colorée, ou qui louche nos seps de quelque autre feçon, mais seulement en ce qu'il est une substance étendue en longueur, largeur et profondeur. Pour ce qui est de la dureté, nous n'en connoissons autre chose par le moyen de rattouchement, sinon que les parties des corps durs résistent au mouvement de nos mains lorsqu'elles les rencontrent; mais si toutes les fois que nous portons nos mains quelque part les cQrps qui sont an M audroit-là sa rfUroient aussi ?ita oamma ^as an approdiant, il est œptain qua nous ne sentirions jamais de dureté ; si néanmoins nous n'avons aucune raison qui noos puisse faire croire que les corps qui se rstireroient de cette sorte perdissent pour cala ce qui las fait corps. D'où il suit qua leur nature ne consiste pas en la dureté que nous sentons quel* queiqis à leur occasion, ni aussi an la pesaoteor, chaleur et autres qualités dp oegenre ; car si noos examinons qudqua corps qua ce soit, nous poa« TOUS panser qu'il n'a en soi aucunes de ces qualités, et cependant nous connaissons clairement e| distinctement qu'il p topt oa qui le fait corps, pourvu qu'il ait de l'extension en longueur, largeur et profondeur ; d'où il suit aussi que pour être il n'a ^esoip d'elles en aucune façon, et que sa nature consista en cela seul qu'il est une substance qui a de l'extension.
s. Que cette mérité est obscurcie par les oplofof»«R«toB est préoccupé touchant la raréCsctlon et le vide.
Pour rendre cette vérité entièrement évidente, 11 ne f esta Ici qqp doux difficultés à épl|îrcir. Le prpipi^re consiste en ce que qijelqpes-uus, voyant proche de nous des corps qui sont qq^quefois plifs et qpelquefois moins rpréfiés, se sont imagi? né qp'pn même corps a p}iis d'extension lorsqu'il ^\ fdLvfiî^é qua lorsqq'il pst ppndensé ; il y en a même qui ont subtilisé jusques 4 vouloir distingt^er la ^pbstance d'un pc^rpa d>YW «a propre grandeur, et la grandeur même 4'%lfÇ ¥^ ^*
SECIOVD^ PARTIP.
teosteD. L-anlre n'fift fendée qne %m me de peoser qui est en usage, à savqir qu'on u*cbtad pM qo-il y ait un corps ou Vm dit qu'il n'y â qQ*uDe étendue en longueur, largeur el prp? fcndeor, mais seuiemenf un eipanei et eqpQrft ^^ eipaaa yide, qu'on se persuade aiaénent p'fitre tien.
SL Comment se (ait la raréfaction.
Poiit ee qui est de la raréfectfon et de la oon* denaation , quiconque Toudra examiner ses pensées, et ne rien admettre sur ce sujet que ce dont 0 aura une idée claire et distincte, ne croira pas qu^elIes se fassent autrement que par un changenent de %uffa qui arrive au ^orps, loqtie) est raréSé ^Q (Bondensé ; c*e«t-4-dii:e que toutes f^is (af qaante» que nou« ?eyons qa-MP Pprpf ff9i méÛt noue devons penser qu'il y a plusieurs întepiralT les eQtre ses parties, levquel^ sqnt remplis de qaelqi|9 autre c$^rP9> 9t que lorsqu'il est condmr fié, «es ipAqies parties mk\ v\m 9î9Am 1^ m^ê des aiiU^es qu'elles n'étqient» l^it q^'on ^1( rendit les iotervaijes qui étojept ^^pr» e||ef plm petits, a^ qu on les ait entièFemept Até9, f ufluel i^ pp ne «omit QppceypJF qiï'HB mpf ftMlfise fUr^ dar T^otaga opudensé ; fH tgutef^is i| m Wm m d*^¥oir tou( aumit 4'e^tpBsiop ^ue iQrique cet même* perties étai^t élolgqée^ iee ^^m d^ ^trefi et eomixie éparse? pD plii^eqrs br^Dpbe^, epii^r^ soient pp plu» gr»nd e^pacp. Ç^ nqyf ne devpm poiot lai attribuer l'étendue qpi etf d«ni le* fiflr Tes ou intervalles que ses pe^Mes u*^cç^j^^\ point lorsqu'il est raréûé, mais aux autres corps qui remplissent ces intervalljBs; tout de même que Tojant une éponge pleine d'eau ou de quelque autre |!qiieqr, dohs p entendons pojnt que chaque partie de cette éponge ait pour cela plus d'étendue, mais seulement qu'il y a des pores ou intervalles entre ses parties qui sont plus grands que lorsqu'elle ^t sèche et plus serrép.
1 Q^éOe ne peut être Intellfgîblcrnent expliquée qa*en la façon Ici propôtée.
Jo ll# sale poqrqHoi, lorsqu'on a Tonln ^^iplifier oomment un oprp9 eit raréfié , pu a miep^ aine dire qpe c'était par l'ftMgpentatiop de «a qoaolilé que de se servir de l'exempte dp eette époqgo. Gar bien que nous ne voyions point t bnquo Ttir ou l'eau sont raréfiés, les pores qui saut entre les parties de eee corps, ni comipent is suit dovenus plus grands, ni même le porps «oi les rMiplit, il est tQptefoii beaucoup moins laisfuiiiable de feindre je oe sais quoi qui n'eet pas liiteiiiKible, ppui expliquer seulement en «pr isifM», et p» te tprwi gqi A*ont aiusuo seRfii
la façon dpnf pp cqrps pst f aréflé, que 4^ Pftpclqfe, ep conséquence de ce qu'il eçt raréfiét qif 'i] y § des ppreç oq intervalles entfe «es perti^ gpi ^n( devenus piu^ gwpçj» et qpj m\ ti¥w^^ qwlflW aiitre pqrpç. Et pops ne devops pay fi^ifp ^i^\i\r té de prpirp que Iji faréfactipp i^e «^ fa^ Mnâf que je din, hm W^ ^^n n'»l>«rc^Tiqp9 Pi"* sut cun de pos seps )e popps qui les rppipîit, pprcp q»'il n'y A polpt fl^ raison qui qqp9 qJ)%P k crpife que ppu^ deyioos aperçevpjr par i^ |pp| fpui |ps porps qiil ppnt qutour ^e ppus, pt q^p qpqs vqypps qp'il es^ très i^isé de )'pxpllqf9pr pi) cette sorte, et qu'il p^t iippo^j))|e 4^ l^fQPPpPtF autrement ; car enfin il y auroit, ce me semble*, une contradiction maniiieste qu'une pftQip fût augmentée d'une grandeur ou d'une extension qu'elle n'ayoit point, et qu^elJe ne Mt pas accrue par même moyen d'une nouvelle substance étendue ou bien d'un nouveau corps, i cause qu'il n'est pas possible de concevoir qu'on puisse ajou* ter de la grandeur ou de l'extension a une chose par ^ucun autre moyen qu'en y ajoutant une phose grande et ^tendue, comme il paraîtra en* core plujB clairement par ce qui suit/
s. Qœ la griipdeiir De diAr^ de ce qui sa snnd, d te n»
ï^JFf ^ (4ip8<is qomhrpei, gne pv po|re ppi#S
Dont la raisop est que la grandeur ne dilltre de ce qpi est grand, e( le nombrp de ce (ju| èà pombréi que pap notre pen$.ée j c'est-à-dire qq*cncpre gu^ noi|s puissions penser à ce ^\^\ est de la nature d'une chôçe ^tendue api est comprise en un espace de dix pieds, sans prendre garde ^ cette mesure de dix pieds, à cause que cette chose est de mêq^e nature eq chacune de ses parties comme dans le tout, et qqp qqi{^ pHjsslons penser k un nombre de dix, ou bien à une grandeur continue de dix pieds, sans penser à une telle diose, i cause que Pidée que nous avons du nom)>ro de dix est la même, soit que nous considérions nn nombre de dix pieds, ou quelque autre dizaine ; et que nous puissions même concevoir une gran« deur continue de di:i pieds sans foire réilexion sur telle ou telle cho^, bien que nous ne puissions la concevoir sans quelque chose d'étpadu : toutefois il est évident qu'op no sauroit éter aucune partie d'une telle grandeur, ou d^une telle extension, qu'on ne retranche par même moyen tout autant de la chose ; et rédproquempnt, qu'on ne sauroit retrancher de la chqse quto n'<Ate par même moyen tout autant de la grandepr oo do l'extension.
s. Que la «obftai^cecoipeitnp ne p»it elfe dsinmi)» m* çue SSM3S son exlensioD.
LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE
SDjet, je ne pense pourtant pas qu'ils conçoivent autre choae que ce que je viens de dire ; car lors qu'ils distinguent la substance corporelle ou matérielle d*avec l'extension et la grandeur, ou ils n'entendent rien par le mot de substance corporelle, ou ils forment seulement en leur esprit une idée confuse de la substance immatérielle qu'ils attribuent faussement à la substance corporelle, et laissent à l'extension la véritable idée de cette substance corporelle ; laquelle extension ils nomment un accident, mais si improprement qu'il est aisé de connoltre que leurs paroles n'ont point de rapport avec leurs pensées.