Qœ cela confirme ce qui a éié dit de ia rar6foclk>Q
Après lEili'on à remaUfué ^ué là nature de la itabstànlcb hiatéHelle ou dti corps ne eonsiste qu'en ée qti'ti «si ^Ud^ùé cbo^ d'étendu, bt que son extension he diffère point de cblie qu'on Attribue 1 l'cspaice Vidfe, Il est al^ de cobûdîtré qu'il n'est pas pussiblé qti'eh ^uelqiit) fardU ()ue èo i^ôil aucune dûtes parties occupe plus d'espace une fois
que l'autre, et puisse être autrement raréfiée qu'en la façon qui a été exposée ci-dessus; ou bien qu'il y ait plus de matière ou de corps dans un vase lorsqu'il est plciu d'or ou de plomb, ou de quelque autre corps pesant et dur, que lorsqu'il ne contient que de l'air et qu'il paroi t vide ; car la gran« deiir des parties dont un corps est composé ne dépend point de la pesanteur ou de la dureté que nous sentons à son occasion, comme il a été aussi remarqué, mais seulement de l'étendue qui est toujours égale dans un ménie vase.
K). Oa*U ne pèat y iiYolir aucuns atomes oa i>êtib ooips loditisiMieSi
il esi aussi tr&s ais^ de connoltre qu'il ne peut pas y avoir d'atomes, c'est-à-dire de parties des corps ou de ia matière, qui soient de leur nature indivisibles, ainsi que quelques philosophes ont imaginé; B'ttutant quet peur petites qU'oû suppose ces parties, néanmoins, parée qu'il faut qu'elles soient étendues^ nous concevons qu'il n'y en a pas une d'entre elles qui ne puisse être eneore divisée en deux ou plus grand nombre d'autres plus petites, d'où il suit qu'elle est divisible. Car de ce que nouseonnoissons clairement et distinctement qu'une chose peut être divisée, nous devons juger qu'elle est divisibiei parce quoi si nous en jugions autrement, le jugement que nous ferions de cette chose seroit contraire à la eonnolssance que nous avons; et quand nlême nous supposerions que Dieu auroit réduit quelque partie de la matière à une petitesse si extrême qu'elle ne pourroit être divisée en d'autres plus petites^ nous ue pourrions conclure pour cela qu'elle seroit Indivisible, parce que^ quand Dieu auroit rendu oette partie si petite qu'il ne seroit pas au pouvoir d'aucune créature de la diviser, il n'a pu se priver soi-même du pouvoir qu'il a de la diviser, àcauscLqu'il n'esl pas possible qu'il diminue sa toute-puissance, comme il a été déjà remarqué. C'est pourquoi noui dirons que la t)lus petite parlle ëtëiidue qui puiss< être au monde peut toujours être divisée, para qu'elle est teùe de sa nature.
ai. Qub tèteviAaû Ai mbUtls é»t tkkl«ftol&
Nouï èaurdns aus^ que ce monde ou la matièn étenduU qui compose l'univers n'a point de bornes, paita que» quelque pafl où nouft en voulion feindre, nous ponvotts encore iraagiiier au-deli des espaces indéfiniment étendus, que nous n'ima glnons pas seulement, mais que nous concevoo être tels eh effet que noUs les imaginons ; de sort qu'ils contiennent un corps indéûnimcot étendu car l'idée de l'étendue que nous concevons ei <tuelque espace que ce soit est la vralo Idée qu nous dcvous avoir du corps.
SEQONDfi PARTIE»
2i. <|Qe b terre et ta dem ne aoot Caitfl que d*iine ipéme matière, et iiuli oe peut i kvoir plusieurs indodes.
EnfiOft U ii*e8t pas maiaifté d*iDlérer de totlt ceci que la terre et les eieux sont faits d'une même jnati&rei et que, quand même il y auroit une iniaîté de moede») ils do seroletit faits que de cette matiirei d'où U suit qu'il ne peut y en avait pltilîeiirs^ à eauae ^ue noua eonbevons manifestement que In rantière, dont la nature consiite fen eèlaâëiii qii*eile est uH^ eliose Itenduof occupe ttiaifitenant tous les enpaees imaginables où ées autres mondes poomleiit étrei et que nous ne sadrions déeou* Trir m Boas l'idée d'aaeune autre matière;
A Qjbe toà les les Tariétét <jpi sont eu la matière dépeadeot du înouvémént dé ses paHiës.
B ii*f a dose qu'une même matière en tout l'u* Divers, et nous ne la connoissons que par cela seul qu'elle est étendue; et toutes les propriétés que iiduè apérËeronï dtâtldlitëmétit en elle isë ratipoi^tent a cela seul qu*eiie peut éire divisée et mue aea pertiest et partant qu'elle peut recetoir les diverses dispositions que non* remarqBODs ponveir arriver par le mouvement de ses partie». €ar enéore qUe nous {fuissions feindre pmr fat pensée des divisions en cette mètièrB^ méawBoins il est conMat que notre pensée n'a pas le pouvoir d'y rien changer} et que toute la tfiTeraltié del formes qui s'y rencontrent dépend eu menvement local; ce qnë les pbileaopliea tfnt tttti dOTite remarqué^ d'autant qu'Us ont dit en faeaneoop d'endroits que la nature est le i^rincipS du BMHiTement et da rep<yiB» et que par In nature ils entendoient ce qui lait que les cDrps se dispn*aenft aiHal que nous vo|ods qu'ils font par ta^
si. Ce que <f est que lë iDouYcmeot pris selon f usage txstoiovtà:
Or te mouvement (à savoir celui qui se fait d'un %em M un autrci car je ne eouf ois que celui-là, st je ne pense {ns ausri qu'il en faille supposer i'notre en la nature), le mouvement donc. Selon qu*6n le prend d'ordioairoi n*est autre chose que taeiitm par tapielle un corps passe d'un lieu m un etuire. Et partant, comme nous avons remarqué ci*des8us qu'une même chose en même tempe diange de lieu et n'en change point* de Biêoie ausBi nous pouvons dire qu'en même temps elle se meut et ne se meut point. Car, par enemple, celai qui est assis à la poupe d'un vaisseau qae le todI fait aller croit se mouvoir quand il ae preod garde qu'au rivage duquel U est partif et le considère comme immobile; et ne croit pas •e mouvoir quand il ne prend garde qu'au vaisseau sor lequel 11 est, parce qu'il ne change point
de situation au regard de ses parties. Toutefois, à cause que nous sommes accoutumés à penser qu'il n'y a point de mouvement sans action, nous dirons que celui qui est ainsi assis est en repos, puisqu'il ne sent point d'action en soi, et que cela est en usage.
K. àè qûh c^Mt qiîb ïë BioëVeWettt prc^ilement dli.
Mais si, au iieii de nous arrêter a ce qui n'a point d'autre fondement que Tusage ordinaire, nous désirons savoi;* ce ^ue t'est que le mouvement selon la vérité, nous dirons, àûn de lui attribuer une nature qui soit déterminée, « qu'il éû ie transport d'une partie de 1& matière oil d'un corps du voisinage oe ceux qui lé toùchèbt lindifldiatement) et que nous considérons comme en repos, dans lë tdisioage de ^u^ques autres; ^ Par un corps, ou bien par une partie de la matière, J^enténds tout ce qliî est trdiispbrtê ënSethble, ^'uoiqull soit peut-ôtrè composé de pldsIëiitH pit^ ties ^ui emploient cependant lèdk* égttâiiod à ihirfe dWtres mouvements ; et je dis qd*il éèt le trans^ port et non pas la force ou l'action qui transpotte, afin de montrer que lé inouvemeiit ^t toljjbUi*è dans le mobile, et non pas en celiit 4^1 iiietit; cat* il me isemble qu'on n'a i3as cbdtdmë dé dMinguer ces dëiii choses assez ^oigheusëmëhl: Se (iltiS; j'entends qu'il est une propriété dd robbllë et tidn pas une substance; de même que la jQgureest une prbpriété de la ehdêe qui est figurée^ et le repos de la chose qui est en repos.
k, Qdîi ii*ësi t>as Mti» f^i» d'âètion pew lé teooî^éiiièii quii pdur le rqpoé*
Et d'autant que nous nous trompons ordinairement, en ce que noiis pedsons qu^î faiii plus d'action pour le mouvement que pour le repos, nous remarquerons ici que nous sommes tombés en cette erreur dès le commencement de nolrd vie, parce que nous remuons ordinairement notre corps selon notre volonté dont nous avons une conuoissance intérieure , et qu^it est èd repos de cela seul quUÎ est attaché à la terre par sa pesanteur dont nous ne sentons point la force. Et comme cette pesanteur et plusieurs autres causes que nous n'avons pas coutume d'apercevoir résistent au mouvement de nds membres, et fbni que nous nous lassons, il bous a semblé quMl falloit une force plus grande et plus d'action pour produire un mouvement ^ùe pour l'arrête^, à cause que nous avons pris l'action poilr reffot't quUl faut que nous fassions afin de mouvoir nos membres et les autres corps parleur entremise. Mais nous n'aurons point de peine â nous délivrer de ce faux préjugé si nous remarquons que nous ne faisons pas seulement quel-
LES PRINCIPES DE Lk PHILOSOPHIE»
que effort pour mouYolr les corps qui sont proches de Dous, mais que nous en faisons aussi pour arrêter leurs mouvements lorsqu'ils ne sont point amortis par quelque autre cause ; de sorte que nous n'employons pas plus d'action pour faire aller, par exemple, un bateau qui est en repos dans une eau calme et qui n*a point de cours, que pour l'arrêter tout à coup pendant qu'il se meut; et si l'expérience nous fait Yoir en ce cas qu'il en faut quelque peu moins pour l'arrêter que pour le faire aller, c'est à cause que la pesanteur de l'eau qu'il soulève lorsqu'il se meut et sa lenteur ( car je la suppose calme et comme dormante ) diminuent peu à peu son mouvement.
IT. Que le mouTcmenl el le repos oo sool rien que deux diveraes bçous dans le corps où Ils se trouYent.
Mais parce qu'il ne s'agit pas id de l'action qui est en celui qui meut ou qui arrête le mouvement, et que nous considérons principalement le transport et la cessation du transport ou le repos, il est évident que ce transport n'est rien hors du corps qui est mû , mais que seulement un corps est autrement disposé lorsqu'il est transporté que lorsqu'il ne l'est pas, de sorte que le mouvement et le repos ne sont en lui que deux diverses façons.
tS. Que le mouveinent en sa propre signlficaiiOD ne se rapporte qu'aux corps qui toucheat celui qu'on dit se mouvoir.
J'ai aussi ajouté que le transport du corps se fiiitdu voisinage de ceux qui le touchent dans le voisinage de quelques autres, et non pas d'un lieu en un autre, parce que le lieu peut être pris en plusieurs façons qui dépendent de notre pensée, comme il a été remarqué ci-dessus. Mais quand nous prenons le mouvement pour le transport d'un corps qui quitte le voisinage de ceux qui le touchent, il est certain que nous ne saurions attribuer à un même mobile plus d'un mouvement, à cause qu'il n'y a qu'une certaine quantité de corps qui le puissent toucher en même temps.
Êè, Et même qu'il ne se rapporte qu'à ceux de ces corps que nous considérons cooune en repos.
Enfin j'ai dit que le transport ne se fait pas du voisinage de toutes sortes de corps contigus, mais seulement de ceux que nous considérons comme en repos; car ce transport est réciproque. Et nous ne saurions concevoir que le corps AB^ soit transporté du voisinage du corps CD que nous ne sachions aussi que le corps CD est transporté du voisinage du corps AB, et qu'il faut tout autant d'action pour l'un que pour l'autre. Telle-
(1) Voyez figure i.
ment que si nous voulons attribuer au mouve* ment une nature qui lui soit entièrement propre, que l'on puisse considérer toute seule et sans qu'il soit besoin de la rapporter à quelque autre chose, lorsque nous verrons que deux corps qui se touchent immédiatement seront transportés l'un d'un côté et l'autre d'un autre, et seront réciproquement séparés, nous ne ferons point de difficulté de dire qu'il y a tout autant de mouvement en l'un comme en l'autre. J'avoue qu'en cela nous nous éloignerons beaucoup de la façon de parler qui est en usage. Car, comme nous sommes sur la terre, et que nous pensons qu'elle est en repos, bien que nous voyions que quelquesunes de ses parties qui touchent d'autres corps plus petits soient transportées du voisinage de ces corps, nous n'entendons pas pour ceh qu'elle soit mue.
30. D'où Tient que le mouvement qui sépare deux corps qui se touchent est plutôt attribué à Tun qu'à l'autre.
Parce que nous pensons qu'un corps ne se meut point s'il ne se meut tout entier , et que nous ne saurions nous persuader que la terre se meuve tout entière de cela seul que quelquesunes de ses parties sont transportées du voisinage de quelques autres corps plus petits qui les toudient, dont la raison est que nous remarquons souvent auprès de nous plusieurs tels transports qui sont contraires les uns aux autres; car si nous supposons, par exemple, que le corps EF6 H soit la terre f, et qu'en même temps que le corps AB est transporté de E vers F le corps CD soit transporté de H vers 6, bien que nous sachions que les parties de la terre qui touchent le corps AB sont transportées de B vers A, et que l'action qui sert à ce transport n'est point d'autre nature ni moindre dans les parties de la terre que dans celles du corps AB, nous ne dirons pas que la terre se meuve de B vers A, ou bien de l'occident vers l'orient; à cause que celles de ses parties qui touchent le corps CD, étant transportées en même sorte de C vers D, il faudroic dire aussi qu'elle se meut vers le cdté opposé, i savoir du levant au couchant, et il y auroit en cela trop d'embarras; c'est pourquoi nous nous contenterons de dire que les corps AB et CD , el autres semblables, se meuvent, et non pas la terre. Mais cependant nous nous souviendrons que tout ce qu'il y a de réel dans les corps qui se meuvent, en vertu de quoi nous disons qu'ils se meuvent , se trouve pareillement en ceux qui les touchent, quoique nous les considérions comme en repos.
fl) Voyeifigareii.
SECONDE PARTIE
H peut y atoir phuieun diten mouremeou en corps.
Mais encore que diaque corps en particulier n'ait qa'uD seul mouyement qui lui soit propre, à caaae qu*il Q*y a qu'une certaine quantité de corps qui le touchent et qui soient en repos à son égard, toutefois il peut participer A une infinité d'autres mouTements, en tant qu'il fait partie de quelques autres corps qui se meuvent diyersement. Par exemple, si un marinier se promenant dans son Taisseau porte sur soi une montre, bien que les roues de sa montre n'aient qu'un mouvement unique qui leur soit propre, il est certain qu'elles participent aussi à celui du marinier qui se promine, parce qu'elles composent avec lui un corps qui est transporté tout ensemble; il est certain aussi qu'elles participent à celui du vaisseau , et m£me i celui de la mer, parce qu'elles suivent son cours; et à celui de la terre, si on suppose que la terre tourne sur son essieu, parce qu'elles composent un corps avec elle; et bien qu'il soit vrai que tous ces mouvements sont dans les roues de cette montre, néanmoins, parce que nous n'en ooDcevons pas ordinairement un si grand nombre a la fols, et que même il n'est pas en notre pou- Toir de connoître tous ceui auxquels elles participent. Il suffira que nous considérions en chaque corps celui qui est unique et duquel nous pouvons avoir une connoissance certaine.
Gomment le moinremeot unique proprement dit, qd e4 en diaque corps, peut aussi être pris peur plusieurs.
fions pouvons même considérer ce mouvement unique qui est proprement attribué à chaque corps comme s'il étoit composé de plusieurs autres mouvements, tout ainsi que nous en distinguons deux dans les roues d'un carrosse, à savoir : on drcolaire qui se fait autour de leur essieu, et Tantre droit qui laisse une trace le long du chemin qu'elles parcourent. Toutefois il est évident que ces deux mouvements ne diffèrent pas en effet l*nn de l'autre, parce que chaque point de ces roues et de tout autre corps qui se meut ne décrit jamais plus d'une seule ligne; et n'importe que cette ligne soit souvent tortue, en sorte qn*dle semble avoir été produite par plusieurs mouvements divers; car on peut imaginer que quelque ligne que ce soit, même la droite, qui est la plus simple de toutes, a été décrite par une inanité de tds mouvements. Par exemple^, si , en même temps que la ligne AB tombe sur CD, on fait avancer son point A vers B, la ligne AD, qui i décrite par le point A, ne dépendra pas moins
des deux mouvements de A vers B et de AB sur CD, qui sont droits, que la ligne courbe qui est décrite par chaque point de la roue dépend do mouvement droit et du circulaire. Et bien qu'il soit utile de distinguer quelquefois un mouvement en plusieurs parties, afin d'en avoir une connoissance plus distincte, néanmoins, absolument parlant, nous n'en devons jamais compter plus d'un en chaque corps.
85. Gomment en chaque mouTement U doit y avoir tout un cercle ou anneau de corps qui se meurent <
Après ce qui a été démontré ci-dessus, i savoir que tous les lieux sont pleins de corps, et que cha« que partie de la matière est tellement proportionnée i la grandeur du lieu qu'elle occupe qu'il n'est pas possible qu'elle en remplisse un plus grand, ni qu'elle se resserre en on moindre, ni qu'aucun autre corps y trouve place pendant qu'elle y est, nous devons conclure qu'il faut nécessairement qu'il y ait toujours un cercle de matière ou anneau de corps qui se meuvent ensemble en même temps ; en sorte que quand un corps quitte sa place à quelque autre qui le chasse, il entre en celie d'un autre, et cet autre en celle d'un autre, et ainsi de suite jusques au dernier, qui occupe au même instant le lieu délaissé par la premier. Nous concevons cela sans peine en on cercle parfait, à cause que, sans recourir au vide et à la raréfaction ou condensation, nous voyons* que la partie A de ce cercle peut se mouvoir vers B, pourvu que sa partie B se meuve en même temps vers C, et C vers D, et D vers A. Mais on n'aura pas plus de peine à concevoir cela même en un cercle imparfait et le plus irrégulier qu'on sauroit imaginer, si on prend garde à la façon dont toutes les inégalités des lieux peuvent être compensées par d'autres inégalités qui se trouvent dans le mouvement des parties ; en sorte que toute la matière qui est comprise en l'espace EFGH peut se mouvoir circulairement , et sa partie qui est vers E passer vers G, et celle qui est vers G passer en même temps vers E , sans qu'il faille supposer de condensation ou de vide, pourvu que, comme' on suppose l'espace G quatre fois plus grand que l'espace E, et deux fois plus grand que les espaces F et H , on suppose aussi que son mouvement est quatre fols plus vite vers E que vers G, et deux ibis plus que vers F on vers H , et qu'en tous les endroits de ce cercle la vitesse du mouvement compense la petitesse du lieu ; car par ce moyen il est aisé de connoître qu'en chaque espace de temps qu'on voudra déterminer il passera
(I) Voyez ligure ui.
(9) Voyez fleure iv.
LES PRINGIPES DB hk PHILOSOPHIE.
tout atttaaC de matière daas ce cerde par no endroit que par Tautre.
zL Qu*il suit de ii que la matière se divise ea îes parties IddâlDla et iummibfâbM.
TtfiitiiroitU Aut atbtler i|tt'n f a quelque ehose ea ee monvèiiiéiit qie notre eaprlt cbnsdlt être traU mais qntHftoAolitt il ae sauntit eomprêD'» dre, à savoir une division de quelques parties de la matière jusques & l'infini, ou bien une division IhdëB&ië, et m hé fili Sii mm t^âHlës qtië houd n'en saurions déterminer de là péhsèé aucune si petite 4ue loiis lie ëoneevldnd qu'elle est divisée eo effet en d'antres pM petites ; ear il ta^eat pas possible que la métiére qui remplit hiaintenant Tëspaci 8 remplie suecèssiVemeilt tons Us espèces qui sont entre G et E) plus petits les uns que les aethisi par des degrés qui sont innombrables) ii quelqu'une de ses parties ne change sa figure» et ne si divise ainsi qu'il labt pour emplir tout jttsteiâerit les grandeurs de ces tepaeee qui sont difittrentfes les unes des autres et innembrableé ; mais afin que eela aolt) ii faut que tentés les pé-^ titesparéeliës auxquelles on peut imaginer qu'Une telle partie est divisée) lesquelles véritablement sont inbombrablesi s'iiolgueilt liut^que peu M unes des autres) bari il petit que soit cet éleigdement) il tte laiSM paë d'être une vraie diviiieni
aa. que nous ne deyons point douter que cette divfstoo ne se aise, eDcbrè qoë nous ne là piiissfons comprendre.
Il Ihdl rëtttit'quëi' ^lié ]ë bë parle pal dé toute H nialiêre; Am seulement de tiueiqli'Une de See fMHiësi ëàf ëiicbi^e qUe nous supposldtis qu'il j édétii Où ii^ts parlidi eU Tëêpaee 6 de la grantëlif db i'est^édé B^ et qu'il f eu t d'autres plus (Wlltëé m pibs gtHhd boMbfg qui demeurent indivis, hbh§ éodëèvUdi riéaiinidida qu'elles peufêbt M Mëtttbil' tdblëi eirëblàiremènt vers E*^ ^ui-vu qd'H y efi ait a*&tttfes mêlées pardii^ qdl èbàd^ètat lettré figUM en iafit dé ift^eus qu'étabi juibtéé k mitjB iûl Éb pêdtëUt Ubattgeir les Mt% fi Héilemédt; fnail qdi vobt pids OU moins tite à rllbod dit lied qu'elles deltëUt dbcdper; ellei pdlsséfil effipii^ tods 1^ êilglëe H IM petite ret»iûB 6fl cëd illit^ë», pdUfêti^ Iropflhaildëi^ nesauroiënt ediHr; et bièfa qdé bbb^ Ë'ëfiteildibUs pae eomfllëâi fié Mil èettë diVKIëU ifidêfluiëi fidua ne ëetouè pbint ddbtbr qd'ellë bé feë ftdse, pàrbe quë nbUëapercëidbMti'ëllëebll néëeè^ai^emeuidë M Batut^ de la teatlëre dbttt nëui avutis ëéjft une eôbdoIMbt^ itte diélifietë; et que Uëbé apëM- «on» iius»i que «èttë i»M m db bbdibrë de eëllëê
(!) Voyez la figurc.iv.
que nous ne saurions comprendre a casse que no« tre pensée est finie.
sa. Qoe Diea est fa première caqse du mouveoient, et q^ en conserve toi^oUre une ésale quanUté en hinivers.
ftpiM atùlr eiamidë la natuiv du tbouVement, il tëdt ^dë bdtts ëtt cdbiidërionë la causé; et ptirce qd'bllë peut tll*ë prise en déui fti{dnsi nous isotnriiëhcël'oni par la première et plus universelle qbi produit ((ënëralement tous les meuvemedts qtil sdUt au flidbdë ; dbus ëonstdfirerbbi par après rëutrë qdl Ibit qdë ëhaque partie de la matière ed ëi]biëfi qu'elle tt^ëVdit jfàê auparavant; Peur éë (iul est de lé (irëntièrëî 11 më semble qu'il est él^ldédi qu'il Wj eb i pëtnt d'autre quë Bieii} qui) pér là toutë^i)ttiési(bëë{ dbréi id matière uvee le didùvëmébt ël lé rëpos de ëeS paKieS et t)ui eonsëhvé inâiblëdàût en rUdivèrS, par sod concours drdibéite, autant de bibuteibeël ëi de rëpbs qd'U ^ èfi d Ibis ëd le ëfëank Gftr btën que lé ttiëuvë- ' diëtit né ^8li qu^iitië féçob ëd là nlëlië^ë iidt ^t Aiië, ëilë en à pouriëbt tibë certaine quiibtité qui n'augtiiëbte et be dltblnuë jamëiSi ëbebi-e qu'il y ëb âtt Idbtdi t)lus et lëblOt ibOinS ëë quelquesunes dé Ses pai^lieS ; c'èSt pourqUbh lorsqu'une pdHte de ta Uitilèrë se ifaëUt dëdi fols plus vite qb'Ubë mHi et ^dë ëetlë àdtrë eét dëUt fols plus grande que 1^ brcibièrë; botté devons penser qu'il ]f ë tout autant de mbUvèmebt dabs la plbS petite que dans la plus grande, ei qUë tdbteS fois et quantes que le mouvement d'une partie diminue, éëldl de ^uëiqUë àùtrë partie augmente à propor* tion. Nous cbnnoissons ausSI que c'est une perfection en Dieu» non-seulement de ce qu'il est immuable en sa nature^ mais encore de ce qu'il agit d'une façon qu'il ne change jamais ; tellement qu'outre les changements que nous voyons dans le inondei et çeox que nous croyons parco que Bien les a révélés* et que nous savons arriver ou être arrivés en la nature sans aucun changement de la part du Créateuri nous ne devons point en supposer d'autres en ses ouvrages, de pëurile lui attribuer de l'inconstance; d'où il suit quof puisqu'il a mu en plusieurs fitçons différentes les parties de la matière lorsqii'ii les a créées, et qu'il les maintient toutes en la même façon et avec les mêmes lois qu'il leur a fait ob* server en leur création, ii conserve incessamment en cette matière une égcde quantité de mouvement;
ift. La prcéîèrë tôt de là iiatîifé; Qbe chaque Uiosè demeura eri fétat litt*elie est peadant que rien ne le diange.
be cela aussi que f)ieb b*esi t>blbtsdjëift Êihàii' ger et qnïl agit toujoU^s de même sorte, nous pouvons parvenir i la tM)nnoissance de certaines
SECONDE PARTIE
rifles qve je nomme les lois de la natare» el qui soi^t les causes secondes des divers mouvements que Doos remarquons en tous les corps, ce qiii les rend ici ft>rt considérables. La première est que chaque chose en particulier continue d*etre en même état autant ^u*il se peut, et que jamais elle ne ie change que par la rencontre des autres. Ainsi nous voyodi tous les jours que lorsque quelque partie de cette matière est carrée, elle demeure toujours carrée, s'il n^arrive rien d^ailieurs qui change sa figure ; et que, si elle est en repos, die ne commence poiiità se mouvoir de solmtme ; mais, lôrsqu elte a commencé une fois de se mcovoir, nous n*avoils àiissi aucune raison de j^nser qjtM\e doive jamais cesser de se inouvoir de même force pendant (qu'elle ne Rencontre rien qui retarde ou qui arrête son mouvement ; de AçoD que si un corps a commencé une fois de se mouvoir, nous devons conclure qu'il continue par après de se mouvoir, et que jamais il rie s'arrête de soi-même. Itfais parce que nous habitons une terre dont la constitution est ielle que tous les moQTements qui se font auprès de nous cessent en peu de temps, et souvent par des raisons qui aoot cachées à nos sens, nous avons jugé, d^ le oommeooementde notre vie, que les mouvements ^t^ cenënl alati par des rataiils qui nous iont Inoobniiei s'arrêtent d*eui-niêiiies) et noin aretts eaam è pMiem beaucdup d'inêliiiatieii à croire le âsniblalileito teus les autres ^ul sont au ilionde, « MToIr que naturellement Ils cessent d'eux-^niêH ■les et qa'lls tendent ait repes, parce qu*il néns eemble qne nous en avons ftiit l'expérience en piwieters renodntres. Et ttoiltelels es n'est qu'un fan préjugé qui répugne nlanifestëment aux Ms de la nature \ êar le Irepos éit contrall*e au nDurenaent, et i^ieé ne se perte par Tinitinet dé an natora à eon contraire eu à la deslructlen de
m. fovqaoi lesboipi pounés ^ ta nain oonliaoeal éb te mouvoir après qu'elle les a quiués.
%m TÔyôns tous lès jours là preuve de cette première règle ^ans tes choses qu'on a poussées an loin ; tar il n\ a point d'aUtre raison boul-quoi eUes continuent de se mouvoir loi^squ^elles sont hem de la main de celui qui les à poiissées, sinon qœ^ suiTant les lois de la nature , tous les corps qui se meuvent continuent de se mouvoir jusqu'à ce qne leur meuvement soit arrêté 4)ar quelques autres corpi ; et il est évident que l'air et les autres corps liquides entre lequels nous voyons ces dioses se mouvoir diminuent peu à peu la vitesse de leur mouvement; car nou^ pouvons même HTfiUr de la main là rébistauc^ de l*air, si uous
secouons asses vite un éventail qui soit étendu; et il n'y a point de corps fluide sur la terre qui ne résiste encore plus manifestement que l'air aux mouvements dëâ autres torps.
8^. iÀ sedàÀék rA é^ ta ditâlre, qtlb hftit bAtpt ydi se ineut KKd a odUlliroer KM taMtttfieM «t'Unis bMRS:
La seconde loi que je. remarque en la nature est que chaque partie de la matière en son particulier ne tend jamais à continuer de se mouvoir suivant des lignes courbes, mais suivant des ilgnes droites , bien que plusieurs de ces parties soi^t souvent contraintes de se détourner parce qu'elles en rencontrent d'autres en leur chemin, et quoi lorsqu'un corps sèment) il se fait toijypurs un cercle ou anneau de toute la matière qui eet mue ensemble; Cette règle, comme la précédente, dépend de ce que Dieu est Immuable et qu'il conserve le mouvement en la matière par une opératibn très simple ; ear 11 ne le conserve pascomme il a pu être quelque temps auparavanti mais comme U est précldément au même Instant qn'îl le censervëi Et bled qu'il soit vrai que je mou* vement ne se CidI pés en un instant i néanmoins il est évident que tout corps qui se meet est dé^ terminé à se mouvoir suivant une ligne droite, et non fas suivant une ëlrcalalrè ; car lorsque la pierre A ^ tourne dans la fronde £A, suivant le mcle AB^; âân^ llh^âdi ihêhie 4(i*ëUti eét au jpoint A \ elle tel déiél-nilfaêë à M) mûi^Vt ¥ëi^ quelque cêtfl, t ^voir Vcrâ C, §blvAht là ligne droite Ac, Si l'on hûf^^'ôîtà qtié é'eâl celle-là qui touche le cerclé ; ihais ofl ne ^utùli fëibdrë t^d'elle toit déterminée i ^ hiouvdir circulàlrënlôht, pafcë que, enëot-é qu^ellë Sblt veiiUé d'L vet*s A luli^ant une ligne courbe, nous nëcbncéVôdS pbint qu'il y âil ducuDé partie de Cette cbUbbui*ë ëU eetlë j)iérre lorsqu'elle est au poifat A ; et tibûs feU fibthines assurés par l'expérience , pak*cë ^ûé cette piërKô avancé tout dhôlt vers C lorsqu'elle soirt dé té fronde, et he tend ëU aucune fe^fa À se Dnôlivôir vers B ; ce f\\il bbUs fait voir màUifeste-* ihent aue tout corps qui e^t mÛ en l*ond tend tons ^^se à s^loigner dû centre du cercle t^^l décrit ; et nous le pouvons même schiir de ta maiii pendant que faous faisons tourner ëëtte pierre dans ëette Fronde, car ëllô lire et fait tëhdre ta corde pôUf s'élolgnej^ di'ret^iemënlde notre maîn. Cette considération est de telle imporldUce, et servira en tant d'endroits ci-apl-fts, que noUI devons là remarquer soigneusement l&i, et je l'expliquerai encore plus au long lorsqu'il eh sëtà temps.
(1) Voyez Gfure t.
LES PRINaPES DE LÀ PHILOSOPHIE.
40. La troisième, que, tf on corps qui se meut en rencontre un autre plus fort que sol, Il ne perd rien de son mouirenent ; et s*il en ;renoontre un plus foible qu'il puisse mouirolr, Il en perd autant qu'il hd en donne.
La troi8ièm6 loi que je remarque en la natore est que fi un corps qui se meut et qui en rencontre un autre a moins de force pour continuer de se mouvoir en Ugne droite que cet autre pour lui résister, Il perd sa détermination sans rien perdre de son mouvement ; et que, s'il a plus de force, Il meut avec sol cet autre corps et perd autant de son mouvement qu'il lui en donne. Ainsi nous voyons qu*un corps dur que nous avons poussé contre un autre plus grand qui est dur et ferme rejaillit vers le oété d'où il est venu et ne perd rien de son mouvement ; mais que si le corps qu'il rencontre est mou, il s'arrête incontinent parce q«*il lui transfère tout son mouvement. Les causes particulières des changements qui arrivent aux corps sont toutes comprises en cette règle, au moins celles qui sont corporelles , car je ne m'informe pas maintenant si les anges et les pensées des hommes ont la force de mouvoir les corps ; c'est une question que je réserve au traité que j'espère faire de l'homme.