La première
la premièie eet que si ces deux corps, par etemple B et C^, étolent exactement égaux et se aouToient d'égale vitesse en ligne droite l'un vers l'iotre, lorsqu'ils viendroient â se rencontrer, ils Rjailliroient tous deux également et retoumeroient diacun vers le cOté d'où il seroit venu, sans Nre rien de leur vitesse ; car il n'y a point en cda de cause qui la leur puisse Ater, mais il y en inné fort évidente qui les doit contraindre de T^anilr, et parce qu'elle seroit égale en l'un et « rantre. Ils rcjailliroient tous deux en même ^os.
«r. La seconde.
la seconde est que si B étolt tant soit peu plus pand que C, et qu'ils se rencontrassent avec B(ne vitesse, H n'y auroit que C qui rejailliroit vmk otté d'où il seroit venu, et Ils continue-
(nvoi«i
roient par après leur mouvement tous deux ensemble vers ce même cêté ; car B ayant plus de force que C, il ne pourroit être contraint par lui à rejaillir.
IS. U troiriènie*
La troisième, que si ces deux corps étolent de même grandeur, mais que B eût tant soit peu plus de vitesse que C, non-seulement, après s'être rencontrés, C seul rejailliroit, et ils Iroient tous deux ensemble, comme devant, vers le côté d'où C seroit venu , mais aussi il seroit nécessaire que B lui transférât la moitié de ce qu'il auroit de plus de vitesse, à cause que l'ayant devant soi il ne pourroit aller plus vite que lui ; de façon que si B avoît eu, par exemple, six degrés de vitesse avant leur rencontre, et que C en eût eu seuleineot quatre. Il lui transféreroit l'un de ses deux degrés qu'il auroit eu de plus, et ainsi ils iroient par après chacun avec cinq degrés de vitesse : car fi lui est bien plus aisé de communiquer un de ses degrés de vitesse à C qu'il n'est aisé à C de changer le cours de tout le mouvement qui est en B.