I. Qoren M sanreit penser Irpp Dieu
Après avoir rejeté ce que nous avions autrefois
regn en notre créance levant qns de l'avoir suffl-^ sammont examiné, puisque la raison touta pon nous a fourni assez de lumière pour wm faire
molSIEME PARTIE.
dfcoQTTir quelques priacipes des choses matérielles, et qu*elle nous les a présentés avec tant d'éfideiH» que nous ne saurions plot douter de leor Térité, H fiiut maintenant essayer si nous ponmx» déduire de ces seuls principes l'eiplioar tioo de tous les phénomènes, c'est-à-dire des effets qui sont en la nature et que nous apercerons par rts^onise de nos sens. Nous oommenoerons par C8III qai mnt les plus généraux et dont tous les antres dépendent, à savoir par Tadmirable eUKlm de ee monde ▼isible. Mais afin que nous pulsrioM nous garder de nous méprendre en les t, il me semble que nous devons sol*obserter deux choses : la première est que nous nous remettions toujours devant les yeux que la putosanee et la bonté de Dieu sotit iDlînies, afin que cela nous fasse connoitre que nous ne devons point craindre de faillir en imaginant ses ouvrages trop grands, trop beaux ou trop parfaits; mais que nous pouvons bien manquer, au contraire, si nous supposons en eux qadqaes bornes ou quelques limites dont nous D*ayoDs aucune connoissance certaine.
t. ^OQ présdomrott trop de soi-même si on entreprenoit ^ ewofcie te io 4M Moa iTett pvDpotéo en oréaoi te
La seconde est que nous nous remettions aussi toujours devant les yeux que la capacité de notre esprit est fort médiocre, et que nous ne devons pas trop présumer de nous-mêmes, comme il sem- Ue que nous ferions si nous supposions que Tuaivers eût quelques limites, sans que cela nous lut asssré por révélation divinsi ou du moins par des rtiiODS naiurellee fort évidentes, parue que ee aeroil vouloir que notre pensée pût sMmaginer quelque dbMe au-delà de oe à quoi la puissanee de Btea t'eet étendue en créant le monde ; mais anaii eoeore plus si nous nous persuadions que ce n'asl que pour notre usage que Bleu a créé toutes les eboses, ou bien seulement si nous prétendions de pooToir connoître par la force de notre esprit qooliee font les fins pour lesquelles il les a créées.
X ■■qadflBns oa peut dire que Diea a créé pour rbomme.
Car encore que ee soit une pensée pieuse et tooiie, en ce qui regarde les mœurs, de croire fat Bfeo a fhlt toutes choses pour nous, afin que cela nous excite d'autant plus à l'aimer et à lui rendre grâces de tant de bienfaits, encore aussi qaVlle soit vraie en quelque sens, & cause qu'il n'y a rien de créé dont nous ne puissions tirer quelque asage, quand ce ne seroit que celui d'exereer notre esprit en le considérant, et d'être incités
à louer Dieu par son moyen, il n'est toutefois adcunement vraisemblable que toutes choses aient été faites pour nous, en telle façon que Bien i'ait eu aucune autre fin en les créant ; et oe seroit» ee me semble, être impertinent de se vouloir servir de cette opinion pour appuyer des raisonnements de physique; oar nous ne saurions douter qu'il n'y ait une infinité de choses qui sont maintenant dans le monde, ou bien qui y ont été autrefois et ont déjà entièrement cessé d'être» s^ns qu'aucun homme les ait jamais vuea ou eonniies, el sans qu'elles lui aient jamais servi 4 auoua