TROISIÈME PARTIE
siea en l'espace de Tingt- quatre heures, et que daoa le temps que la lune et la terre parcoureot œ grand cercle qui leur est commun et qui fût Tannée, la terre tourne environ trois cent soixante-cinq fois sur son essieu, et la lune enyiron douze fois autour de la terre.
84. Qoa la monremeDU des cieox ne soDt pas parfaitement dradaires.
Enfin noos devons penser que les centres des planètes ne sont point tous eiactement en un même plan, et que les cercles qu'elles décrivent De sont point parfaitement ronds, mais qu'il s'en hat toujours quelque peu que cela ne soit exact, et même que le temps y apporte sans cesse du diangement, ainsi que nous voyons arriver en tous les antres effets de la nature.
S5w Qk tontes les planètes ne sont pas toqjoors en on même pian.
Be fiiçon que si cette figure nous représente le plan dans lequel est le cercle que le centre de la terre décrit diaque année, lequel on nomme le plan de l'édiptique^ on doit penser que chacune des autres planètes fait son cours dans un autre plan quelque peu incliné sur celui-ci et qui le eoupe par une Ugne qui ne passe pas loin du centre dn soleil, et que les diverses inclinations de ces plans sont déterminées par le moyen des étoiles fixes. Par exemple, le plan dans lequel est isaintenant la route de Saturne coupe Técliptiqœ Tis-à-Yls des signes de Técrevisse et du capricorne, et est incliné vers le nord vis-à-vis de h balance, et vers le sud vis-à-vis du bélier, et l'angle qu'il fait avec le plan de Técliptique, en s'indipani de la sorte, est environ de deux degrés et demi. De même, les autres planètes font leor ooors en des plans qui coupent celui de rédipâque en d'autres endroits; mais rinclinatjon est moindre en ceux de Jupiter et de Mars qu'elle n'est en celui de Saturne ; elle est environ d'un âefçré plus grande en celui de Vénus, et elle ert beaucoup plus grande en celui de Mercure, si die ^t presque de sept degrés. De plus, les taches qui paroissent sur la superficie du soleil y font aussi leurs cours en des pians inclinés à cdoi de Técliptique de sept degrés ou davantage, H moins si les observations du P. Scheiner sont vrûes ; et il les a faites avec tant de soin qu'il ne ■mble pas qu'on en doive désirer d'autres que les siennes sur cette matière^ La lune aiissi fait »u cours autour de la terre dans un plan incll- 1^ de cinq degrés sur celui de Técliptique ; et enfin la terre même est portée autour de son centre suivant, le plan de l'équateur, lequel elle.transgre partout avec soi, et qui est écarté de vingt-
trois degrés et demi de celui de Tédiptique. Or^ on nomme la latitude des planètes hi quantité des degrés qui se comptent ainsi entre l'édiptique et les endroits de leurs plans où elles se IrouYcnt.
8S. Et que cbacone n*est pas toi^oors également ékiHgûAb «Toi même centre.
Mais le circuit qu'elles font autcmr du soleil se nomme leur longitude, en laquelle il y a aussi de l'irrégularité, en ce que, n'étant pas toujours à môme distance du soleil, elles ne semblent pas se mouvoir toujours à son égard de même vitesse. Car, au dècle où nous sommes, Saturne est plus éloigné du soleil lorsqu'il est au signe du sagittaire que lorsqu'il est au signe des gémeaux d'environ la vingtième partie de la distance qui est entre eux ; et lorsque Jupiter est en la balance, il en est plus éloigné que lorsqu'il est au bélier ; et ainsi les autres planètes se trouvent en des lieux différents et ne sont pas vis-à-vis des mômes signes , lorsqu'elles sont aux endroits où elles s'approchent ou s'éloignent le plus du soleil. Mais après qudques siècles toutes ces dioses seront autrement disposées qu'elles ne sont à présent, et ceux qui seront alors pourront remarquer que les planètes, et la terre aussi, couperont lo plan où est maintenant l'édiptique en des lieux différents de ceux où elles le coupent à présent, et qu'elles s'en écarteront un peu plus ou moins » et ne seront pas vis-à-vis des mômes signes où elles se trouvent maintenant , lorsqu'elles sont plus ou moins éloignées du soleil.
9r. Qœ tous les phénomènes peinrent être expliqués par rby^ potbèse ici proposée.
Ensuite de quoi il n'est pas besoin que j*expli* que comment on peut entendre par cette hypo^ thèse que se font les jours et les nuits, les étés et les hivers, le croissant et le décours de la lune» les éclipses, les stations et rétrogradations des planètes, l'avancement des équinoxes, la variation qu'on remarque en l'obliquité de l'édiptique, et choses semblables ; car il n'y a rien en cela qui ne soit facile à ceux qui sont un peu venés en l'astronomie.
38. Que, suivant fhypoUiëse de Tydio, on doit dire que la terre se meut autour de son centre
Mais je dirai encore ici en peu de mots comment par l'hypothèse de Tycho, qui est reçue communément par ceux qui rejettent celle de Copernic, on attribue plus de mouvement à la terre que par l'autre. Premièrement, il faut que, peodant que la terre, selon l'opinion de Tycho, demeure immobile, le ciel avec les étoiles tourne autour d'elle diaque Jour } oe qu'on ne sauroit
aso
LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE
entendre sans concevoir aussi que tontes les parties de la terre sont ^pwém de toutes les parties du ciel qti*eilei touchoient anparayant, et que de «omeAt en moment elles en touolient d'autres ; et paroe que cette séparation est réciproque, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, et qu'il faut qu'il y ait aotant de force ou d'action en la terre comme au cieiy je ne vois rien qui nous oblige à croire que k ctol aeit phitét mû que la terre ; au contraire, B^aaTOQs Man plusde raison d*attrlbuer ce mou*vement à la terre, parce que la séparatton se ftilt en tontb sa superficie, et non pas de mime en toute la superficie du ciel, mais nulement en la ooncave qui touche la terre et qui est eitrlmement petite k comparaison de la oonTete. Bt n'importe qu'ils dlawl que, selon leur oploloD, la superfiole eonwie du del étoile est aussi bien séparée du ciel qui l'environne» à aavoir du erlstallin on de Tempyrée» comme la superficie concave du même ciel l'est de la terre, et que pour cela Os attribuent le mouvement au àië plolAt qu'à la terre; car Ils n'ont aucune preuve qui fasse paroitre cette séparation de tonte la superficie conveie du ciel étoile d'avee l'autre ciel qui l'environne, mais Us la fei* gnent à plaisir t et ainsi, par leur hypothèse, la raison pour laquelle on doit attribuer le mcuvo'^ ment au ciel et le repoe à k terre est Ima^nalre el ne dépend que de leur fantaisie ; au lieu que la raison pour laquelle ils pourroient dire que la terre se ment est évidente et certaine.