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De plus, suivant l'hypothèse de Tycho, le soleil faisant un circuit tous les ans autour de la terre emporte avec sol non-aeulement Mercure et Vénus, mais encore Mars, Jupiter et Saturne, qui ■ont plus éloignés de lui que n'est la terre, ce qu'on ne saurolt concevoir dans un ciel liquide, comme Ils le supposent, si la matière du ciel qui est entre le soleil et ces astres n'est emportée tout ensemble avec eui, et que cependant la terre, par une force particulière et différente de celle qui transporte ainsi le ciel, se sépare des parties de cette matière qui la toudient Immédiatement, et qu'elle décrive un cercle au milieu d'elles. Maia cette séparation qui se fait ainsi de toute la terre ^vr^ être prise pour son mouvement,
40. Sooore que la terre change de situation au regard des «at^ planèlaf , oda n*est M sendtda au i^purd dot éiçilies fixes^ 4 cause de leur extrême distance.
On peut Ici proposer une dinouRé eontre mon hypothèse; à savoir, que, puisque le soleil garde toujours une même situation à regard des étoiles fixes, 11 est donc nécessaire que la terre qui tourne autour de lui approche de ces ^ilee et s'en éloi-
gne aussi de tout l'intervalle qui est compris en ce grand cercle qu'elle décrit en fiiisant sa route d'une année; et néanmoins on n'en a encore rien su découvrir par les observations qu'on a faites. Mais il est aisé de répondre que la grande distance qol est entre la terre et les étoiles en est cause : car je la suppose si immense que tout le cercle que la terre décrit autour du soleil, à comparaison d'elle, ne doit être compté que ponr un point. Ce qui semblera peut -être incroyable à ceux qui n'ont pas acooutomé leur esprit à considérer les merveilles de Dieu , el qui pensent que la terre est la principale partie de l'univers paroe qu'elle est la demeure de l'homme, en ftiveer duquel Ils se persuadent sans raison que toutes dioses ont été faites ; mais Je suis assuré que les astronomes, qui savent déjà que la terre comparée au dél ne tient lieu que d'un point, ne le trouveront pas si étrange.
il. Que cette distance des étoik» fixes est nécessaire pour expliquer les mou^emenu des comètes.
Et cette opinion de la distance des étoiles fixée peut être confirmée par lea mouvements dee comètest lesquelles on sait maintenant aises n'être point des météores qui s'engendrent en l'air pro* che de noua, ainsi qu'on a vulgairement cru dans l'école avant que les astronomes eussent examiné leurs parallaxes ; car j'espère faire voir cl - après que ces comètes sont des utres qui font de si grandes excursions de tous cétés dan$ les cîeux, et si différentes tant de la stabilité des étoiles fixes que du circuit régulier que font lea planètes autour du soleil, qu'il seroit impossible de les expliquer conlbrmément aui^ lois de la nature , à moins que de supposer un espace extrêmement vaste entre le soleil et les étoilea fixes, dans lequel ces excursions se puissent faire. Et nous ne devons point avoir d'égard à ce que Tyoho el les autres aatronomea qui ont recherché soigneusement leurs parallaxes ont dit qu'elles étoient seulement au-dessus de la lune, vers la sphère de Vé* nus ou de Mercure, car ils eussent encore mieux pu déduire de leurs observations qu'elles étoient au-dessus de Saturne; mais paroe qu'ils disputolent contre lea anciens» qui ont compris les comètes entre les météores qui se forment dans l'air <Mi-dessous de la lune, ils se sont contentés de montrer qu'ellea sont dans le eiel , et n'ont osé leur attribuer toute la hauteur qu'ils découvroient par leur ealoul, de peur de prendre leur proposition moins croyable,
4t. Qu*on peut mettre au nombre des phénomènes toutes les choses (|a*«n vott sur la terre, mais qoll sTest pas Id beaoin de les considérer toutes.
Outre ces dioses générales, Je pourrois bien