Et qa*elles se meaveot très vite
n iaut aussi remarquer que, bien que ce qui vt aioai de la raclure des parties qui s'arron- ^iapDt n'ait aucun mouvement qui ne vienne |'eOes,Q doit toutefois se mouvoir beaucoup plus % i cause que, pendant qu'elles vont par des *Bins droits et ouverts, elles contraignent cette i^BTe ou poussière qui est parmi elles à passer ^d'astres chemins plus étroits et plus détour- >tt;de même qu'on voit qu'en fermant un souf- *t osez lentement on en fait sortir l'air assez ^1 à caun que le trou par où cet air sort est
étroit. Et J'ai déjà prouvé ci-dessus qu*il doit y avoir nécessairement quelque partie de la matière qui se meuve extrêmement vite et se divise en une infinité de petites parties, afin que tous les mouvemeuts circulaires et inégaux qui sont dans le monde se puissent faire sans aucune raréfaction ni aucun vide ; mais je ne crois pas qu'on en puisse Imaginer aucune plus propre à cet effet que celle que Je viens de décrire.
sa. Qa'il y a trois prindpan éléments du monde vlsSile.
Ainsi nous pouvons faire état d'avoir déjà trouvé deux diverses formes en la matière, qui peuvent être prises pour les formes des deux premiers éléments du monde visible. La première est celle de cette raclure qui a dû être séparée des autres parties de la matière lorsqu'elles se sont arrondies, et qui est mue avec tant de vitesse que la seule force de son agitation est suffisante pour faire que, rencontrant d'autres corps, elle soit froissée et divisée par eux en une infinité de petites parties qui se font de telle figure qu'elles remplissent toujours exactement tous les recoins ou petits intervalles qu'elles trouvent autour de ces corps. L'autre est celle de tout le reste de la matière, dont les parties sont rondes et fort petites à comparaison des corps que nous voyons sur la terre; mais néanmoins elles ont quelque quantité déterminée, en sorte qu'elles peuvent être divisées en d'autres beaucoup plus petites. Et nous trouverons encore ci-aprèa une troisième forme en quelques parties de la matière, à savoir en celles qui, à cause de leur grosseur et de leurs figures, ne pourront pas être mues si aisément que les précédentes ; et je tâcherai de faire voir que tous les corps de ce monde visible sont composés de ces trois formes qui se trouvent en la matière, ainsi que de trois divers éléments, à savoir : que le soleil et les étoiles fixes ont la forme du premier de ces éléments , les deux celle du second, et la terre avec les planètes et les comètes celle du troisième. Car, voyant que le soleil et les étoiles fixes envoient vers nous de la lumière, que les deux lui donnent, passage, et que la terre, les planètes et les comètes la rejettent et la font réfiéchir, il me semble que j'ai quelque raison de me servir de ces trois différences, être lumineux, être transparent et être opaque ou obscur, qui sont les principales qu'on puisse rapporter au sens de la vue, pour distinguer les trois éléments de os monde visible.
6S. Qu*0D peut distinguer Tuolirers en trois divers deoi»
Ce ne sera peut-être pas aussi sans raison que je prendrai dorénavant toute la matière comprise
LES PRINCIPES DE LA JPttlLOSOPHIE.
en rwpaoe AEI, qui oompose un tourbillon autour du centre S, pour le premier ciel» et toute celle qui compose un fort grand nombre d^autres tourbillons autour dea centres f f. et semblables, pour ]0 second ; et enfin toute celle qui est aunleli de ces deux cieui pour le troisième ; et je me persuade que le troisième est immense au regard du second, comme aussi le second est e^trimemeat grand au regard du premier. Mais je n'aurai point ici occasion de parier de ce troisième, parce que nous ne remarquons en lui aucune chose qui puisse être vue par nous en cette Tie, et que j*ai seulement entrepris de traiter du monde visible, comme aussi je ne prends tous les tourbillons qui sont au-> tour des centres Ff que pour un ciel, ft cause qu'ils ne nous paroissent point différents, et qu'ils dol" Tent être tous considérés d'une même façon. Mais pour le tourbillon dont le centre est marqué S, encore qu'il ne soit point représenté différent des autres eu cette figure, je le prends néanmoins pour un ciel à part, et même pour le premier ou principal, k cause que c'est en lui que nous troU'^ verons ci-après la terre, qui est notre demeure, et que pour ce sujet nous aurons beaucoup plus de choses à remarquer en lui seul que dans les antres ; car, n'ayant besoin d'Imposer ies noms aux choses que pour expliquer les pensées que nous en avons, nous devons ordinairement avoir plus d'é* gard & ce en quoi elles nous touchent qu*i ce qu'elles sont en effet.
Bi. Gomment le eelefl et tesétoOes ont pose Ibnner.
Or, d'autant que les parties du second élément se sont frottées dès le commencement les unee oontre ies autres, la matière du premier, qui a dû se faire de la raclure de leurs angles, s'est aug-* mentéô peu à peu ; et lorsqu'il s'en est trouvé en l'univers plus qu'il n'en failoit pour remplir les recoins que lès parties du second, qui sont rondes, laissent nécessairement entre elles, le reste s'est écoulé vers le centre SFf, et y a composé des corps très subtils et très liquides, à savoir le soleil dans le centre S, et les étoiles aux autres centres; car, après que tous les angles des parties qui composent le second élément ont été émoussés, H qu'elles ont été arrondies, elles ont occupé moins d'espaeequ'auparavant , et no se sont plus étendues Jasqa'au oentre; mais, s'en éloignant également da tous êAUê, ^les y ont laissé des espaoes ronde, lesquels ont été incontinent remplis de la matière du premier qui y affluoit de tous les endroits d'alentour, parce que les lois de la nature sont telles que tous les corps qui se meuvent en rond doivent continuellement faire quelque effort pour s'élol^ gner des centres autour desquels ils se meuvent.
tSBk Csqoeé'estqMelAkiiDièrs.
Je tâcherai maintenant d'expliquer le plus exactement que je pourrai quel est l'effort que foot ainsi non -seulement les petites boules qui composent le second élément, mais aussi toute la matière du premier, pour s'éloigner des centres SFf et semblables, autour desquels elles tournent; car je prétends faire voir ci-après que c'est en cet effort seul que consiste la nature de la lumière, et la connoissanee de cette vérité pourra servir i nous faire entendre beaucoup d'autres choses.
SS. CGOuneoi on peut dire <f ans <diow
à produire quelque eSSNt.
qifâMB tend
Quand je dis que ces petites bou/es font quel* que effort, ou bien qu'elles ont de l'inclipation à s'éloigner des centres autour desquels ellea tournent, je n'entends pas qu'on leur attribue aucune pensée d'où procède cette inclination, mais seulement qu'elles sont tellement situées et dispo^ sées à se mouvoir qu'elles s'en éloigoeroient eo effet si elles n'étoient retenues par aucune autre cause.
S7. Comment mi corps peut tendre ft se mouToir eo pbMÏBiin diverses foçons en même temps.
Or, d'autant qu'il arrive souvent que plusieurs diverses causes, agissant ensemble contre un même corps, empêchent l'effet l'une de l'autre, on peut dire, selon diverses considérations* que ce corps tend ou fait effort pour aller vers divers côtés en même temps. Par exemple» la pierre A qu'on fait tourner dans la fronde EA* tend véritablement d'A vers B, si on considère toutes les causes qui concourent à déterminer son mouvement, parce qu'elle se meut en effet vers là ; mais on peut dire que cette même pierre tend vers C lorsqu'elle est au point A, si on ne considère que la force de son mouvement toute seule et son agi-^ tation , supposant que AC est une ligne droite qui touche le cercle au point A ; car il est certain que si cette pierre sortolt de la fronde à l'instant qu'elle arrive au point A, elle iroit d'A vers C, et non pas vers B ; et bien que la fronde laretienne, elle n'empêche point qu'elle ne fasse effort pour aller vers C. Enfin si, au lieu de considérer toute la force de son agitation , nous prenons garde seulement à l'une de ses parties dont l'effet est empêché par la fronde, et que nous la distinguions de l'autre partie dont l'effet n*est point ainsi empêché, nous dirons que cette pierre étant au point A tend seulement vers I>, ou bien
(1) Voyez figure x.