QUATRIÈME PARTIE
DB Ik TERRE.
fl« OK, pour trouver les Traies causes de ce qui est sur la terre, fi but retenir rhypoUièse delà prise, oonobsUnt qu'elle soit ~
Bien que je ne veuille point que Ton se permade que les corps qui composent ce monde visible aient jamais été produits en la façon que j'ai décrite, ainsi que j'ai ci -dessus averti, je suis néanmoins obligé de retenir encore ici la même hypothèse pour expliquer ce qui est sur la terre, afin que, si je montre évidemment, ainsi que j'espère foire, qu'on peut par ce moyen donner des nîsoDs très intelligibles et certaines de toutes les choses qui s'y remarquent, et qu'on ne puisse bire le semblable par aucune autre invention, nous ayons sujet de conclure que, bien que le BKMude n'ait pas été fait au commencement en cette (àçon, et qu'il ait été immédiatement créé de Dîea, toutes les choses qu'il contient ne laissent pas d'être maintenant de même nature que si elles avoient été ainsi produites.
a été la sàaéraUoo de la terre suifant celte bnK>Uiè8e.
Fdgnons donc que cette terre où nous sommes a été autrefois un astre composé de la matière du premier élément toute pure, laquelle occapoit le centre d'un de ces quatorze tourbillons fBiétolent contenus en l'espace que nous nommons fe premier ciel, en sorte qu'elle ne dlfTéroit en tÎ80 do soleil, sinon qu'elle étoit plus petite ; mais 91e les moins subtiles parties de sa matière, s'attadiant peu à peu les unes aux autres, se sont asemblées sur sa superficie et y ont composé des Baages, ou autres corps plus épais et obscurs, semblables aux taches qu'on voit continuellement être produites et peu après dissipées sur la superide da s(ileil»et que ces corps obscurs étant aussi
dissipés peu de temps après qu'ils avoient été produits, les parties qui en restoient» et qui, étant plus grosses que celles des deux premiers éléments, avoient la forme du troisième, se sont confusément entassées autour de cette terre, et, l'environnant de toutes parts, ont composé un corps presque semblable à l'air que nous respirons; puis enfin que cet air étant devenu fort grand et épais, les corps obscurs qui continuoient à se former sur la superficie de la terre n'ont pu si facilement qu'auparavant y être détruits, de façon qu'ils l'ont peu à peu toute couverte et offusquée ; et même que peut-être plusieurs couches de tels corps s'y sont entaûées l'une sur l'autre, ce qui a tellement diminué la force du tourbillon qui la contenoit qu'il a été entièrement détruit, et que la terre avec l'air et les corps obscurs qui l'environnoient est descendue vers le soleil jusques à l'endroit où elle est à présent.
s. Sa divisioD en trob diverses règioDs, et la description de la première.
Et si nous la considérons en l'état qu'elle a dû être peu de temps auparavant qu'elle soit ainsi descendue vers le soleil, npus y pourrons remarquer trois régions fort diverses; dont la première et plus basse, qui est ici marquée I *, semble ne devoir contenir que de la matière du premier élément, qui s'y meut en même façon que celle qui est dans le soleil, et qui n'est point d'autre nature, sinon qu'elle n'est peut-être pas du tout si subtile, à cause qu'elle ne se peut purifier ainsi que fait celle du soleil qui rejette continuellement hors de soi la matière de ses taches. Et cette raison me Dourroit persuader que l'espace I n'est maillai) Voyez fisure xxvi.
LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE
tehant phesqile i'enipll que de la matié^e du troisième élément que les inolné Subtiles partiel dd premier out composée, en s*attachaDt leS Unes aul autres, sinon qu*il me semble que Si cela éioit Id texte seroii si solide qu*ellé ne pour roit deitieUrer si proche du soleil qii*elle est. Outre qu'on peut imaginer diverses raisons qui enlpécbent qu'il né puisse y avoir autre diose en l'espace î que de U plus pure njatière du plus pur élément ; car peutêtre que les parties de cette matière qui sotit les plus disposées à s*attacher les unes aux autres sont empêchées d'y entrer par le corps de sa seconde région ; et peut-être aussi que son mouvement a tant de force, lorsqu'elle est enfermée en eet es* pace, que non-seulement il empêche qu'aucunei de ses parties ne demeurent jointes, mais qu'il en détache aussi peu à peu quelques-unes du èër))l qui Tenvironne.