QUATRIÈME PARTIE
siOMie cil la eMMt M fmt qui bitait ou échauffent et De hteot poiot, oomme loncrae le foio s'échauflè de soi-
Et lonqae les parties d'un corps s'insinuent ainsi êDtre celles d'un autre, elles ne peuvent pas seulement le faire luire sans TéchaufTer en la façon que je Tiens d^ezpliquer, mais souvent aussi elles TécbauCTeot sans te faire luire, et enfin quelquefois elles l'embrasent tout-à-fait : comme il paroit au foin qu*on a renfermé avant qu'il fût sec, et en la cfaaux vive sur laquelle on verse de Teau, et ei\ toutes les fermentations qu'on voit communément en la chimie. Car il n'y a point d'autre raison qui base que le foin qu'on a reufermé avant qu'il fQt sec s'échauffe peu à peu jusques à s'embraser, sinon que les sucs ou esprits qui ont coutume de monter de la racine des herbes tout le long de leurs tiges pour leur servir de nourriture, n'étant pas encore tous sortis de ces herbes lorsqu'on le renferme, continuent par après leur agitation, et sorfaot des unes de ces herbes entrent dans les antres, à cause que le foin étant renfermé ces socs ne se peuvent évaporer ; et parce que ces herbes commencent i se sécher, ils y trouvent plosieors pores un peu plus étroits que de coutQoe, qui, ne les pouvant plus recevoir avee le second élément, }as reçoivent seulement environnés du premier^ lequel les «gitaat fort pron^pte^ ment leur donne la forme du feu* Pensons, par exemple, que l'espace qui est entre les corps B e( C* xej^6aeu\e qn des pore9 qui soqt dans les her* hm encore vertes, et que les petits l>Qi9ts des oord» 1,^,3, avecle^ petites boules qui l^eaviroonenl , |>eprésentent les partie? des socs ou écrits €Qviroi|ués du secopd élén^t, ainsi qu'elles ont ooatume d'être lorsqu'elles oQulent le long de œs pores, et de plus que l'espaça qvi est oqtre les corps D et E soit l'un des pores d'une autre berbe qui commence à se sécher, ce qui est cause quMl est si étroit que, lorsque les mêmes parties dm socs 1 , 2, S y viennent, elles n'y peuvent être environnées du second élément, mais seulement de quelque peu du premier ; et nous verrons évidemment que, pendant que les sucs 1,2,3 oonleot par-dedans l'herbe verte et humide BG, ils n^ solvent que le cours du second élément, mais qoe lorsqu'ils passent dans Therbe sèche DE, ils y doivent suivre le cours du premier, lequel est heuacoup plus rapide. Car encore qu'il n'y ait que fort peu du premier élément autour des parties de caes sucs, c'est assez qu'il les environne en teiie sorte qu'elles ne soient aucunement retenues par le second ni par aucun autre corps qui les pour fcire qu'il ait la force de les empor-
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ter avec sol ; ainsi qu'un bateau peut être em •
porté par le cours d'un ruisseau qui n'a justement qu'autant de largeur qu'il en faut pour le contenir , avec quelque peu d'eau tout autour qui empêche qu'il ne touche à la terre, aussi bien que par le cours d'une rivière également rapide et beaucoup plus large. Or, quand ces parties des sucs suivent, ainsi le cours du premier élément, elles ont, beaucoup plus de force à pousser les corps qu*el-, les rencontrent que n'auroit pas ce premier élément s'il étoit seul ; comme on voit aussi qu'un bateau qui suit le cours d'une rivière en a beaucoup plus que l'eau de cette rivière, qui toutefois est seule la cause de son mouvement. C'est pour-, quoi ces parties des sucs ainsi agitées rencontrant* les plus dures parties du foin, les poussent avec tant d'impétuosité qu'elles les séparent aisément de leurs voisines, principalement lorsqu'il arrive que plusieurs en poussent une seule en même temps, et lorsqu'elles en séparent ainsi un assez grand nombre qui étant proches les unes des autres suivent le cours du premier élément, le foin s'em* brase tout-à-fait; mais lorsqu'elles n'en meuvent que quelques-unes qui n'ont pas asse? d'espace autour d'elles pour en aller choquer d'autres, elles font seulement que ce foin devient chaud et se corrompt peu à peu sans s'embraser, en sorte qu'alors il y a en lui une espèce de feu qui est sans lumière.
98. Pourquoi, Ionqa^DD jette de feau tor de ta dianx vhe, et généralement lorsque deux, corps de diverses natures sont méUs ensemble, cela excite en eux 48 la chitonr '
Sn même fsfoq nous pouvons penser que fora», qil'pq cuit de )« chaux, Tactlon dq feu Aaaii quelques-unes des parties du troisième élénnent qui sont dans les pierres dont elle se bit ) œ qui est cause que plusieurs des pores qui étoient eu ces pierres s'élargissent jusques 4 telle mesura qu'au lieu qu'ils ne pouvoiept aupvav«nt donner • passage qu'au second élément, ils peuvent par aprè^ lorsqu'elles sont converties en chaui, k donner aux parties de l'eau ^vironnéea de queK. que peu de la matière du premier élément ; enauile de quoi 11 est évident que, lorsqu'on jette de l'eau sur cette chaux, les parties de cette eau entrant en ses pores en chassent le second élément et y demeurent seules avec le premier, lequel aug^ mentant leur agitation échauffe la ohanf. Et aiiu . que j'achève en peu de mots tout ee que j'ai 4. dire sur ce sujet, je croisgénéralement db tous lee , corps qui peuvent être échauffés par le seul mé^ lange de quelque liqueur, que cela vie^t de eequo . ces corps ont des pores de telle gr^^^w Vie te parties de cette liqueur peuvent entrer dedans, en chasser le second élément q| x^'y
LES PRINCIPES DE LA PmLOSOPHIE.
envfronnto que da premier. Je crois aussi que c'est la mAme raison qui fait échaufTer diverses liqueurs lorsqu'on les mêle Tune avec l'autre, car toujours Tune de ces liqueurs est composée de parties qui ont quelques petites branches par le moyen desquelles, se joignantet s'accrochant quelque peu les unes aux autres, elles font l'office d'un corps dur ; et ceci peut môme être entendu des exhalaisons, suivant ce qui a tantAt été dit.
M. Comment le fsa peut élre allumé dans les concavités de la terre.
Au reste, le feu peut être allumé en toutes les Ikçons qui viennent d'être expliquées, non-seulement sur la superficie de la terre, mais aussi dans les concavités qui sont au-dessous ; car il peut y avoir des esprits qui, se glissant entre les parties des exhalaisons, les enflamment ; et il y a des pièces de rochers demi-rompues qui , étant minées peu à peu par le cours des eaux ou par d'autres causes, peuvent tomber tout a coup du haut de ces concavités, et par ce moyen faire du feu, toit à cause qu'en tombant elles frappent d'autres pierres, ainsi qu'un fusil, soit aussi à cause que, lorsqu'elles sont grandes, elles chassent l'air qui est sous elles avec fort grande violence, ainsi qu*est chassé celui qui est entre deux nues lorsque l'une tombe sur l'autre.