Poiir<iooi U est transpareot
De plua, le verra est transparent à caosa qu'ayant été liquide lorsqu'il a été fait, la ma« tièra dn feu qui cpuloit de tous cétés entre ses parties y a laissé plusieurs pores par où le second élément peut après transmettre en tous sens l'ad* tien de la lumière, suivant des lignes droites ; et il n'est pas besoin pour cela que ses pores soient exao» tement droits, il suffit qu'ils s'entre-suivent sans être fermés ni interrompus en aucun lieu ; en sorte que si un corps étoit composé de parties exactement rondes qui s'entre-touchassent, et fussent si grosses que le second élément pût passer par les petits espaces triangulaires qui demeurent entre trois telles parties lorsqu'elles se touchent, ce corps serolt plus solide que n'est aucun verre que nous ayons, et ne laisserolt pas pourcela d'être fort transparent, ainsi qu'il a déjà été expliqué. •
iSI. Comment ou le teint de diverMs couleuri.
Mais lorsqu'on mêle parmi le verre quelquea métaux 00 autres matières dont les parties ré* sistent davantage, et ne peuvent pas si aisément être polies par l'action du feu que celles descen-*' dres dont on le compose, cela le rend moins trana* parant et lui donne diverses couleurs, à cause que cespartie8desmétaux,étant plus grosses et autre* mentfiguréesque celles descendres, avsncent quel^ que peu an dedans de certains pores, au moyen de quoi elles changent le mouvement des parties dn second élément qui y passent, et font que ces parties passant par leaantres y. roulent en diverses façons ; et j*ai prouvé dans les Météores oue c'est ce roulement qui cause les couleurs.
ips. Gs que c'est qn'éiie rokle oa lUre ressort, et poarqodi cette qualité se trouve sossi <Uie le verfOi
An reste, le verre pent être plié quelque peu
LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE
nos M casM*, comme on yoit dairement lorsqu'il est Uré en filets fort déliés ; car, quand il est ainsi plié, il fait ressort comme un arc et tend à reprendre sa première figure. Et cette propriété de plier et faire ressort, qu'on peut appeler en un mot être roide, se trouye généralement en tous les corps .dont les parties sont jointes par le pariait attoucliement de leurs petites superficies, et non par le seul entrelacement de leurs brandies ; dont la raison contient trois circonstances : la première est que ces corps ont tous plusieurs pores par où il coule sans cesse quelque matière ; la seconde, que la fi^re de ces pores est disposée i donner libre passage à cette matière, d'autant que c'est toujours par son action ou par quelque autre semblable qu'ils ont été formés, comme par exemple, lorsque le Terre deyient dur, ses pores, qui ont été élargis par l'action du feu pendant qu'il étoit liquide, sont rétréds par l'action du second élément qui les ajuste à la grosseur de ses parties ; et la troisième est que ces corps ne peuyent être plies que la figure de leurs pores ne se change quelque peu, en sorte que la matière qui a coutume de les remplir, n'y pouyant plus couler si facilement que de coutume, pousse les parties de ce corps qui l'en empêchent, et ainsi fait effort pour les remettre en leur première figure. Par. exemple si, dans un arc qui n'est point bandé, les pores qui donnent passage au second élément sont exactement ronds, il est éyident qu'après qu'il est bandé ces mêmes pores doiyent être un peu plus longs que larges, en forme d'qyales, et que les parties du second élément pressent les cdtés de ces oyales afin de les faire derechef devenir rondes ; et bien que la force dont elles les pressent, étant considérée en chacune de ces parties en particulier, ne soit pas fort grande, toutefois, à cause qu'il y en a toujours un fort grand nombre qui agissent ensemble, ce n'est pas menreille qu'elles fassent que l'arc se débande ayec beaucoup de yiolence. Mais si on tient un arc longtemps bandé, principalement un arc de bois on d'autre matière qui ne soit pas des plus dures, la force dont il tend à se débander diminue avec le temps ; dont la raison est que les parties de la matière subtile qui pressent les côtés de ses pores les élargissent peu à peu à force de couler pardedans, et ainsi les accommodent à leur figure.