ARTICLE CXI
Aadédr.
. Enfin, tous les premiers désirs que l'âme peut avoir eus lorsqu'elle étoit nouvellement jointe au corps ont été de recevoir les choses qui lui étoient convenables, et de repousser celles qui lui étoient nuisibles ; et c'a été pour ces mêmes eflets que les esprits ont commencé dès lors à mouvoir tous les muscles et tous les organes des sens, en toute* les façons qu'ils les peuvent mouvoir ; ce .qui est cause que maintenant, lorsque l'âme désire quelque chose, tout le corps devient plus
agile et plus disposé è se mouvoir qu'il n*a ooqtume d'être sans cela. Et lorsqu'il arrive d'ailleurs que le corps est ainsi disposé, cela rend I» désirs de Tâme plus forts et plus ardents
ARTICLE cxn.
Qoeb sont les signes eitérteors de ees pinioni.
Ce que j'ai mis ici fait assez entendre la caoïe des différences du pouls et de toutes les autres propriétés que j'ai ci-dessus attribuées à ces passions, sans qu'il soit besoin que je m'arrête à les expliquer davantage. Mais pource que j'ai seulement remarqué en chacune ce qui s'y peut observer lorsqu'elle est seule, et qui sert à coDooitre ies mouvements du sang et des esprits qui les produisent , il me reste encore à traiter de plusieurs signes extérieurs qui ont coutume de lei accompagner, et qui se remarquent bien mieux lorsqu'elles sont mêlées plusieurs ensemble, ainsi qu'elles ont coutume d'être, que lorsqu'elles sont séparées. Les principaux de ces signes sont les actions des yeux et du visage, les changements de couleur, ies tremblements, la langueur, la pâmoison, les ris, les larmes les gémissements et les soupirs.