‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 247 sur 306 · ARTICLE C · texte numérisé non relu

ARTICLE C

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cMêespHtsenoes

Au reste, il est Ais^ A aoBf|(^ qm V\ d la bassesse pe squ^ pas «eutomeM d^ yJm^ mais aussi des payions, è jsiuse qm tour jioiM^i paro^t fort à l>;ttérieHf m peu» qui $m fubiltf n^nt epfleisf pp ab^ttas par qiielgue «o«iVflUe §0^ pasion; mais ou jmt douter ai la «teérusil^ il l'humilité, q)i| spot des vertus, i^f^suMusii ^ de^ pa^lpps, ppprp» qwi i^i^rs iDPfivenmls Mr rols^nt ffiQipi et «u'I) fmMd qu« la tertu «f symp^this^ paf tant ev^ la pafleîpo qu« Ml h vice. Toutefois je ne vois poijt ^p fi^dUik ^ Mi» pèche que le même mouvement des eftprits qui sert à fortifier une peasée }er«|u'el]e a un foudement qui est mauvais ue la pui^s^ §ffatf fortifier lorsqu'elle en a un qui est juste; et pource que l'orgueil et te géoérosilé 00 asuatoleat i|ttW la bonae opiuiou qw'oo a de aoi^iBéBe) et ne dif» fèreut qu'eu ee que «Hte •piniou eit injuste et l'un et juste en Tautre, il me eemble qu'on lep peut rapporter à une mène puisiooi laïquelfai m excitée par uu u^ouvemeol ttomposé de mim éê l'admiration, de la joie et de ramoar» («ot df celle qu'on a pour soi que de celle qu'M a pour la chose qui fait qu'où «*esti»ie. 6omtie eu oub* traire le mouvement qui excite rkunilité, iolt vertueuse, soit vicieuse, ^es) composé de eeui^ de l'admiration, de 1^ trituteeseï et de l'auMur qu'où a pour soi même, mêlée avec iâ iiaiae qu'on a pour ses défauts qui fout qu'eu se waêpttlm; ec tpute la différence que je remarque eu oee moa*> veuiepts (Bst que celui de redmiiitiDo a deux propretés : la premièie, que lu surprise le rend fort dès sou commeucevieutt A VêëlH^ qu'ii est égal eu sa cootiuuattpUy e*pBt-i-dirft que les e^ prits continuent à se mouvoir d'uM ntiDe immt dans le cerveau : desqueiiee prei^iéléB ie pfe*mière se reucontre bien p)»is ^n TfilSVtf el pii iâ bassesse qu'en lu générosité et m i'kiuoililé mt^ tueuse; et au contraire, ia dernière eeremarqttl mieux eu celles-^i qu'aux ém^ aulrei : dont la raisou epl que la ?i«9 f jeni mriiuniimiHnt es

LES PASSIONS DE L'AME

PigDoraDce, et qoe oe sont oeax qui se connoissent le moins qal sont le plus sujets à 8*enorgueillir et à s*linmilier plus quMls ne doivent, à cause que tout ce qui leur arrive de nouveau les surprend, et Mt que, se Tattribuant à eux-mêmes, ils s'admirent, et quUls s'estiment ou se méprisent selon qu'ils jugent que ce qui leur arrive est à leur avantage ou n'y est pas. Mais pource que souvent, après une chose qui les a enorgueillis, il en survient une autre qui les humilie, le mouvement de leurs passions est véritable ; au contraire, il n'y a rien en la générosité qui ne soit compatible avec l'humilité vertueuse, ni rien ailleurs qui les puisse changer , ce qui fait que leurs mouvements sont fermes, constants et toujours fort semblables à eux-mémes; Mais ils ne viennent pas tant de surprise, pouroe que ceux qui s'estiment en cette façon connoissent assez quelles sont les causes qui font qu'ils s'estiment; toutefois on peut dire que cei causes sont si merveilleuses (à savoir la puissance d'user de son libre arbitre qui fait qu'on se prise soi-même, et les infirmités du sujet en qui est cette puissance qui font qu'on ne s'estime pas trop) qu'à toutes les fois qu'on se les représente de nouveau elles donnent toujours une nouvelle admiration.

ânncLB cm.

ComnMDt la s^iérostté peat être acquise.

Et 11 faut remarquer que ce qu'on nomme communément des vertus sont des habitudes en l'âme qui la disposent à certaines pensées, en sorte qu'elles sont différentes de ces pensées, mais qu'elles les peuvent produire, et réciproquement être produites par elles. Il fiiut remarquer aussi que ces pensées peuvent être produites par l'âme seule, mais qu'il arrive souvent que quelque mouvement des esprits les fortifie, et que pour lors elles sont des actions de vertu , et ensemble des passions de l'âme; ainsi, encore qu'il n'y ait point de vertu à laquelle il semble que la bonne naissance contribue tant qu'à celle qui fait qu'on ne s'estime que selon sa juste valeur, et qu'il soit aisé à croire que toutes les âmes que Dieu met en nos corps ne sont pas également nobles et fortes (ce qui est cause que j'ai nommé cette vertu générosité, suivant l'usage de notre langue, plutôt que magnanimité, suivant l'usage de l'école, où elle n'est pas fort connue), il est certain néanmoins que la bonne institution sert beaucoup pour corriger les défauts de la naissance, et que si on s'occupe souvent à considérer ce que c'est que le libre arbitre, et combien sont grands les avantages qui viennent de ce qu'on a une ferme résolution d*en bien user, comme aussi, d'autre côté, com-

bien sont vains et inutiles tous les soins qui tnvaillent les ambitieux, on peut exciter en soi la passion, et ensuite acquérir la vertu degioérosité , laquelle étant comme la def de tontes les autres vertus et un remède général contre tous les dérèglements des passions, il me semble que cette considération mérite bien d'être remarquée.

ABTIGLE CLXII. j

De la vénéraUoD.

La vénération ou le respect est une iDcliDatloD de l'âme non-seulement à estimer l'objet qu'elle révère, mais aussi à se soumettre à lui avec quelque crainte, pour tâcher de se le rendre ftiro rable ; de façon que nous n'avons de la vénération que pour les causes libres que nous jugeons capables de nous faire du bien ou du mal, sans que nous sachions lequel des deux elles feront; car nous avons de l'amour et de la dévotion plutôt qu'une simple vénération pour celles de qui nous n'attendons que du bien, et nous avons de la haine pour celles de qui nous n'attendons que du mal ; et si nous ne jugeons point que la cause de ce bien ou de ce mal soit libre, nous ne nous soumettons point à elle pour tâcher de l'avoir favorable. Ainsi, quand les païens avoient de la vénération pour des bois, des fontaines oii des montagnes, œ n'étolt pas proprement ces choses mortes qu'ili révéroient, mais les divinités qu'ils pensoient y présider. Et le mouvement des esprits qui excite la vénération est composé de celui qui excite l'admiration et de celui qui excite la crainte , de laquelle je parlerai ci-après.

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