‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 290 sur 306 · Bien que les sens n*y aperçoivent ni mollesse, etc · texte numérisé non relu

Bien que les sens n*y aperçoivent ni mollesse, etc

n est certain, ou que le corps sera dur ou mou, etc., a nos nerfs, tels qu'ils sont aujourd'hui, ou du moins à ceux que Dieu pourroit lui proportionner, comme nous avons dit ci-dessus ; ce qui suffit, quand mAme Dieu n'en feroit jamais de pareils ; comme les parties qui sont au œntre de la terre sont visibles par elles-mêmes, quoiqu'elles ne doivent jamais paroître à la lu- Blère de soleil, et que jamais personne n'y descende avec un flambeau.

5. « Est seulement comme la faculté de rire dans l'homme, le proprium quarto modo de logique, »

Si la raison convenoit aussi aux autres animaux, il seroit mieux de définir l'homme un animal risible qu'un animal raisonnable ; mais personne n'a encore démontré que la faculté d'être touché, ou l'impénétrabilité, soient des propriétés qui conviennent à la substance étendue, quoique tous les philosophes avouent avec raison qu'elles sont les propriétés du corps. Je puis bien à la vérité concevoir une substance étendue qui ne soit en aucune façon tactile ou impénétrable ; donc la faculté d'être touché, ou l'impénétrabilité, ne suivent pas immédiatement la substance étendue en tant qu'elle est étendue.

6. « Mais je nie qu'en Dieu il y ait une véritable étendue, etc. »

Par véritable étendue, vous entendez celle qui est accompagnée de la faculté d'être touché et de l'impénétrabilité. Je conviens avec vous qu'elle ne se trouve pas en Dieu, dans un ange et dans l'âme, qui sont dépouillés de matière ; mais je soutiens qu'il se trouve dans les anges et dans les Imes une étendue aussi véritable, quoique moins connue du vulgaire de l'école; que cette étendue t ses termes comme sa figure sujette à varier suivant la volonté de l'ange ou de i'ftrae, et que nos Imes et les anges peuvent se resserrer ou s'étendre en conservant toujours néanmoins leur même substance.

7. « Que toute idée de pure intellection vient des images sensibles, etc. » ^ >

Je me sens quelque penchant pour œl i d'Aristote, il n'y a rien dans Vinietteei gm%ait passé par les sens^ mais là dessus que liaoB consulte les forces de son esprit.

rfiEMlÈRE INSTANCE SUR LA EEPORSC A LA SECONDE DIFFICULTÉ.

1. « En sorte que l'imagination peut eo traBiférer Tune à la place de l'autre. »

C'est ce que mon imagination ne peot faire il concevoir dans un tel transport, que les partûs de l'espace vide n'absorbent les autres, qa'dia ne tombent les unes dans les autres, et qu'elks ne se pénètrent mutuellement.

2. « En quoi je n'ai pas fait difficulté de m'éloigner du sentiment de ces grands hommes, épîcure, Démocrite, etc. »

Je ne doute point que vous n'ayez toutes la raisons du monde de le faire; car je tous regarde bien au-dessus, non-seulement de tous cts philosophes , mais encore de tons ceux qui ost expliqué les secrets de la nature.

3. « On ne sauroit nier que tout espace ne soit rempli de quelque substance. »

Je l'ai accordé pour le bien de la paix, mais je n'en ai pas une idée bien claire; car si Dies anéantissoit l'univers et qu'il en créât un autre de rien longtemps après, cet inter^^nonde on cette privation du monde auroit sa durée, doaC la mesure seroit un certain nombre de jours , d'années ou de siècles. Il y a donc la durée d'une chose qui n'existe point, laquelle durée est une espèce d'extension ; et par conséquent retendue du néant, c'est-à-dire du vide, peut être mesurée par aunes ou par lieues, comme la durée de ce qui n'existe point peut être mesurée dans sod inexistence par heures, par jours et par mois. Mais je vous passe, sans y être néanmoins forcé, qu'en tout espace il y a quelque substance ; je ne la ferai pas néanmoins corporelle, puisque l'extension ou la présence divine peut être le sujet de ce qui peut être mesuré ; je dirai, par exemple, que la présence ou l'extension divine occupe une ou deux lieues dans un tel ou tel vide, sans qu'il s'ensuive que Dieu soit corporel, comme nous avons dit ci -dessus dans l'instance cinquième. Mais nous traiterons ailleurs cette question.

4. «Je dis qu'il implique contradiction qu'une telle étendue, etc.

Je demanderois ici volontiers s'il est nécessaire, ou qu'il y ait une étendue telle que vous la concevez dans le corps, ou qu'il n'y en ait ancune. En second lieu, puisque vous convenex qull y a d'autres choses que le corps qui sont

étendues à leur manière, cette étendue d'analo* gie ou de rapport, comme tous l'appelez, ne peutelle pas tenir la place de rétendue corporelle, sans que cela implique contradiction , surtout csette extension d'analogie ayant tant de rapport à la Yéritable étendue qu'elle est capable d'être mesurée, et qu'elle remplit un certain nombre de pieds ou d'aunes?

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