PALATINE
(UttreXXYIIdtttomel.)
•0 ftvrier I6IS.
Madame,
Entre plusieurs lllcheuses nouvelles que J'ai reçues de divers endroits en même temps, celle qui m'a le plus vivement toudié a été k maladie de votre altesse, et bien que j'en aie aussi appris la guérison, il ne laisse pas d'en rester encore des marques de tristesse en mon esprit qui n'en pourront être sitét eflacées. Linclinatlon i faire des vers, que votre altesse avoit pendant son mal, me fait souvenir de Socrate, que Platon dit avoir eu une pareille envie pendant qu'il étoit en prison. Et je crois que cette humeur de faire des vers vient d'une forte agitation des esprits animaux, qui pourroient entièrement troubler l'imagination de ceux qui n'ont pas le cerveau bien rattis, mais qui ne fait qu'édiaufier un peu les plus fermes et les disposer à la poésie ; et je prends cet emportement pour une marque d'un esprit plus fort et plus relevé que le commun. Si je ne reconnoissols le vôtre pour tel, je craindrols que vous ne fussiez eitraordinairement affligée d'apprendre la funeste conclusion des tragédies d'Angleterre ; mais je me promets que votre altesse étant accoutumée aui disgrâces de la fortune, et s'étant vue soi-même depuis peu en grand péril de sa vie, ne sera pas si surprise ni si troublée d^apprendre la mort d'un de ses proches, que si elle n'avoit point reçu auparavant d'autres afflictions. Et bien que cette mort si violente semble avoir quelque chose de plus affreui que celle qu'on attend en son lit, toutefois, à le bien prendre, elle est plus glorieuse, plus heureuse et plus douce, en sorte que ce qui afillge particulièrement en ceci le commun des hommes doit servir de consolation à votre altesse; car c'est beaucoup de gloire de mourir en une occasion qui
DlSCARTBS.
fait qu'on est universellement plaint, loué et re gretté de tous ceux qui ont quelque sentiment humain. Et il est certain que sans cette épreuve la clémence et les autres vertus du roi dernier mort n'aurolent jamais été tant remarquées ni tant estimées qu'elles sont et seront à l'avenir par tous ceux qui liront son histoire. Je m'assui^ aussi que sa conscirace lui a plus donné de satl^ faction pendant les derniers moments de sa vie, que l'indignation, qui est la seule passion triste qu'on dit avoir remarquée en lui, ne lui a causé de fâcherie. Et pour ce qui est de la douleur, je ne la mets nullement en compte ; car elle est si courte, que si les meurtriers pouvoient employer la fièvre ou quelque autre des maladies dont la nature a coutume de se servir pour éter les hommes du monde, on aurolt sujet de les estimer plus cruels qu'ils ne sont lorsqu'ils les tuent d'un coup de hache. Mais je n'ose m'arrêter longtemps sur un sujet si funeste; j'ajoute seulement qu'il vaut beaucoup mieux être entièrement délivi^ d'une fausse espérance que d'y être inuUlement entretenu. Pendant que j'écris ces lignes, je reçois des lettres d'un lieu d*où je n'en avois point eu depuis sept ou huit mois ; et une entre autres que la personne i qui j'avols envoyé le traité des Passions, il y a un an, a écrite de sa main pour m'en remercier. Puisqu'elle se souvient après tant de temps d'un homme si peu considérable comme je suis, il est i croire qu'elle n'oubliera pas de répondre aux lettres de votre altesse, bien qu'elle ait tardé quatre mois à le faire. On me mande qu'elle a donné charge à quelqu'un des siens d'étudier le livre de mes Principes, afin de lui en faciliter la lecture ; je ne crois pas néanmoins qu'elle trouve ass» de loisir pour s'y appliquer, bien qu'elle semble en avoir la volonté. Elle me remercie en termes exprès du traité des Passions ; mais elle ne fait aucune mention des lettres auxquelles U étoit joint, et l'on ne me mande rien du tout de ce pays-là qui touche votre altesse : de quoi je ne puis deviner autre chose, sinon que les conditions de la paix d'Allemagne n'étant pas si avantageuses à votre malson qu'elles auroient pu être, ceux qui ont contribué i cela sont en doute si vous ne leur en voulez point de mal, et se retiennent pour ce sujet de vous témoigner de l'amitié. J'ai toujours été en peine, depuis la conclusion de cette paix, de n'apprendre point que monsieur l'électeur votre frère l'eût acceptée, et j'aurois pris la liberté d'en écrire plus tôt mon sentiment i votre altesse, si j 'avois pu m'imaginer qu'il mit cela en délil>ération ; mais pource que je ne sais point les raisons particulières qui le peuvent mouvoir, ce seroiC témérité à moi d'en faire aucun jugement. Je puis
rs4
CORRESPONDANCE
seultmèiil dire eu giniral qoe lonqa*ll est qaeelion de U restitution d'un litat oocapé oa disputé par d'autres qui ont ies forces en main, il me aenibla que ceux qui D*oDt que l*équité et le droit des gens qui plaident pour eux ne doivent Jamais faire leur compte d'obtenir toutes leurs prétentions, et qu'Us ont bien plus de sujet de savoir grd à oeux qui leur en font rendre quelque par* tie, tant petite qu'elle soit, que de vouloir du mal i ceux qui leur retiennent le reste ; et encore qu'on ne puisse trouver mauvais qu'ils disputent leur droit le plus qu'ils peuvent, pendant que ceux qui ont la force en délibèrent, Je crois que lorsque les conclusions sont arrêtées, la prudence les oblige à témoigner qu*lls en sont contents, encore qu'ils ne le fussent pas , et à remercier noD<^seulement ceux qui leur font rendre quelque chose, mais aussi ceux qui ne leur étent pas tout, ifln d'acquérir par ce moyen l'amitié des uns et die autres, ou du moins d'éviter leur haine t car cela peut beaucoup servir par après pour se maintenir. Outre qu'il reste encore un long chemin pour venir des promesses Jusqu'à l'eKét, et que si ceui qui ont la force s'accordent seuls, il leur est aisé de trouver des raisons pour partager entre eux ce que peut-être Ils n'avoient voulu rendre i un tiers que par jalousie les uns des autres, et pour empêcher que celui qui s'enrichirolt de ses dépouilles ne fût trop puissant, la moindre partie du Palatinat vaut mieux que tout l'empire des Tartares ou des Moscovites, et après deux on trois années de paix le séjour en sera aussi agréable que celui d'aucun autre endroit de la terre. Pour moi, qui ne suis attaché à la demeure d'aucun lieu. Je ne ferols aucune difficulté de changer ces provinces ou même la France pour ce pays-là, si j'y pouvois trouver un repos aussi assuré, encore qu'aucune autre raison que ta beauté du pays ne m'y ftt aller; mais il n'y a point de séjour au monde si rude ni si incommode auquel je ne m'estimasse heureux de passer le reste de mes jours si votre altesse y étoit, et que Je fosse capable de lui rendre quelque service, pouree que Je suis entièrement et sans aucune réserve, etc.
pniNΉai PALATiNi, elc.^
(Lettre XXTin du tome I.)
Madame^
rat été extrêmement surpris d'apprendre par
W tBanf emé 1,111911. newarls» Mnsisiie que Im Id^s-
les lettres de M. de P. que votre altesse a M longtemps malade, et Je veux mal i ma solitade, pouree qu'elle est cause que Je ne. Tal point si plus têt. Il est vrai que, bien que Je sois tellement retiré du monde que Je n'apprenDO rien de tout de ce qui s'y passe, toutefois le zèle qoe j'ai pour le service de votre altesse ne m'eût pas pe^ mis d'être si longtemps sans savoir l'état de m santé, quand J'aurols dâ aller i La Haye tout exprès pour m'en enquérir, sinon que M. de P.* m'ayant écrit fort à la hâte, Il y a environ deox mois, m'avolt promis de m'écrire deredief psr le prochain ordinaire, et pouree qu'il ne manque Jamala de me mander comment se porta votre altesse, pendant que je n'ai point reçu de sa lettres j'ai supposé que vous étiez toujours en même état; mais J*ai appris par ses dernières que votre altesse a eu trois ou quatre semaines durant une fièvre lente, accompagnée d*uDe toux sèche , et qu'après en avoir été délivrée pour cinq ou six jours, le mal est retourné, et que tontafois au temps qu'il m'a envoyé sa lettre (laquelle a été près de quinze jours par las diemlas), votre altesse commençoit derechef i m porter mieux. En quoi je remarque lea aignci d'un mal si considérable, et néanmoins auquel y me semble que votre altesse peut si certaine» meot remédier, que je ne puis m'abstenir de loi en écrire mon sentiment. Car bien que Je ne sols pas médecin, l'honneur que votre altesse ne fit l'été passé de vouloir savoir mon opInioD too« diant une autre indisposition qu'elle avoit pour lors me tait espérer que ma liberté ne lui sera pas désagréable. La cause la plus ordinaire da la fièvre lente est ia tristesse ; et ropiniâtreté de la fortune à persécuter votre maison vous donne continuellement des sujets de ficherie, qui sont si publics et si éclatants qu'il n'est pas besoia d'oser beaucoup de conjectures ni être fort daas les affaires, pour juger que c'est en cela qoe consiste la principale cause de votre indisposition ; et il est i craindre que vous n'en puissiez être da tout délivrée, si ce n'est que par la fom de votre vertu vous rendiez votre âme contenta, malgré les disgrâces de la fortune. Je sais bien qoe ce seroit être imprudent de vouloir persuader ta joie k une personne i qui la fortune envirfe tous les Jours de nouveaux sujets de déplatatr, at ja
positions dont la princesse est atuquée ^ennent des si^eu da fteherie qu'elle a sans oease, et fi parle sans eesse dea sraodi si^eia de tristesse qa*eUe a; cela bit Ji«er qneotllQlettK em écrite depuis les sanglantes tragédies d'Angleterre ei la ooa cluston de la pali de Munster, arrivée le i4 d'octobre 1648. Ainsi Je crois celle lettre écrite en mars ISISs Je la Sie doM au tsmarsisés. Jedev<iieuppeu»iiiiisrisaiiQ exe laaais de cette lettre. » (Note da rexemplaire de floMiUilO tt) «Follet.»
ANHEE lC4a.
ne sqU point de ces philosophes cruek qui yeulent que leur sage soit insensible ; je sais aussi que votre aitesse n*est point tant touchée de ce qui la regarde en son particulier que de ce qui regarde les intérêts de sa maison et des personnes qu'elle affectionne; ce que j*estime comme une vertu la plus aimable de toutes. Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes ftmes et celles qui sont basses et vulgaires consiste principalement en ce que les âmes irulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables ou déplaisantes; ap lieu que les autres ont des raisonnements si forts et si puissants que, bien qu'elles aient aussi des passions, et même souvent de plus violentes que celles du commun, leur raison demeure néanmoins toujours la maltresse, et fait que les afflictions même leur servent et contribuent & la parfaite félicité dont elles jouissent dès cette vie. Car d'une part se considérant comme Immortelles et capables de recevoir de très grands contentements, puis d'autre part considérant qu'elles sont jointes à des corps mortels et fragiles qui sont sujets & beaucosp d'infinnitét et qui ne peuvent manquer de périr dans peu d'années, elles font bien tout ce qui est en leur pouvoir pour se rendra la fortune favorable en cette vie, mais néanmoins elles l'estiment si peu an regard de l'éternité qu'elles n'en considèrent quasi les événements que comme nous faisons ceux des comédies. Et comme les histoires tristes et lamentables que nous voyons représenter sur un théâtre nous donnent souvent autant de récréation que les gales, bien qu'elles tirent des larmes de nos yeux, ainsi ces plus grandes âmes dont je parle ont de la satisfaction en elles-mêmes de toutes les choses qui leur arrivent , même des plus fâcheuses et insupportables. Ainsi, ressentant de la douleur en leurs corps, elles s'exercent i la supporter patiemment, et cette épreuve qu'elles font de leur force leur est agréable; ainsi voyant leurs amis en quelque grande affliction, elles compatissent à leur mal, et font tout leur possible pour les en délivrer, et ne craignent pas même de s'exposer i' la mort pour ce sujet, s'il en est besoin ; mais cependant le témoignage que leur donne leur conscience, de ce qu'elles s'acquittent en cela de leur devoir et font une action louable et vertueuse, les rend plus heureuses que toute la tristesse que leur donne la compassion ne les afflige. Et enfin comme les plus grandes prospérités de la fortune ne les enivrent jamais et ne les rendent point plus insolentes , aussi les .plus grandes adversités ne les peuvent abattre ni ren-
dre si tristes que le corps auquel elles sont jointes en devienne malade* Je craindrols que oa style ne fût ridicule si je ni'en servols en écrl-^ vaut à quelque autre ; mais pource que je consi* dère votre altesse comme ayant l'âme la plus noble et la plus relevée que je connoisse, je orois qu'elle doit aussi être la plus heureuse, et qu'elle le sera vériuibiement, pourvu qu'il lui plaise jeter les yeux sur ce qui est au - dessous d'elle, et comparer la valeur des biens qu'elle possède et qui ne lui sauroient jamais être êtes, avec ceux dont la fortune l'a dépouillée et les disgrâces dont elle la persécute en la personne de ses proches; car alors elle verra le grand sujet qu'elle a d'être contente de ses propres biens. Le zèle extrême que j'ai pour elle est cause que je me suis laissé emporter à ce discours, que je la supplie très humblement d'excuser, comme venant d'une personne qui est, etc.
N« 149. — A M. €HANUT.
(Uttre XXXVm du tome L )
Monsieur,
Vous avei grande raison de penser que j'ef beaucoup plus de sujet d'admirer qu'une ivino perpétuellement agissante dans les affaires se aoU souvenue, après plusieurs mois, d'une lettre qpe j'avois eu l'honneur de lui écrire, et qu'elle ait pris la peine d'y répondre, que non pas qu'elle D'y ait point répondu plus lêt. J'ai été surpris de voir qu'elle écrit si nettement et si facilement en françois ; toute notre nation lui en est très obligée et il me semble que cette princesse est bien plus créée à l'image de Dieu que le reste des hommes, d'autant qu'elle peut étendre ses ipins k plus grand nombre de diverses occupations eo même temps; car il n'y a au monde que Vieu seul dont l'esprit ne se lasse point, et qui n'tf^t pas moins exact & savoir le nombre de nos cheveux et à pourvoir jusques aux plus petits vermisseaux qu*à mouvoir les cieux et les astres. Mail encore que j'aie reçu, comme une faveur nullement méritée, la lettre que cette incomparable princesse a daigné m'écrlre, et que j'admire qu'elle en ait pris la peine, je n'admire pas en même façon qu'elle veuille prendre celle de lire le livre de mes Principes, à cause que je me persuade qu'il contient plusieurs vérités qu'on trouveroit difficilement ailleurs. On peut dire que ce ne sont que des vérités de peu d'importance touchant des matières de physique, qui semblent n'avoir rien de commun avec ce que doit savoir une relue; mais d'autant que l'esprit de celle-ci est capable
CORRESPONDANCE
de toat et qae ces vérités de physique font partie des fondements de la pins haute et plus parfaite morale, j*ose espérer qu'elle aura de la satisfaction de les connoître. Je serois ravi d'apprendre qu'elle vous eût choisi avec M. Freinshemlus pour la soulager en cette étude, et je vous aurois très grande obligation si vous preniez la peine de iD*avertlr des lieux où je ne me suis pas assez expliqué. Je serois toujours soigneux de vous répondre dès le jour même que j'aurois reçu de vos lettres ; mais cela ne serviroit que pour ma propre instruction, car il y a si loin d'ici à Stockholm, et les lettres passent par tant de mains avant que d'y arriver, que vous auriez bien plus tAl résolu de vous-même les difficultés que vous rencontreriez que vous n'en pourriez avoir d'ici la solution. Je remarquerai seulement en cet endroit deux ou trois choses que l'expérience m'a enseignées touchant ce livre. La première est qu'encore que sa première partie ne soit qu'un abrégé de ce que j'ai écrit en mes MéditatiODs, il n'est pas b^in toutefois pour l'entendre de s'arrêter à Hre ces Méditations, à cause que plusieurs les trouvent beaucoup plus difficiles, et j'aurois peur que sa majesté ne s'en ennuyât. La seconde est qu'il n'est pas besoin non plus de •^arrêter i examiner les règles du mouvement qui sont en l'article 46 de la seconde partie et «ai suivants, à cause qu'elles ne sont pas nécessaires pour rintelligence du reste. La dernière est qu'il est besoin de se souvenir, en lisant ce livre, que bien que je ne considère rien dans les corps que les grandeurs, les figures et les mouvements de leurs parties, Je prétends néanmoins y expliquer la nature de la lumière, de la chaleur et de toutes les autres qualités sensibles, d'autant que je présuppose que ces qualités sont seulement dans nos sens, ainsi que le chatouillement et la douleur, et non point dans les objets que nous sentons, dans lesquels II n'y a que certaines figures et mouvements qui causent les sentiments qu'on nomme lumière, chaleur, etc., ce que je n'ai expliqué et prouvé qu'è la fin de la quatrième partie ; et toutefois il est à propos de le savoir et remarquer dès le commencement du livre pour le pouvoir mieux entendre. Au reste, j'ai Ici à m'excuser de ce que vos lettres me sont allées diercher à Paris, et que je ne vous avois point encore mandé mon retour en Hollande, où il y a déjà cinq mois que je suis, mais je supposois que M. Clerselîer vous l'écrlroît à cause qu'il me fiisoit souvent part de vos nouvelles lorsque j'étois en France, et j'étois bien aise de ne rien écrire de mon retour, afin de ne sembler point le reprocher à ceux qui m'avoîent appelé. Je les tl considérés comme dosamis qui m'avQientCQDylé
à dîner chez eux , et I6rsque j'y suis arrivé, f ai trouvé que leur cuisine étoit en désordre et leur marmite renversée ; c'est pourquoi je m'en suis revenu sans dire mot, afin de n'augmenter point Imr fâcherie. Mais cette rencontre m'a enseigné i n'entreprendre jamais plus aucun voyage sur des promesses, quoiqu'elles soient écrites en pardiemio. Et bien que rien ne m'attache en ce lieu, sinon que je n'en connois point d'autre où je puisse être mieux, je me vois néanmoins en grand hasard d'y passer le reste de mes jours, car j'ai peur que nos orages de France ne soient pas sitAt apaisa, et je deviens de jour à autre plus paresseux, en sorte qu'il seroit difficile que je pusse derechef me résoudre à souffrir rincommodité d'un voyage. Mais je suppose que vous reviendrez quelque jour du lieu où vous êtes; alors j'espère que j'aurai l'honneur de vous voir ici en passant. Et je serai toute ma vie, etc.
La lettre jointe à celle-ci ne contient qu'un compliment fort stérile; car n'étant interrogé sur aucune matière, je n'ai osé, par respect, en toucher aucune, afin de ne sembler pas vouloir faire le discoureur, et j'ai cru néanmoins que mon devoir m'obligeoit d'écrire,
A Egmood, le 16 f^fitar ISA