‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 296 sur 306 · ANN · texte numérisé non relu

ANN

Ayee la géDérwIté et la majesté qui éclatent eo foutes ses actions, on j toit une douoeur et une bouté ^1 obilcfent toni œui qui alslent la Tertu, 01 qui ont rhooneur d'approcher d'elle, d'étt'e untitoNUeut dévoilés i sou service. Une des premières dioses qu'elle m'a demandées a été si je •avols de vos nouvelles, et je n'ai pas feint de lui dire d'abord oe que je pensols de vbtre altesse ; car, remarquant la force de son esprit, je n'ai pas craint que cela lui donnâtaucune jalousie, comme je m'assure aussi que votre altesse n'en saurolt avoir de ce que je lui écris librement mes sentiments de cette reine. SUa est eKtrAutement portée a l'étude des lettres; mais pourœ que je ne eacbe polui qu'elle ait encore rien vu de la phllo- •c^bie» je ne pois juger du goAt qu'elle y prendra, ni si elle 7 pourra employer du temps, ni par conséquent si je serai capable de lui donner qialquo satisfeotlon et de lui être utile en quelque chose* Cette grande ardeur qu'elle a pour la connoissance des lettres l'incite surtout maintenant i cultiver la langue grecque et à ramasser beaucoup de livres anciens; mais peut-être que Delà changera, et quand II ne ehangeroic pas, la mattxk que je remarque en cette pt incesse m'obltfsra toujours de prérérer l'utilité de son servioe AU désir de lui plaire. En sorte que cela ne m'empéehera pas de lui dire franchement mes sentiments; et s'ils manquent de lui être agréables, oe que je ne pense pas, j'en tirerai au moins eut avantage que j'aurai satisfait à mon devoir, él que cela me donnera occasion de pouvoir d'autant plus têt retourner en ma solitude, hors de laquelle 11 est difQcile que je puisse rien avancer CQ la recherche de la vérité; et c'est en cela que eonsiste mon principal bien en cette vie. M. Fr.* a fiilt trouver bon i sa majesté que je n'aille jamais au château qu*aux heures qu'il lui plaira de me donner pour avoir Thonneur de lui parler \ ainsi je n'aurai pas beaucoup de peine à faire ma cour, et cela s^accommode fort à mon humeur. Après tout néanmoins, encore que j'aie une très grande ténératlon pour sa majesté, je ne crois pas que rien soit capable de me retenir en ce pays plus longtemps que jusques à Tété prochain : mais je ne puis absolument répondre de l'avenir. Je pals seulement vous assurer que je serai faute ma vie, etc.

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