‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 47 sur 306 · OBJECTION IX · texte numérisé non relu

OBJECTION IX

SUR LA TROISliHB MEDITATION.

^ « Car, en effet, les idées qui me représentent des substances sont sans doute quelque chose de plus et ont pour ainsi dire plus de réalité objective que celles qui me représentent. seulement des modes ou accidents. Comme aussi celle par la* quelle je conçois un Dieu souverain, éternel, infini, tout-connoissant, tout-puissant et créateur universel de toutes les dioses qui sont hors de lui, a aussi sans doute.en soi plus de. réalité objective que celles par qui les substances finies me sont représentées. 1»

, J'ai déjà plusieurs fois remarqué clTdevant que nous n'avons aucune idée de Dieu ni de l'âme ; j'ajoute maintenant ni de la substance ; car j'avoue bien que la substance, en tant qu'elle est une matière capable.de recevoir divers accidents, et qui est sujette à leurs .changements, est aperçue et prouvée par le raisonnement ; mais néanmoins elle n'est point conçue, ou nous n'en avons aucune idée. Si cela est vrai, comment peut-on dire que les idées qui nous représentent des substances sont quelque chose de plus et ont plus de réalité objective que celles qui nous représentent des accidents? De plus, il semble que M. Descartes n'ait pas assez considéré ce qu'il veut dire par ces mots, ont plus de rialiié. La réalité reçoit-elle le plus et le moins? Ou, s'il pense qu'une chose soit plus chose qu'une autre, qu'il considère comment il est possible que cela puisse être rendu dair à

(t)VoyeiiiédluUon m, psge74.

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RÉPONSE

J'ai pluetean fols dit que j'appetote du Bom d'Idée cela même que la raison nous lUt connottre, comme aussi toutes les autres choses que nous concerous, de quelque fiiçon que nous les conce» Tiens. Et J'ai suffisamment expliqué comment la réalité reçoit le plus et le moins, en disant que la substance est quelque chose de plus que le mode, et que s*i] y a des qualités réelles ou des substances incomplètes, elles sont aussi quelque chose de plus que les modes, mais quelque chose de moins que les substances complètes ; et enfin que 8*11 y a une substance infinie et indépendante, cette substance a plus d*étre ou plus de réalité que la substance finie et dépendante ; ce qui est de soi si manifeste qu'il n'est pas besoin d'y apporter une plus ample explication.

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