‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 48 sur 306 · OBJECTION X · texte numérisé non relu

OBJECTION X

Sim LA TBOISI^MB IfioiTATION*

« • Varlasi, Il m resta que la sMie Idée de Dieu, dans laquelie 11 Riut oonsldérer s'il y a quel-» que ehose qui n'ait pu Tenir de moi-même. Par le nom de Dieu, J'entends une substance infinie, indépendantei «ouTeralnement intelligente, 80u« Teralnement puissante, et par laquelle non -seulement moi, mais toutes les autres choses qui sont (s'il yen a d'autres qui eiistent) ont étécrééest toutes lesqu^es <àos0s, à dire le Tral, sont telles que plus j'y pense et moins me semblent-^les pouToir Tenir de mol seul. El par conséquent il faut conclure de tout ce qui a été dit d devant, que Dieu existe nécessairement. »

Considérant les attributs de Dieu, afin que de li nous en ayons lldée et que nous voyions s'il y a quelque chose en elle qttl n'ait pu Tenir de nous-mêmes, Je trouve, d Je ne me trompe, que ai les choseé que nous conceTons par le nom de Dieu ne viennent point de nous, ni qu'il n'est pas fiécessalre qu'elles viennent d'ailleurs que des objets extérieurs. Car, par le nom de Dieu, J'entends «ne iubêîanee, c'est-à-dire J'entends que Dieu existe ( non point par une Idée, mais par raison» nement); infinit, c'est-à^ire que Je ne puis concevoir ni Imaginer ses termes ou ses dernières parties, que Je n'en puisse encore Imaginer d'autres au-delà; d'où II suit que le nom d'tn/lm ne *ouB fournit pas l'idée de l'infinité divine, mais

(1) Vogrei iiédiuuen m, pi«s ISL

bien nUe de pnes propres termes et limitas; *|. dipendmUt, e'esU^dire Je ne conçois point da cause de laquelle Dieu puisse venir ; d'où U partiU que je n'ai point d'autre idée qui réponde à ce nom ôHndépendani^ sinon la mémoire de mes propres idé^, qui ont toutes leur commeDcemeot en divers temps, et qui par conséquent sont dépendantes.

C'est pourquoi, dire que Pieu est iadipend(aU^ ce n'est rien dire autre chose, sinon que Dieu est du nombre des choses dont je ne puis Imagioer l'origine; tout ainsi que dire que Pieu sst m^i, c'est de même que si nous disions qu'il est da nombre des choses dont nous ne conoevoBS point les limites* Et ainsi toute cette idée de Pies egt réfutée; car quelle est cette idée qui est sans fia et sans origine?

Souveraimmentintelligif^. Je demandeaiud par quelle idée M. Pescartes coagpit l'intellection de Dieu.

Souveraineni€i^ fifj$sa$U0* Je demande aq«i nar quelle idée sa puissance, qui regarde les cbotti futures, c'est-i-dire non existantes, est entendue. Certes, pour moi, je conçois la puissance par l'i* mage oi^ la mémoire des choses passées, en rai* sonnant de cette sorte : Il a fait ainsi, dope lia pu faire ainsi ; donc, tant qu'il s^ra, il pourra eacore faire ainsi, c'est-à-dire il en a la puissance. Or toutes ces choses sont des Idées qui peaveat venir des objets extérieurs.

Créateur de toutes les choses fui SQfU au monde. Je puis former quelque image de la création par le moyen des choies que j'ai vues, par exemple de ce que j'ai vu un homme naissant, et qui est parvenu, d'une petitesse presque incoûeevable, à la forme et à la grandeur qaUl a maintenant! et personne à mon avis n'a d'auire Idée à ce nom de créateur ; mais II ne suffit pas, pour prouver la création du monde, que nous puissions Imaginer le monde créé. C'est pourquoi, encore qu'on eût démontré qu'un être infini, indépen^ dant, UnU^puissani, etc., existe, il ne s'^soU pas néanmoins qu'un créateur existe, si ce n'est que quelqu'un penee qu'on inftre fort bien de ce qu'un certain être existe, lequel pous croyons avoir créé toutes les autres choses, que pour cela le monde a autrefois été créé par lui.

De plus, où M. Descartes dit qiia l'iilée de Mm et de notre &me est née et résidante en noas, j^ voudrois bien savoir si les émes dQ oeoi*U pen^ sent qui dorment profondément e| aau aiMNiiM rêverie ; si elles ne pensent point* e||ee n^t alei^ aucunes idées» et partant il n'y a poial dHdée qu| soit née et résidante en nous, car ce qui est né ei résidant en nous est t^qjpun piétMt 4 OOtn pensée.

FAUBS PAA M. H0BBE8.

REPONSE

krnûB dhm d% «rilei que Mm attribuoiit à ilNMpnt fMlr des objM ekiérfittn eonfiie emmm «xinplalm; Mf ii »> t ri«& «i DIm le Koblible toi cboMi «itArtoam, c'est-è-dffe ntdMMsoorporeilM. Or, Il MU manUeste qus MOBqoe iHNtt oonoevcmfl écre 6D Biea d« dfB« NfeMiMeint ehM» «xtértoarM ne peut Tenir en notre peméd par l'entreniee de ces mènes eho- », Bail Seulement par eelto de la eauae de cette <Teni(é, ^Test-i-dire de Dieu.

Il Je demande Id de qoelie Aiçon ee philosophe

lirermtellectlon de Dien des éhoses ettérieures ;

car pour moi j'explique aisément quelle est l'idée

(foe j*eo ai en disant que par le mot d'idée j'en-

tttà la fome de tonte perception ; car qui est

ttkii qQi ooBçoit quelque chose qui ne s'en aper-

pire, et partant qui n'ait cette forme ou cette

iàk de i'ioteUection, laquelle Tenant à étendre à

llafoi a iiorme l'idée de l'intellection divine? Et

tt ^ je dis de nette perfiBCtion se doit entendre

dtDâflM de toutes les autres*

Mail, d'autant que je me suis senri de l'idée de

IKai qui est en aous pour démontrer son eii»*

|«ci) tt que daos celte idée une puissance sf

immeose est contenue que no!4S concevons qu'il

'^p)ef s'il est vrai que Dieu eaiste» une quel-

foe ancre chose que lui existe si elle n'a été créée

HT lui, il suit clairement de ce que son oiisteDoe

i^ié démontrée qu'il a été aussi démontré que

tûot ce Bonde, c'est-à-dire toutes les autres cho-

miaUfeutm de Dieu qui existant» ont été créées

Pvtai,

Ma, lorsque je dis que quelque idée est née ^ Dousi ou qu'elle est naturellement empreinte iB Boi inesi je n'entends pas qu'elle se présent^ tODjoon à notre pensée, car ainsi il n'y en auroit tBcane; mais j'entends seulement que nous avons cDDops-mémen la iiiculté de la produire.

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