‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 50 sur 306 · DO VRAI ET DO FAUX · texte numérisé non relu

DO VRAI ET DO FAUX

^ • Et ainsi je eonnois que Perrenr, en tant qoa telle, n*est pas quelque diose de réel qui dépende de Dieu, mais que c'est seulement un défiiut ; et partant, que pour liiilUr Je n*al pas besoin da quelque faculté qui m'ait été donnée de DleU particulièrement pour cet eflbt. •

Il est certain que l'ignorance est seulement lAi défaut, et qu'il n'est pas besoin d'aucune fiiculté positive pour ignorer; mais, quant à l'erreur, la chose n'est pas si manifeste ; car 11 semble que si les pierres et les autres choses Inanimées ne peu-* vent errer, c'est seulement parte qu'elles n'ont pas la fcoulté de raisonner ni d'Imaginer; et par» tant il fiiut oondure que pour errer II est basolil d'un entendement ou du moins d'une lmaglna«> tlon, qui sont des facultés toutes deux positives, accordée à tous ceux qui se trompent» omis aussi à eux seuls.

Outre oela, M. Deseartes ajouta i «J'aperçois que mes erreurs dépendent du concours de deux causes, à savoir s de la faculté de connaître qui est en moi, et de la foculté d'élire ou bien de mon libre arbitre. • Ce qui ma semble avoir de la contradiction avec les dioses qui ont été dites au** paravent. Oà il fhut aussi remarquer qoe la H«> berté du franc arbitre est supposée sans être prouvée, quoique cette supposition soit contraire à l'opinion des calvinistes.

RÉPONSE

Encore que pour billlr il soit beeaiik 4e la l»> culte de raisonner ou pour mieux dira da JafH^ e'esHiHiire d'affirmer et denlert d'atttaBtQioéren

1 (1) Voyes HédUaUoD ir, psge as*

TROISIÈMES OBJECTIONS

eftt le défaut, il ne s'ensuit pas pour cela que ce défeutsolt réel, uoo^plus que Tayeuglement n'est pas appelé réel quoique les pierres ne soient pas dites aveugles pour cela seulement qu'elles ne sont paseapables de voir. Et je suis étonné den'a- Toir encore pu rencontrer dans toutes ces objections aucune conséquence qui me semblât être bien déduite de ses principes.

-' Je n'ai rien supposé ou avancé touchant la liberté que ce que nous ressentons tous les jours en nous-mêmes, et qui est très connu par la lumière naturelle: et je ne puis comprendre pourquoi il est dit ici que cela répugne ou a de la contradiction avec ce qui a été dit auparavant.

Mais encore que peut-être il y en ait plusieurs qui, lorsqu'ils considèrent la préordination de Bleu, ne peuvent comprendre comment notre liberté peut subsister et s'accorder avec elle, il n'y a néanmoins personne qui , se regardant soimême, ne ressente et n'expérimente que la volonté et la liberté ne sont qu'une même chose, ou plutêt qu'il n'y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre. Et ce n'est pas Ici le lieu d'examiner quelle est en cela l'opinion des calvinistes.

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