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¥olcI U seconde. l)<(efmtfi^m^« ifuU^ermîn^ifKSlI. l)i$ii$i€Umefat eonfuêimetU. Explid^ temnUt impliciument. Passez aussi et repasses ces BDOts quatre ou cinq jours dans YOtre e^rit. Vous ne perdrez pas votre temps, si vous les appliquez chacun comme il faut à toutes vos propo* sitions, si vous les divisez et distinguez par leur moyen ; et même je ne refuserois pas de le faire maintenant si je ne craigoois de vous ennuyer.
Voici la troisième. C0 q^% amclut trop tu Cimclut rim. Je ne vous prescris point de temps pour y penser ; elle presse» elle serre de prèis. Mettez la maiu & l'œuvre, pensez à ce que voua avez dit, et voyez si je vous suis bien. Je sois une diose qui pense; je connois que je suis une substance qui pense ; je connois qu'une substance qui poise existe, et néanmoins je ne connois pas encore qa*un esprit existe, voire même il n'y a point d'esprit qui existe : il n'y a rien ; tout est rejeté. Et par conséquent la connoissance de l'existence d'une Mibetanoe qui pense, ou d'une substance qui pense existante, ne dépend point de la connoisanœde l'existence d'un e^rit ou d'un esprit exisitant. Partant, puisque j'existe et que je suis une chose qui pense, et qu'il n'y a point d'esprit qui existe, je ne suis point un esprit, donc je suis un corps. Vous ne dites mot. Pourquoi vous en retournez-voua? Pour moi je n'ai pas encore perdu toute espérance. Suivez-moi maintenant, ayez bon courage; je vais voua proposer Tancienne forme de conduire sa raison ; c'est une méthode connue de tous les anciens. Que dis-je I elle est connue et familière à tous les hommes. Souiïrezmoi« je vous prie, et ne vous rebutez point. J'ai eu patience à mon tour. Elle nous ouvrira peutêtre quelque voie, comme elle a de coutume quand les choses sont fort intriguées et presque désespérées ; ou bien» si elle n'en peut venir à bout, elle nous montrera au doigt, pendant que nous ferons retraite, les vices 4e voira fnétbods , s'il y en a
aocun. Voici donc comme je nets e« Imss se que vous avez entrepris de nous prouver,
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foum.
(ss) Nulle chose qui est telle que je puis douter si elle existe n'existe en effet.
Or est-il que tout le corps est tel que je puis douter s'il existe. Donc nul corps n'existe en effet.
La mineure n'est-elle pas tout-a-fait de vous, pour ne point redire ce que nous avons d^è dit? Il en est de même de la mineure, et de la condu» sion aussi. Je reprends donc mon argument.
Nul corps n'existe en effet.
Donc nulle chose qui existe en effet n'est corps. Je poursuis : nulle chose qui existe en effet n'est corps.
Or est-il que moi (qui sois une substance qui pense) existe en effet.
Donc moi (qui suis une substance qui pense) je ne suis point un corps,
D'où vient que votre visage est gai et qu'il parolt riant? La forme sans doute vous plaît, et ce qu'elle conclut. Mais rit bien qui rit le dernier. Au lieu du corps, mettez l'esprit, et alors vous conclurez eu bonne forme. Donc moi (qui suis une substance qui pense) je ne suis point un esprit. Voici comment.
Nulle chose qui est telle que je puis douter ai elle existe n'existe en effet.
Or est-il que tout esprit est tel que je puis douter s'il existe.
Donc nul esprit n'existe en effet.
Nul esprit n'existe en effet.
Donc nulle chose qui existe en effet n'est esprit.
Nulle chose qui existe en effet n'est esprit. *
Or est-il que moi (qui suis une substance qui pense) existe en effet.
Donc moi (qui suis une substance qui pense) je ne suis point un esprit.
Qu'est-ce que ceci ? La forme est bonne et légî<time ; elle ne pèche jamais ; jamais die ne conclut faux, sinon peut-être de quelque proposition fausse ; et partant le vice qui vous peut déplaire dans le conséquent ne vient pas de la forme, mail vient nécessairement de quelque chose mai posée dans les prémisses, (tt) Et de vrai, pensez-vous que cette proposition, sur laquelle vous avez fondé tout votre raisonnement, et qui vous a servi d'appui pour avancer pays, soit vraie, c'est à savoir :« Nulle chose qui est telle que je puis doutef si elle existe ou si elle est vraie n'existe en effet ou n'est pas vraie? • Cela est- il tout-à-fait cer« tain, et tellemeut Iiors de doute et inébranlahls que vous puissiez formèrent et sans aucuiis ap«
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SEPTIÈMES OBJECTIONS
Yout y anurer? Parles, je roua prie.
Pourquoi nies-YOua ceci, fai un corps? Sans doute que c'est parce que vous en doutez. Mais ceci D*est-Il pas aussi douteux, je n'ai pomt de corps? Y a-t-il personne tant soit peu sage qui Youlût se servir pour fondement de la science, et même d'une science qu'il tient pour plus assurée que les autres, qui se voulût, dis-je, servir d'une chose qu'ii a lieu de tenir pour fausse? Mab en YoUà assez. Voici où Je veux m'arréter, et mettre fin à ces erreurs. Je n'ai plus rien désormais à espérer ; c'est pourquoi, pour satisfaire à la demande que vous m'avez faite, savoir « si la méthode de philosopher par l'abdication de tout ce qui est douteux est bonne, » je réponds ingénument et librement, comme vous le souhaitez, et sans avcun embarras de paroles.