GHAP. XXIV. — DES IDÉES COLLECTIVES DES SUBSTANCES
8 4. Pur. Après les substances simples, venons aux agrégés. N'est-il point vrai que l'idée de cet amas d'hommes qui composent une armée est aussi bien une seule idée que celle d'un homme?
Tn. On a raison de dire que cet agrégé (ens per agregationem, pour parler école) fait une seule idée, quoique, à proprement parler, cet amas de substances ne forme pas une substance véritablement. C'est un résultat, à qui l'âme par sa perception et pensée, donne son dernier accomplissement d'unité. On peut pourtant dire en quelque facon que c'est quelque chose de substantiel, c'est-à-dire comprenant des substances.