M. Bayle continue ainsi : « Toute dispute philosophique
* suppose que les parties disputantes conviennent de cer-
* taines définitions > (cela serait à souhaiter , mais ordinairement ce n'est que dans la dispute même qu'on y vient au besoin), « et qu'elles admettent les règles des syllogismes, et » les marques à quoi l'on connaît les mauvais raisonnements. » Après cela, tout consiste à examiner si une thèse est con-
* forme médiatement ou immédiatement aux principes dont » on est convenu » (ce qui se fait par les syllogismes de celui qui fait des objections), « si les prémisses d'une preuve » (avancée par l'opposant) « sont véritables, si la conséquence » est bien tirée : si l'on s'est servi d'un syllogisme à quatre » termes, si l'on n'a pas violé quelque aphorisme du chapitre » de oppositis ou de sophisticis elenchis, etc. (il suffit, en peu de mots, de nier quelque prémisse ou quelque conséquence, ou enfin d'expliquer ou faire expliquer quelque terme équi-
voque) « on remporte la victoire, ou en montrant que le su- » jet de la dispute n'a aucune liaison avec les principes dont » on était convenu » (c'est-à-dire en montrant que l'objection ne prouve rien , et alors le défendeur gagne la cause) « ou en réduisant à l'absurde le défendeur » (lorsque toutes les prémisses et toutes les conséquences sont bien prouvées) : « or on > l'y peut réduire, soit qu'on lui montre que les conséquences i de sa thèse sont le oui et le non, soit qu'on le contraigne à i ne répondre que des choses intelligibles. » C'est ce dernier inconvénient qu'il peut toujours éviter, parce qu'il n'a point besoin d'avancer de nouvelles thèses). « Le but de cette espèce » de dispute est d'éclaircir les obscurités et de parvenir à » l'évidence» (c'est le but de l'opposant, car il veut rendre évident que le mystère est faux ; mais ce ne saurait être ici le but du défendeur, car admettant le mystère, il convient qu'on ne le saurait rendre évident) ; « de là vient que l'on
* Ju8e <Iue pendant le cours du procès, la victoire se déclare » plus ou moins pour le soutenant ou pour l'opposant, selon
* qu'il y a plus ou moins de clarté dans les propositions de » l'un , que dans les propositions de l'autre. » (C'est parier comme si le soutenant et l'opposant devaient être également à découvert : mais le soutenant est comme un commandant assiégé, couvert par ses ouvrages, et c'est à l'attaquant de les ruiner. Le soutenant n'a point besoin ici d'évidence, et il ne la cherche pas : mais c'est à l'opposant d'en trouver contre lui, et de se faire jour par ses batteries, afin que le soutenant ne soit plus à couvert.)
76. a Enfin on juge que la victoire se déclare contre celui » dont les réponses sont telles qu'on n'y comprend rien * (c'est une marque bien équivoque de la victoire: il faudrait donc demander aux auditeurs, s'ils comprennent quelque chose dans ce qu'on a dit, et souvent leurs sentiments seraient partagés. L'ordre de? disputes formelles est de procéder par des arguments en bonne forme, et d'y répondre en niant ou en distinguant), « et qui avoue qu'elles sont incompréhensibles. » (Il est permis à celui qui soutient la vérité d'un mystère, d'avouer que ce mystère est incompréhensible ; et si cet
92 THÉODÏCÉE.
aveu suffisait pour le déclarer vaincu, on n'aurait pas besoin d'objection. Une vérité pourra être incompréhensible, mais elle ne le sera jamais assez pour dire qu'on n'y comprend rien du tout. Elle serait en ce cas ce que les anciennes écoles appelaient Scindapsus ou Blityri (Clem. Alex. Strom. 8), c'està-dire des paroles vides de sens). * On le condamne dès-là * par les règles de l'adjudication de la victoire; et lors même » qu'il ne peut pas être poursuivi dans le brouillard dont il » s'est couvert, et qui forme une espèce d'abîme entre lui et » ses antagonistes, on le croit battu à plate couture, et on » le compare à une armée qui ayant perdu la bataille, ne se » dérobe qu'àla faveur de lanuità la poursuite du vainqueur.» (Pour payer allégorie par allégorie, je dirai que le soutenant n'est point vaincu, tant qu'il demeure couvert de ses retranchements ; et s'il hasarde quelque sortie au delà du besoin , il lui est permis de se retirer dans son fort, sans qu'on J'en puisse blâmer.)
77. J'ai voulu prendre la peine de faire Tanatomie de ce long passage, où M. Bayle a mis ce qu'il pouvait dire de plus fort et de mieux raisonné pour son sentiment : et j'espère d'avoir fait voir clairement , comment cet excellent homme a pris le change. Ce qui arrive fort aisément aux personnes les plus spirituelles et les plus pénétrantes, lorsqu'on donne carrière à son esprit, sans se donner toute la patience nécessaire pour creuser jusqu'aux fondements de son système. Le détail où nous sommes entrés ici servira de réponse à quelques autres raisonnements sur ce sujet, qui se trouvent dispersés dans les ouvrages de M. Bayle; comme lorsqu'il dit dans sa Réponse aux Questions d'un provincial, chap. 133, tom. ni, pag. 685 : « Pour prouver qu'on a mis d'accord la » raison et la religion, il faut montrer non-seulement qu'on a » des maximes philosophiques, qui sont favorables à notre
> foi ; mais aussi, que les maximes particulières, qui nous
> sont objectées comme non conformes à notre catéchisme,
> y sont effectivement conformes d'une manière que l'on con- » çoit distinctement. > Je ne vois point qu'on ait besoin de tout cela, si ce n'est qu'on prétende pousser le raisonnement
jusqu'au comment du mystère. Quand ou se contente d'en soutenir la vérité, sans se mêler de la vouloir faire comprendre, on n'a point besoin de recours aux maximes philosophiques, générales ou particulières, pour la preuve; et lorsqu'un autre nous oppose quelques maximes philosophiques, ce n'est pas à nous de prouver d'une manière claire et distincte que ces maximes sont conformes avec notre dogme , mais c'est à notre adversaire de prouver qu'elles y sont contraires.
78. H. Bayle poursuit ainsi au même endroit : « Pour cet » effet nous avons besoin d'une réponse qui soit aussi évi-
> dente que l'objection. » J'ai déjà montré que cela arrive lorsqu'on nie des prémisses ; mais qu'au reste il n'est point nécessaire que celui qui soutient la vérité du mystère avance toujours des propositions évidentes, puisque la thèse principale qui regarde le Mystère même n'est point évidente. Il ajoute encore : « S'il faut répliquer et dupliquer, nous ne » devons jamais demeurer en reste, ni prétendre que nous
> soyons venus à bout de notre dessein , pendant que notre
* adversaire nous répliquera des choses aussi évidentes que le » sauraient être nos raisons. » Mais ce n'est pas au soutenant à alléguer des raisons ; il lui suffit de répondre à celles de son adversaire.
79. L'auteur conclut enfin : « Si l'on prétendait que faisant » une objection évidente, il se doit payer d'une réponse que » nous ne pouvons donner que comme une chose possible, et
* que nous ne comprenons pas, on serait injuste. » Il le répèle dans les dialogues posthumes contre M. Jaquelot, 75, p. 69. Je ne suis point de ce sentiment. Si l'objection était d'une parfaite évidence, elle serait victorieuse, et la thèse serait détruite. Mais quand l'objection n'est fondée que sur des apparences, ou sur des cas qui arrivent le plus souvent, et que celui qui la fait en veut tirer une conclusion universelle et
(1) Jaquelot (Isaac), théologien protestant, né à Vassy (Champagne), en 1647, mort à Berlin (après la révocation de l'Édit de Nantes en 1708). On a de lui une Dissertation sur Vexistence de Dieu, la Haye, 1697, in-4- ; 2e édition, Paris, 1744, 3 vol. in-12; ouvrage important, et encore intéressant aujourd'hui. P. J.
H THÊODICÉE.
certain*; celui qui soutient le Mystère peut répondre par Tira* tance d'une simple possibilité, puisqu'une telle instance suffit pour montrer que ce qu'on voulait inférer des prémisses n'est point certain ni général; et il suffit à celui qui combat pour le Mystère, de maintenir qu'il e6t possible, sans qu'il ait besoin de maintenir qu'il est vraisemblable. Car, comme j'ai dit souvent, on convient que les mystères eont contre les apparences. Celui qui soutient le mystère n'aurait pas même besoin d'alléguer une telle instance ; et s'il le fait, on peut dire que c'est une œuvre de subrogation, ou que c'est un moyen de mieux confondre l'adversaire.
80. Il y a des passages de M. Bayle dans la réponse posthume qu'il a faite à M. Jaquelot, qui me paraissent encore dignes d'être examinés. M. Bayle, dit-on (p. 36, 37), « établit » constamment dans son Dictionnaire, toutes les fois que le » sujet le comporte, que notre raison est plus capable de ré- » futer et de détruire, que de prouver et de bâtir ; qu'il n'y » a presque point de matière philosophique ou théologique,
* sur quoi elle ne forme de très-grandes difficultés ; de ma-
> nière que si on voulait la suivre avec un esprit de dispute,
* aussi loin qu'elle peut aller, on se trouverait souvent réduit » à de fâcheux embarras : enfin, qu'il y a des doctrines cer-
> taiaement véritables, qu'elle combat par des objections in- » solubLes. » Je crois que ce qu'on dit ici pour blâmer la raison, est à son avantage. Lorsqu'elle détruit quelque thèse, elle édifie la thèse opposée. Et lorsqu'il semble qu'elle détruit en même temps les deux thèses opposées, c'est alors qu'elle nous promet quelque chose de profond, pourvu que nous la suivions aussi loin qu'elle peut aller, non pas avec un esprit de dispute, mais avec un désir ardent de rechercher et de démêler la vérité, qui sera toujours récompensé par quelque succès considérable.
81. M. Bayle poursuit : « qu'il faut alors se moquer de ces » objections, en reconnaissant les bornes étroites de l'esprit » humain. * Et moi, jp crois que bieg loin de là, il y faut reconnaître des marques de la force de l'esprit humain, qui le fait pénétrer dans l'intérieur des choses» Ce sont des ou ver-
tares nouvelles, et pour ainsi dire des rayons de l'aube du our, qui nous promet une lumière plus grande ; je Tentendô dans les matières philosophiques ou de la théologie naturelle ; mais lorsque ces objections se font contre la foi révélée, c'est assez qu'on les puisse repousser, pourvu qu'on le fasse avec un esprit de soumission et de zèle, dans le dessein de maintenir et d'exalter la gloire de Dieu. Et quand on y réussira à l'égard de sa justice, on sera également frappé de sa grandeur et charmé de sa bonté, qui paraîtrait à travers les nuages d'une raison apparente, abusée par ce qu'elle voit, à mesure que l'esprit s'élèvera par la véritable raison à ce qui nous est invisible, et n'en est pas moins certain.
82. « Ainsi, pour continuer avec M. Bayle, on obligera la » raison de mettre bas les armes, et à se captiver sous l'obéis- » sancede la foi ; ce qu'elle peut et qu'elle doit faire, en vertu » de quelques-unes de ces maximes les plu6 incontestables : » et ainsi en renonçant à quelques-unes de ses autres maximes, » elle ne laisse pas d'agir selon ce qu'elle est, c'est-à-dire en
> raison. » Mais il faut savoir que « les maximes de la raison,
* auxquelles il faut renoncer en ce cas, sont seulement celles
> qui nous font juger sur les apparences, ou suivant le cours
* ordinaire des choses : » ce que la raison nous ordonne même dans les matières philosophiques, lorsqu'il y a des preuves invincibles du contraire. (Test ainsi qu'étant assurés par des démonstrations de la bonté et de la justice de Dieu, nous méprisons les apparences de dureté et d'injustice, que nous voyons dans cette petite partie de son règne qui est exposée à nos yeux. Jusqu'ici nous sommes éclairés par la lumière de la nature et par celle de la grâce, mais non pas encore par celle de la gloire. Ici-bas nous voyons l'injustice apparente, et nous croyons et savons même la vérité de la justice cachée de Dieu ; mais nous la verrons, cette justice, quand le soleil de justice se fera voir tel qu'il est.
83. Il est sûr que M. Bayle ne peut être entendu que de ces maximes d'appareace, qui doivent-eéder aux vérités éternelles ; car il reconnaît que la raison n'est point véritablement contraire è la foi. Et dans ses Dialogues posthumes il
»6 TNËODICÉE.
se plaint (p. 73, contre M. Jaquelot) de ce qu'on l'accuse de croire que nos mystères sont véritablement contre la raison, et (p. 9, contre M. Le Clerc) de ce qu'on prétend que celui qui reconnaît qu'une doctrine est exposée à des objections insolubles, reconnaît aussi par une conséquence nécessaire le fausseté de cette doctrine. Cependant on aurait raison de la prétendre, si l'insolubilité était plus qu'apparente.
84. Peut-être donc qu'après avoir disputé longtemps contre M. Bayle, au sujet de l'usage de la raison, nous trouverons au bout du compte que ses sentiments n'étaient pas dans le fond aussi éloignés des nôtres, que ses expressions, qui ont donné sujet à nos réflexions, l'ont pu faire croire. Il est vrai que le plus souvent il parait absolument qu'on puisse jamais répondre aux objections de la raison contre la foi, qu'il prétend que pour le pouvoir faire, il faudrait comprendre comment le mystère arrive ou existe. Cependant il y a des endroits, où il se radoucit, et se contente de dire que les solutions de ces objections lui sont inconnues. En voici un passage bien précis, tiré de ce même éclaircissement sur les manichéens, qui se trouve à la fin de la seconde édition de son Dictionnaire. « Pour une plus ample satisfaction des > lecteurs les plus scrupuleux, je veux bien déclarer ici, dit- » il (p. 3148), que partout où Ton verra dans mon diclion- » naire que tels ou tels arguments sont insolubles, je ne » souhaite pas quon se persuade qu'ils le sont effectivement. » Je ne veux dire autre chose, sinon qu'ils me paraissent in- » solubles. Cela ne tire point à conséquence : chacun se » pourra imaginer, s'il lui plaît, que j'en juge ainsi, à cause » de mon peu de pénétration. » Ce n'est pas cela que je m'imagine, sa grande pénétration m'est trop connue : mais je crois qu'ayant tourné tout son esprit à renforcer les objections, il ne lui est pas resté assez d'attention pour ce qui sert à les résoudre.
85. M. Bayle avoue d'ailleurs dans son ouvrage posthume contre M. Le Clerc, que les objections contre la foi n'ont point la force des démonstrations. C'est donc ad homiwem seulement, ou bien ad homines, c'est-à-dire par rapport
à l'état où le genre humain se trouve, qu'il juge ces objections insolubles et la matière inexplicable. Il y a même un endroit où il donne à entendre qu'il ne désespère pas qu'on en puisse trouver la solution ou l'explication, et même de nos jours. Car voici ce qu'il dit dans sa réponse posthume qu'il a faite à M. le Clerc (p. 35) : « M. Bayle a pu espérer » que son travail piquerait d'honneur quelques-uns de ces » grands génies qui forment des nouveaux systèmes, et qu'ils » pourraient inventer un dénoûment inconnu jusqu'ici. » Il semble que par ce dénoûment il entend une explication du mystère, qui irait jusqu'au comment : mais cela n'est point nécessaire pour répondre aux objections.
86. Plusieurs ont entrepris de faire comprendre ce comment, et de prouver la possibilité des mystères. Un certain auteur, qui s'appelle Thomas Bonartes Nordtanus Anglusy dans son Concordiez Scientiœ cum Fide , y a prétendu. Cet ouvrage me parut ingénieux et savant, mais aigre et embarrassé, et il contient même des sentiments insoutenables. J'ai appris par YApologia Cyriacorum du père Vincent Baron (1) dominicain , que ce livre-là a été censuré à Rome, que l'auteur a été jésuite, et qu'il s'est mal trouvé de l'avoir publié. Le R. P. des Bosses, qui enseigne maintenant la théologie dans le collège des jésuites de Hildesheim, et qui a joint une érudition peu commune à une grande pénétration qu'il fait paraître en philosophie et en théologie, m'a appris que le vrai nom de Bonartes a été Thomas Barton, et qu'étant sorti de la compagnie il se retira en Irlande, où il est mort d'une manière qui a fait juger favorablement de ses derniers sentiments. Je plains les habiles gens qui s'attirent des affaires par leur travail et par leur zèle. Il est arrivé quelque chose de semblable autrefois à Pierre Abailard (2), à Gilbert de' la
(t) Baron (P. Vincent), théologien catholique , né à Martres (diocèse de Heims), mort a Paris en 1674. On a de lui, entre autres ouvrages, une Theologia moralis, Paris, 1665 et 1667, 5 vol. in-8% et une Ethica chrisliana, Paris, 1673, in-8°. P. J.
(2) Abailard, illustre philosophe et théologien du moyen âge, né à Palais, près de Nantes, en 1079, mort en 1142. Après une vie des plus romaii. 7
99 THÊODICÉE.
Porrée, à Jean Wiclef et, de nos jours, à Thomas Albius anglais, et à quelques autres qui se sont trop enfoncés dans l'explication des mystères.
87. Cependant saint Augustin (aussi bien que M. Bayle) ne désespère pas qu'on puisse trouver ici-bas le dénoûment qu'on souhaite : mais ce Père le croit réservé à quelque saint homme éclairé par une grâce toute particulière : «Est ali- » qua causa fortassis occultior, quae melioribus sanctiori- » busqué reservatur , illius gratia potius quam meritis illo- » rum » (in Gènes, ad litteram, lib. XI, c. iv). Luther réserve la connaissance du mystère de l'élection à l'académie céleste (lib. deservo arbitrio, c. clxxiv). « Illic (Deus) gratiam et mise- » ricordiam spargitin indignos, hiciram et severitatem spar- » git in immeritos ; utrobique nimius et iniquus apud homi- » nés , sed justus et verax apud seipsum. Nam quomodo » hoc justum sit ut indignos coronet, incomprehensibile est > modo, videbimus autem, cum illuc venerimus , ubijam » non credetur, sed revelata facie videbitur. Ita quomodo » hoc justum sit, ut immeritos damnet, incomprehensibile » est modo, creditur tamen, donec revelabitur filius homi- » nis. » Il est à espérer que M. Bayle se trouve maintenant environné de ces lumières qui nous manquent ici-bas, puisqu'il y a lieu de supposer qu'il n'a point manqué de bonne volonté.
Candidus insueli mlratur limen Olympi,
Sub pedibusque videt nubes et sidéra Daphnis. Virgile.
... Illic postquam se lumine vero
Implevit, stellasque vagas miratur et astra
Fixa polis, vidit quanta sub nocle jaceret
Nostra dies. Lucaix.
nesques, que tout le monde connaît, et qu'il a lui-même racontée dans son Hisioria calamitatum. On connaît sa correspondance avec Héloïse : Pétri Abzlard et Heloisx conjugis ejus opéra, Paris, 1616, in-4°. Abailard Ait un des réformateurs de la philosophie et de la logique au moyen âge. — Ses Œuvres complètes ont été publiées par M. Victor Cousin, 2 vol. in-4°.
ESSAIS
SUR
LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L'HOMME ET L'ORIGINE DU MAL