‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 100 sur 144 · CXLIX · texte numérisé non relu

CXLIX

Reflexion faites en passant y sur 1^ influence de la compagnie quon fréquente.

Ce qui a été dit ci -<- dessus de l'effet que produit la compagnie qu'on £néquente, nous ou- .'«rirait un champ bien plus vaste , et nous ferait ^oir .que f influence de la compagnie s'étend i>eaucoup plus loin , si nous prenions la peîoe de suivrç exactement cette pensée: car la coa¥ersation ne nous compaunique pas sealement ces manières extérieures dans les^elles comûste la civilité ; son influence passe plus a;^ant , et pénèti^e jusque 4ans l'intérieur de l'ame; et peutêtre que si l'on réduisait à leur juste prix la morale et les différentes religions du nonde, on trouverait que la plus grande partie des iioaHues cmt adopté les opinions et les cérémonies pour ies(|uellés ils sont prêts à nK>urir , plutôt parce qu'elles sont reçues dans les pays où ils vivent et approuvées par les personnes Aé leur connaissance , que par aucune raison qui W persuade de ia v^érité de ces choses. Je ne dis ceci que pour «vous montreur de queMe impoitanc^e je

DES «ITFAKTS. 345

crois qu'est pour votre enfant, durant tout le cours de sa vie, la compagnie qu'il fréquentera; et par conséquent avec combien de circonspection il faudrait ménager ce seul article, qui est plus capable d'influer sur sa conduite que tout ce que vous, pourrez faire d'ailleurs.

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