‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 105 sur 144 · CLVII · texte numérisé non relu

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On pourrait inventer avec des lettres vingt autres jeux, que ceux qui approuvent cette méthode poiuTont imaginer sans peine, et appli-» quer à cet usage s'ils en ont envie. Mais pour moi, je crois que l'invention des quatre dés, dont nous venons de parler , est si aisée à pratiquer et si utile , qu'il serait difficile d'en trouver une meilleiu'e ,, et qu'à peine peut-il arriver qu'il soit nécessaire d'en employer quelque autre,

§ CLVin!

En voilà assez sur la méthode que vous pouvez observer pour apprendre à lire à votre en«

DES ENFANTS. 3Sq

fant. Du reste, ne l'y obligez jamais par force ou en le querellant. Servez-vous, si vous pou-* vez , de quelque artifice pour l'y engager , tKiais ayez soin de ne lui en pas Eure une occupation. Il vaut mieux qu'il emploie un an de plus à apprendre à lire , que si , par ce moyen , il pre^ nait la lecture en aversioi\. Si vous avez quelque démêlé avec lui, que ce soit sur des choses importantes qui regardent la vérité et les bonnes mœurs, mais ne vous amusez pas à le chagriner sur l'a, bf c. Employez toute votre adresse à faire en sorte que sa volonté se soumette à la raison. Apprenez-lui à aimer l'honneur et la véritable louange, à craindre fortement d'être regardé avec mépris ou avec indifférence, surtout par vous et par sa mère, après quoi tout le reste viendra ' aisément de lui^-méme. Mais en ce cas-là vous ne devez pas, à mon avis, le gêner par des règles sur des choses indifférentes, ou le censuser pour chaque petite faute qu'il fera, ou peut-être même pour des fautes qui pourraient paraître fort considérables à d'autres personnes. Mais je me suis déjà assez étendu sur cet article.

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