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Il faut apprendre à nager aux enfants.
Il n'est pas nécessaire d'avertir ici qu'il faut apprendre à nager à un enfant ^ lorsquil est d'âge pour cela, et qu'il a auprès de lui quel-
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qu'un pour le lui enseigner. Personne n'ignore combien il est avantageux de savoir nager , ^ue c est ce qui sauve tous les jours la vie à. bien des gens. Aussi les Romains jugeaient cet exer^ cice si nécessaire , qu'ils le mettaient , pour ainsi dire , en parallèle avec les belles-lettres. Car pour désigner un homme mal élevé, et qui n'était bon à rien, ils disaient communément (i): Nec litteras didicity nec natarey cet homme ne sait ni lire , ni nager. Mais outre l'avantage de savoir faire une chose qui peut être d'un si grand s«r« vice dans un cas de nécessité, il est si utile pour la santé de se baigner souvent en été dans l'eau froide , qu'il n'est pas besoin que j'insis.ta davantage sur cet article. Je me contenterai d'avertir qu'il faut bien prendre garde qug les enfants n'entrent jamais dans l'eau, quand ils viennent de faire quelque exercice qui les a trop échauffés, et que leur sang ou leur pools en est encore ému. . . -^
Laisser aller les enfants au grand air.
Une autre chose très-utile à la santé de tout le monde , et sur-tout des enfants , c'est d^être
(i) C'était anssi une espèce de proverbe parmi les Grecs ^ pour désigner uû ignorant : Mw» vtîv, wht ypdipiiAaTa iwiç-atan disaient-ils.
souvent au grand air^ et de se tenir le moins qu'il est possible auprès du feu , même pendant l'hiver. Par ce moyen les enfants s'actQutume-* ront aussi à soufftir le chaud et le froid , le soleil et la pluie. Qui n'est pas fait à tout cela de bonne heure , ne tirera pas grand service de son corps dans ce monde : et quand les enfants sont déjà grands^ il n'est plus temps de commencer à les y accoutumer. Il faut y être habitué de bonne heure et par degrés. De cette manière, il n'y a presque rien que le corps ne puisse endurer.
Si je conseillais de laisser jouer les enfants au vent et au soleil sans chapeau^ je doute qu'on voulût m'en croire. On me ferait sur cela mille objections , qui dans le fond se réduiraient toutes à ceci , qu'en suivant mon avis les enfants seraient tout brûlés du soleil. Mais si notre jeune élève est soigneusement mis à l'abri de toutes les injures de l'air, si l'on ne Texpose jamais au soleil ou au vent, de peur que son teint n'en fût endommagé, c'est, je l'avoue, le vrai moyen d'en faire un beau garçon (i), mais
(i) Il me souvient sur cela d'un passage de Montaigne, qu'on sera, je pense, bien abe de voir ici: «Endurcissez «votre enfant à la sueur et au froid, au vent, au soleil, et « aux hasards qu'il lui faut mépriser j 6tea^lui tonte mollesse
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nullement un honmie propre k agir dans ce mo»âe. J^Be tnéme dire ici , que , quoiqu'oll doive avoir plus d*égard pour Idt beauté des filles, plus elles seipont expôsiées àFair, en ^orte qufe leur visage n'en soufflrè aucun* préjudice , plUs dies lieront ^saiâes et vigouiretises ; et que plus on les élèviera, à cet égard, d'une manière app'roôhante -de celle dont on doit élever les garçons, plus elles en l^etireront d'avantages pour tout le resrte de leur vie.