‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 13 sur 144 · S XI · texte numérisé non relu

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Le seul inconvénient qu'il y ait à craindre en laissant aux enfants la liberté de jouer en plein air, c'est qu'après quils se seront échauffés en courant çà et là, ils ne s'aillent coucher par terre dans des endroits froids ou humides. Je conviens. que cela, aussi-bien que boire froid lorsqu'on est échauffé par le travail, ou par un trop grand exercice , entraîne plus de monde au

« et déUoatesse au vestir et an «oucher , aa mangçr «t i^n <t boire; accoatumez-le à tout; que<:e ne soit pas iin beau « garçon et dameret, mais un garçon Vert et Yigoureùx. £n- « faut, homme, vieil , j'ai toujours cru et jugé de même. » Essais y liv. I, ch. XXV. Voilà bien des. choses en peu de ntëts. On trouve dans Montaigne quantité de pensées trèsjudicieuses sur l'éducation des enfants : j'aurai soin de citer dans Vocca»ion toutes celles qui se présenteront à ma mémoire. M; Loék0 «irait lu cet fiiiieur, et ea faisait cas.

DES EITFANTS. I9

tombeau ou sur le bord du tombeau, par des fièvres , ou d'autres maladies qui en proviennent ordinairement, qu'aucune autre chose que je sache. Mais lorsque l'en^fant est petit , ces inconvénients sont aisés à prévenir, parce que dans ce temps-là on a presque toujours les yeux sur lui. Et si alors on prenà soin d'empêcher abso- ItHnent qu'il ne se couche par terre ) ôu' qu'il ne boive des liqueurs froides lorsqu'il a chaud , cette défense , se changeant en habitude , servira beaucoup à l'en détourner lorsqu'il ne sera phis sous les yeux de sa gouvernante ou de son gouverneur. C'est , je crois , tout ce qu'on peut faire à cet égard-là : car à mesure qiie les enfants avancent en âge , il faut leur donner plus de liberté, et les abaudonner en bien des choses à leur propre Conduite ; puisque le plus sûr , comme le plus constant directeur que vous leur puissiez laisser , ce sont les sentiments que vous leur aurez actuellement inspirés par de bons principes et de fortes habitudes. C'est là de poîrlt essentiel , et à quoi il faut par conséquent s'attacher avec le plus de soin. Car, pour les règles et les maximes^ vOus avez beau les rebattre incéssamment aux oreilles , vous hé devez en espérer aucun fruit ni daiis ce cas , ni dans quelque autre que ce soit , qu'autant que la pratiqué les aura tournées en habitude. • '

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