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// ne faut pas donner de liqueurs fbrtes aux
enfants. ' '
Sur toutes choses , ayez soin que votre enfant ne goûte que rarement ou (i) plutôt jamais de vin ou quelqu'autre liqueur forte. Il n'y a rien qu'on donne plus communément aux enfants en Angleterre , mais il n'y a rien aussi qui leur soit plusi pernicieux. Les enfants ne devraient jamais boire de liqueuirs fortes que par l'ordonnance du médecin, lorsqu'elles leur sont nécessaires en qualité de potions cordiales.
£t ici il faut observer de près les domestiques et les reprendre sévèrement lorsqu'ils manquent
(i) Platon était d'avis que les enfants ne goûtassent absolument point de vin avant Tâge de dix-huit ans : Ap' cù vojao-
o7vou p,i% yeûiaOoii. Lib. II, de Legibus, Vol. vui, p. 186, éd. 3ipont.
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dans cet article. Comme ces gens* là mettent la plus grande partie de leur bonheur à boire des liqueurs fortes, ils sont toujours prêts à faire leur cour aux enfants de la maison , en leur offrant ce qu'ils trouvent eux-mêmes le plus à leur goût. Et parce qu'ils voient que ces sortes de boissons leur remplissent le cœur de joie, ils se figurent sottement qu'un enfant n'en saurait être incommodé. C'est donc une chose qu'il ùait tâcher d'empêcher avec toute l'application et toute l'adresse imaginables : car il n'y a rien qui soit d'une plus dangereuse conséquence^ e% pour le corps et pour l'esprit , que de laisser accoutumer les enfants aux liqueurs fortes, et surtout à boire en particulier avec les domestiques.
s XXI.
Comment on doit dispenser le fruit aux enfants.
Le fruit fait un des articles les plus délicats pour ce qui concerne le soin de la santé , et surtout à l'égard des enfants. Ce fîit pour le fruit que nos premiers parents risquèrent le Paradis , il ne faut donc pas s'étonner que nos enfants ne puissent s*abstenir d'en manger , aux dépens même de leur santé.
Il n'y a point de règle générale pour modérer ce désir , car je ne saurais entrer dans le sen-
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timent de ceux qui voud^aîeut défeudre entière^ ment le fruit aux en£ants , comme une chose qui leur est tout-à-fait pernicieuse. Une telle défense ne sert qu'à rendre les enfants plus avides dq fruit , et à leur faire manger tout celui qu'ils peu-r vent attraper , bon ou ixiaiuvais> mûr ou non mûr. Je serais d'avis qu'on interdit absolument aux enfants les melons ^ les pêches^ la plupart des prunes ^et toute sorte de raisins qui croissent en Angleterre. Tous ces fruits^ quoique d'un goût fort prévenant, ont i^n 'suc si mal sains qu'il £aiudrait, s'il était possible, que'les enfant^ n'ien vissent jamais, ou i»e sussent pas mémeiqu'il y en eût dans le pays. Pour les fraises, lés «;ei%es et les groseilles, kûrsqu'ellès sont bi^ mûres ^ je crois qu'on peisjt leur ai donner sûrement^ et même en grande quantité^ pourvu>quUlsiles mangent avec ces; précautions : premièdrement , que ce ne soit pas après le replks, comme lOii fait ordinairement, lorsque l'estomac est: déJ2t plein d'autre nourriture. Je serais d'àvîs qu'ils les mangeassent plutôt devant ou.eatne les fe<pas , et qu'on leur en. donnât pour leur déjeûné; Il faut, en second lieu.4 •qu'ils mangent 'ces fruits avec du pain, et enfin lorsqu'ils sont parfaitement mûrs. Â les manger de cçtte manière , je m'imagine qu'ils sont plutôt utiles que contraires à la santé. Comme les fruits d'été giot du r^^pjpo^ t;
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à la chaleur de la saison , ils- sont propreé à nous rafraîchir Testomac , que la chaleur abat et rend tout languissant. Par cette raison je nd serais pas si rigide sur ce point, que quelques-uns le sont envers leurs enfants qui, se trouvant si fort gênés à cet égard, au lieu d'une quantité* raisonnable de bons fruits. qu'on leur. aurait donnée, et dont ils se seraient contentés, en passent leur envie, niangènt sans retenue , et comme on dit va vieutre. déboutonné, tout >le ' fuéchant fruit qu^ils peuvent attraper , soit qu'ils en trou- Yciit par hasard , ou qu'ils lengdgent quelque domestique à leur en donner. 1
l^ourjes pommes et les poires qui sont bien rames ( et qui ont été cueillies, depuis quelque temps y f je crois iqu'ou; en peut manger sans evàitttev en' quelque temps ique ce soit ,{ et en grande quantité ,. sur-tout de^ pommes^ qui après le mois «d'octobre, li'oht jamâô^s, que je sache, fait dé mal à personne; .<,•'.
: Les 'fruits secs sans suereisont aussi: fort sains^ si je he'ine trompe. Mai^/ on doit s'abstenir de toutes Portes de confitures , dont il n'est pas aisé de dire: si i elles încomiiKident plus { i ) la personne qui leis'ifaitV'que betet-qui'les mange.
(i) Par les exhalaisons du charbon que respirent sans cesse les personiîesîqài font les donfiMures liqiiides dont il s'agit ici*
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Laissons donc aux dames tous ces mets sucrés, l'une des plus folles dépenses dont la vanité se soit encore avisée.