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// ne faut point contenter tes vaines fantaisies
des enfants.
C'est à 0ioa avis une chose très * évidente , que le jMrincîpe de toutes les vertus et du/vé*» ritable mérite, consiste à pouvoir vaincre ses propres désirs^ lorsqu'ils ne sont pas autcHÛés par la raison. Cette puissance s'acquiert et se perfectionne par la coutume à qui tout deiâent facile et familier , lorsqu'on s'y soumet de bcmne heure. C'est pourquoi , si j'en étais cru, je ocmh seillerais que , contre ce qu'on fait on €Uiooi$tumât les enfantsÀ dompter et, à 71 avoi^ point de fantaisies j même dès lé berce(iu. La première chose qu'il faudrait leur apprendre, c'est qu'ils ne doivent pas avoir une chose , quelle qu'elle soit j parce qu^elle leur plait^mais parce qu'on a jugé qu'elle leur est ulîle. Ainsi , après leur avoir fourni ji>ut ce qui leur serait absolument nécessaire , si ^n ne leur donnait jamais, ce qu'ils, auraient demandé en pleurant, ils apprendraient à s'esi piisaeir, ils n'auraient, garde de criailler et de se dépitef" pour ^ faii!« obéir, et ne seraient' point par conséquent
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k moitié si incommodas à eus: ^ mêmes et auat autres qu'ils le sotit, pour nWoir pas été co»* duits de cette manière dès letu* première enfance. Si jamais on n'eût satisfait leurs désirs , lorsqu'ils t^noignaient de Timpatience pour avoir une certaine chose, ils ne- pleuperment pas plutôt pour en avoir d-autres, qiîHIs ne- pleurent pour avoir la lune;