‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 56 sur 144 · LXXIII · texte numérisé non relu

LXXIII

Ues parents doivent prendre garde de ne pas

donner de mauvais èjeemptes à leurs erifants .

Aprè&. avoir irecnaisqué cond>ien le ccnnmerce dos iautres hommçâ est propre à faire de profopjdes im|)ireS£doQ$ sur notice esprit , et . combien les hommes, maié> suij-tout les èafismta, sont eocUns. agiter, je prendrai Ja liberté d'avertir leisparentSi/dL'uae choses c'est que celui qui veut qu(e: son enfant ait do: i^espeict pour lui et de la déférence pour ses<:ordt\esy doit avoir lui-même Ij^AilcoMJip de respect pour -son enÊont. Masoima 4^ifeU(rpit^^a.rewr€ntiaydi^{i) ntk auteur ju-

(t) JOTiwifi.; sat. XIV.- ♦

BES ExrjAirTS. î37

dijcietu. Yoii$ no dev^z point faire devaxife lui ce que vou$. ne vaudritoi. pas qu'il fil: à votre imitation. S'il vous échappe de &ire vous-même quelque chose que yous prétendiez £sdre passer en lui. pour \mi faute y il ne manquera pas de se .coÂAYrir de votrei exemple^ et je ne vois pas trof^.'bien coraiiiei^t vous pourrez alors tous adresser à lui pâur l'en corriger par quelque voie légitime. Si vous le punissez pour avoir fait ce qu'il vous voit faire à vous - même , cette sévérité ne passera pas dans son esprit pour une marque d'affection 'hi dix soin que vous prenez de le corriger de ses défauts , mais pour un effet de l'humeur chagrine et impérieuse d'un père qui, par une autorité purement arbitraire et destituée de tout fondement, veut priver son fils de la liberté et des plaisirs dont il jouit lui-même. Que si vous voulez faire passer la liberté quç vous avez prise pour un privilège qui appartient à des hommes faits , mais à quoi les enfants n'ont aucun droit de prétendre, vous ne faites par-là que donner une nouvelle force à votre exemple, et rendre l'action d'autant plus recommandable à votre enfant ; car vous devez toujours vous ressouvenir que les enfants se piquent d'être hommes bien plutôt qu'on ne croit ordinairement, et que s'ils prennent plaisir à porter des chausses ce n'est pas à cause

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de la làanière dont ^les sont taillées , ou pour leur commodité, mais parce qu'avoir des chausses , c'est en quelque sorte faire voir qu'on coin* mence à être homme. Au reste, ce que je dis ici de la conduite qu'un père doit tenir envers ses enfants, regarde aussi tous ceux qui ont quelque autorité sur eux , et pour lesquels leurs parents leur ordonnent d'avoir du respiect.

DES EITFANTS. iSq

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