‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 57 sur 144 · S LXXIV · texte numérisé non relu

S LXXIV

Manquements pour lesquels on ne doit pas

châtier les enfants.

IVL AÏS pour revenir à l'usage qu'il faut faire des peines et des récompenses , puisque , selon ce que nous avons dit ci- dessus, les enSstnts ne doivent point être châtiés à l'occasion de leurs petits amusements, de leurs manières peu régulières, et de tout ce dont le temps et l'âge les corrigeront infailliblement, il ne sera pas si nécessaire de battre les enfants qu'on le fait ordinairement; et si nous ajoutons à cela qu'ils ne doivent pas non plus étire châtiés pour les manquements où ils peuvent tomber eu apprenant à lire, à écrire, à danser, en apprenant les langues , le latin , le grec , etc. , il ne restera que peu de raison d'en venir aux coups. Le vrai

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moyen d'enseigner aux enfants ces sortes de choses, c'est de leur inspirer de l'inclination pour ce que vous voulez leur faire apprendre ; car par-là vous exciterez leur industrie, et les engagerez à faire tous leurs efforts pour réussir dans ' ce que vous leur proposerez. Je ne crois pas que cela soit fort difficile ^ faire , pourvu qu'on ait soin de manier les enfants comme il faut, et de mettre en oeuvre les récompenses et les punitions dont nous avons parlé ci-dessus; et qu'outre cela en les instruisant, on observe les règles suivantes.

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