‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 84 sur 144 · CXXVIII · texte numérisé non relu

CXXVIII

C'est ainsi qu'il hnt s'y prendre , à mon avis : si la négligence d'un enfant n'est pas un effet de la constitution générale de son tempérament, mais simplilbient d'une aversion particulière ou acquise qu'il a pour l'étude ; c'est ce que vou^

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devez prendre soin d'examiner et de distinguer exactenient. Mais quoique vous ayez les yeux sur lui pour observer à quoi il emploie son temps que vous laissez a sa disposition , il ne faut pourtant pas qu'il s'aperçoive que vous ou quelque autre personne pensiez à rien de tel. Cela seul peut l'empêcher de suivre son inclination ; car étant tout occupé de ses desseins , mais n'osant les mettre à exécution de peur que vous n'en soyez instruit^ il peut négliger de faire d'autres choses pour lesquelles il n'a pour lors aucun goût, et ainsi paraître paresseux, froid et indifférent, quoique dans le fond toute sa nonchalance ne vienne que de ce qu'il a l'esprit appliqué à quelque chose qu'il n'ose faire , de crainte que vous né le voyez ou que vous n'en soyez informé. Pour bien éclaircir ce point, l'épreuve doit être faite lorsque vous êtes absent, et que votre enfant n'a pas le moindre soupçon, que qui que ce soit ait les yeux sur lui. Dans ce temps de liberté, il faut que quelqu'un, à qui vous puissiez* vous fier , observe conunent il emploie son loisir, et si, lorsqu'il est ainsi abandonné à lui-même pour suivre librement ses inclinations, il laisse passer 1er temps dans l'inaction et dans* la molle nonchalance. Par l'usage qu'il fera de ce temps de liberté, vous distinguerez sans peine si c'est son humeur lente

DES ENFANTS. SIqS

et paresseuse^ ou bien l'aversion qu'il a pour les livres, qui lui fait perdre le temps qu'il devrait employer à l'étude..

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