‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 94 sur 144 · CXLII · texte numérisé non relu

CXLII

Après avoir inspiré à votre eilfant des principes de vertu, en lui donnant une véritable idée dé Dieu, telle qu'elle nous est sagement proposée dans le Symbole des jipôtfes , autant que son âg.e le peut permettre , et en l'accoutumant à prier cet Être suprême; ce qu'il faut faire ensuite , c'est de l'obliger, exactement à dire la vérité, »et de le porter •pai' toute sorte de moyens à Sire doux et bienfaisant: Faites-lui entendre qu'on lui pardonnera plutfkt vingt fautes, iqu'une seule dont il voudra s'excuser en déguisant ' la vérité;. et si vous lui* apprenez bientôt. à être doux e^ bienfaisant, vous lui inspirerez de boniie heure les sentiments qu'il doit avoir pour être un jour véritablement honnête homme ; car , généralement parlant , toutes les injustices viennent de ce que nous nous aimons trop nous-mêmesy et que nous tl aimons pas assez les autres.

C'est \k tout ce que je dirai en général sur cette matière, et qui suffit pour jeter dans le cœur d'un enfant les premières semences de la vertu. A mesure qu'il avance en âge, il faut remarquer de quel côté le porte son inclination naturelle; et selon qu'elle Péloigne du vrai sentier de la vertu en le faisant pencher plus qu'il ne faut d'un côté ou d'autre, l'on doit employer

les remèdes les plus capables de le ramener dans le bon chemin : car, parmi les enfants ^Adam, U y en a peu «d'aide?, h^ur^ui^ pour u'étF# pas ô««^ »\W quelque laiWej Kt, o'esît k déraciner to lîaible^ ou à W cont]f^bAl9n<:€f^ , qu'il faut %^%t^er danai Téducalion de9 euftot^, M^i» je ii§ saurais e'utr^ dan» uu. [4u$ grand dçt<til ^ui" k^ sujet, 9aus pasi^er le» boine^ que .J9 mi^ 9UMi précarités da«i9 ce petit ouwage. Jtlon dessim igt'est pas de fdure un d^si^ours wr toute» Ie§ yc^r tus et sur tous les nceA» ui de mo»br€;r 4Si»nr* ment on peut acquéey* dbaque "vertu , et ^e gu^ rk de ûhaque i^ice en particuli^^ quoique j'aki remarqué quelques-unes* des fautes les plus cÉr«diaaires aux enfants, et les ma}^eu$ qu^ imt ea^lojer pow les en cQrrâgcr;

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