‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 121 sur 141 · LIVRB II, CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

LIVRB II, CHAPITRE XII

Ce que c*>est que les Modes.

Premièrement , j'appelle modes , ces idées complexes, qui', qiiel^uè composées qu'elles soîeht} « renférmeht' point la Supposition dé subsister par elles - mêtoes , mais sont côriiidEé-^ rées comtïïe dés 'dépendances ôii dès' affections des substances : telles sont les idées signifiées par les rnot^ âè ' tnaà^e y dé gratitude , de' Meurtre,^ etc. Que* si j'eiriploie dans cette oceaiîôn'lè temJë de mode' dans un sen^ un "peu dîffiêréïït de cëhiî qu'on a accdutumè de iuî donner , je prie mon lecteur de ittlè pâtdonnet cette Kber«é ; car c'est une riëcfessité 'inévîiiable darii flcfs discours où l'ott ' s'éloigiie deS-' nàHëtis communément reçues, de faire de nouveaux mots, ou d'employer les anciens termes dans tiw signification wi .]>eu ©ou^pll^ ; jet ce. dernier 'ëxpédiedt <est pfeut-Jétre 1^ plus tolérable dans <îètte''rendontré. <) ^

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« les qualités ne spnt que .des tnodificauons des substances, « et l entendement y aioute les relations ; il s ensuit plus « qu on ne pensé. »,

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J50 DE ï.'.MNr^JfJ^MH^'^T HUMAIN.

Deux sortes d^\Mo4esy^es uns siinples, et les

autres mixtes^

1} y, a à^%. sçjçti^s de ce^imodp^.quimérjteat d^étre considérés à p^rt ij.JL^ uns ne^^onf que deif :C9qabin9Jisoi;i5, d'i4é^ ,si^plç^ da la même.

çspf5<?^^6sns îB^iw§^ ^'!?*^^?w^^^tÇ* ^4^» cpmme

UQie dpuzain/s,f,nti^, 7^Jlgfai^ç^,q\li ne sQnt^utre dipse <quç de^ id^s d'{i^)^.d'Mfpité$ disUoictes y jxHj^tes ^se^ble (4i)- » Et .. eus | jnodçs , je les oommei ^p^^^^r^imph^f p^ce;^ qu'ils sont; ftpfiçrp)^^) daqis le^ korii,çs 4'up^ 3^uliç idée simple; !^. H.jr, en a d'autee^ qui >o^t composés d'idées siÇ3plp^4e difiÊéreut:e;^jfi?pèce^^q]9i,'j<)mtes en- ^^0^4]^, ijflqu ^QuJ, q»>ifl.ç,:itçl^e est^ par exemple,

(6.i) « Peut -être' que dixdine et' vingtaine ne softt que «desf VélatioiiS)' et iiè''^kHit yôé^til«^s'l^'p(H> le rapport' (ta r«sèéadeiBmtT. («^s ix^ks^p/^^ ^fan^ et l!^|eQ4«r « ment les prend ensemble quelque gispereéç^.qii'eUes soient. « Cependant quoique les relations soient de l'entendement , «elles ne sont pas sans fond e m e nt ot r é alit é. -Car 4» pge- «mier entendeument. est l'origine des choses; et même la «réalité, de toutes choses, excepté lèis sùos tances simples , «ne consiste que dans lé fondement des "percepô'ons des « phénomènes des substances simples. Il en est 'souvent de « même à l'égard des modes mixtes, c'est-à-dire qu'il fau- « drait les renvoyer plutôt aux relations. »

LIVSB II9 CHAPITRE XII. 35i

l'idée ds \a. beauté^ opii Mt lia ceMain aisemblage de couleurs et dp traits, qui fait du plaisir à voir. Aisisi le vol, qui est un transport secret de la possession d'une chose sans le conseUH temenii du propriétaire, contient visiblement x^xkt coi^binaison de plusieurs idées de différentes espèces, et c'est ce que j'iaippelle modes

Substances singulières x)u collectives.

• En second lieu, les idées des substances sont certaines combinaisons d'idées * simples , qu'on suppose représenter des choses particulières et distinctes , subsistant par elles - mêmes ; parmi lesquelles idées, l'idée de substsi^^e, qu'on suppose sans la connaître (63;) , quelle qu'elle soit en elle-même , est toujours la piiemîêre et la principale. Ainsi, en joignant à l'idée dte substance celle d'un certain blanc pâle, avec certains degrés de pesanteur, de dureté, de malléabilité et de f4isibilité , nous avons l'idée du plomb-. De

(6a) a L'idée de la substaTiee n'est pas si obscure qu^ôn ^ pçnfi^. On en peut connaître çé- qoi' «e doit , et te qui « se connaît entiutrès choses; et méifite-iacdiinaissànce d^s « cottcrettf est jboi^ours antérieure à <3è\\<6 des abstraits: On « coÉnait pto' I0' chaud que ia çhaietrr. »

35a DE l'entendement humain.

même une combinaison d'idées d'une certaine espèce de figure , avec la puissance de se mouvoir , de penser et de raisonner, jointes avec la substance 9 forme l'idée ordinaire d'un homme.' Or , à l'égard des substances y il y a aussi deux sortes d'idées,, l'une des substances jingixiAère^^ en tant qu'elles existent séparément , comme celle d'un homme ou d'une brebis y et l'autre de plusieiu*s substances jointes ensemble, comme une armée cP hommes y et un troupeau de brebis : car ces idées collectipes de plusieurs substances jointes de celjte manière , forment aussi bien une seule idéç, que celle^d'un homme, ou d'une unité (63). ,

. • • • S 7- ' , Ce ^ue c'est que Relation.

•La troisième espèce d'idées complexes , est-ce que nous nommons relation d'une idée avec une autre , qui consiste dans, la comparaison : comparaison qui fait que la considération d'une

(63) <t Dans b fonds , il faut avouer que cette unité de « Gollectioiis n'est qu'un rapport ou une relation dont le «.fondement est dans, ce qui se. trouye en chacune des « substances siagid^èpras à part. Ainai ceis êtres par aggréga-^ « tion n'ont point d'autre unité acheyée que la mentale : «par. conséquent leur entité aussi est, ea quelque façon, « mentalç ou de phénomène , comnie^ceUe de Tarc^n-^l. »

l'IV^B II 9 CHAPITRE XI1.i 353

chose enfi^me exx 'elle-même la considération d'une autre. Nous traiterons p^e -ordre décès trois di£Fi^rentes espèces d'idâes. I

Les idées les plus abstruses ne viennent que de ^ deux sources ^ la sensation ou' la réflexion. '

Si nous prenons la peine 'de!: suivre pied^^àpied les progrès de notre esprit, et que nous nous appliquions à observer, comment il répète, ajoute et unit ensemble les idées simples qu'il reçoit par le moyen de la sensation ou de la réflexion, cet examen nous conduira plus loin que nous ne pourrions peut-être nous le figurer d'abord : et si nous observons soigneusenjent les origines de nos idées ^ nou^ trouverons , à mon avis, que les idées même les plus abstruses, quelque éloignées qu'elles . paraissent de» sens ou d'aucune opération de notre propre entendement, ne sont poiurtant que des notions que l'entendement se forme en répétant et combinant

les idées qu'il avait reçues des objets des sens , ou de ses propres opérations concernant les idées qui lui ont été fournies par les sens. De sorte que les idées les plus étendues et les plus abstraites nous viennent par la sensation ou par la réflexion : car l'esprit ne connaît rien , et ne a a3

354 0jE. L'EirTiE>in>B!»rEKT tÊ^fiiknx.

s^^pnût #iêa coimaîtK que plu: l\isagé o^rtiâakle' de ^es faraltiés , qu'il exei^e iur )e6 iéëés qtfî loi viennent par les cfajéCi «lttéVi(ÈUâ^s , oH pair le& opérations qu'il observe en lui-même, au sujet de celles qu'il a reçues par les sens. C'est ce cjj^e je tàch^erai (le faire vfoit k l'yard deB idées que .içous i^yons-de Ye^focej, du temps^ de Tmfiniti; et de quelques autres qui paraissent les I^Us^igaéés de ee^ idifuit sMtfbés.

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hiv^i^ II, ,GHAp;Tas XIII. 355

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