‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 122 sur 141 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

DE^ MopES Simples; et pbemierement de ceux

DE L espace.

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Des Modes simples.

(Quoique j'aie d^a padé fort ^ouveut des idée^ simples, qui sont en effet les matériau?: de toutes nos connaissances , cepeudant comme je les ai plutôt considérées par rapport à la manière dont elles sont introduites dans f esprit, qu'en tant qu'elles sont distinctes d.es wtres idées plus compose;» ^ i^l ne sera peut - êtrç p?i$ hprs d? propots d'i^A çpn^idéiri^r eqçqre quelques - une^ sous Q^ demiçr rapport, çt d'examiner les diffjéreptes jïiodiifiQa,tiQns . de j» çiême j^^ée^ ^ç l'esprit trpuye daqp Içs pjbjets eidsti^nts ^ pu <j[i^'U est .capable de former ; ep ,lui-|nem.e , fiaps ]p sepours d'aucuu pbjet extérieur , ou d'apcuni^ cau^ç iéti:^ugèi:ç. ,

356 DE l'entendement humain.

Ces modifications d'une idée simple, quelle qu'elle soit (auxquelles je donne le nom de modes simples , comme il a été dit ) , sont des ' idées aussi parfaitement distinctes dans l'esprit, que celles entre lesquelles il y a le plus de distance ou d'opposition. Car l'idée de deux ^ par exemple , est aussi différente et aussi distincte de celle ^un , que l'idée du hleu diffère de celle de la chaleur^ ou que l'une de ces idées est distincte de celle de quelque autre nombre que ce soit. Cependant deux n'est composé que de l'idée simple de l'unité répétée ; et ce sont les répétitions de cette espèce d'idée qui , jointes ensemble , font les idées distinctes ou les modes simples d'une doulzaine, d'une grosse y d'un million , etc.

i • . .Idée de l'Espace.

Je commencerai pat Yidée simple de Fespàce.

J'ai déjà montré dahs le chapitre quatrième de

ce second livre , que nous acquérons l'idée de

l'espace et par la vue et par l'attouchement ; ce

qui est, ce mé semble , d'une telle évidence, qu'il

serait aussi iiiutile de prouver que les hommes

aperçoivent par la vue la distance qui est entre

des corps de diverses coùleurè ou ènti'e les

parties du même corps, qu'il le iétsit de prouver

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