‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 125 sur 141 · LIVRE II, CHAPITRE XIII. 37I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XIII. 37I

la continuité n*fin peut être , ni r^Memeni, , uf mentalement séparée. Car je défie qui qu^B ce soie , de pouvoir écarter , tnêmt^ par la peosée , une partie de l'espace d'avec une autre. Diyfsçr et sépi|ér actuellement , c'e»t, à ce que je crois, faire deux superfidfes en écartant: dç^ parties qui faisaient auparavant une 4(|Uiai^tité cpatinue ; et diviser mentaleaiefiit , cfest im^i^iDer deux siiperficietf , ou auparavant il y avvit continuité , et les considérer comme éloignées Tune de l'autre, ce qui ne peujt se faire que dans les choses que l'esprit considère comme capables d'être divisée? , et de recevoir , par la division , de nouvelle^ surjE^ces distinctes , qu'elles n'ont pas aloî:s, mais qu'elles sont capables dWoir. Or, aucune de ces sortes de division, soit réelle pu mentale^ nçj^urait convenir, ce me semble, à l'espace pur. A la vérité, un homme peut considérer aultantt d'un tel espace^ qui réponde ou soit commensurabk , k un pied , sans penser aijL reste; ce qui est bien une considération de certaine portion 4e l'espace , ;rnais n'est point une diviaion même mentale , jp^^rce qu'il n'est pas plus possible à im homme de faire une division par l'esprit sans réfléchir sur deux surfaces séparées l'une de l'autre , que de diviser actuellement sans faire deux surfaces écartées l'une de l'autre. Mais considérer des parties, ce n'est

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poiiït les diviser, • Je puis considérer la lumières dans le soleil sans faire réflexion à sa chaleur, ou la mobilité dans le corps sans penser à son étendue ; mais par-là, je ne songe point à séparer la lumière d'avec la clialeur, ni||^ mobilité d'avec l'étendue. La première de ces choses n'est qu'une simple considération d'une seule partie , au lieu que l'autre est une considération de deux parties , en tant qu'elles exigent séparément.

En troisième lieîi, les parties de Y espace pur sont immobile.^ , ce qui suit de ce qu'elles sont indivisibles ; car comme le mouvement n'est qu'un changement de distance entre deux choses , un tel changement ne peut arriver entre des parties qui sont inséparables ; car il faut qu^elles soient par cela même dans un perpétuel repos Tune. à l'égard de l'autrei'^^^^'

Ainsi l'idée déterminée de V espace pur le distingue évidemment et suffisamment du corps ^ puisque ses partiéé^sônt inséparables, immobiles, et sans résistance au mouvement du corps.

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