‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 17 sur 141 · LIVRE I, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE I

rame n'aperçoit gpu n'entend point, c'est, ce me semble, une espèce de contradiction : l'action d'imprimer ne pouvant marquer autre chose (supposé qu'elle signifie quelque chose de réel en cette rencontre) que faire apercevoir certaines vérités. Car- imprimer, quoi que ce soit dansl'ame, sans que l'ame l'aperçoive, c^est, à mon sens, une chose à peine intelligible. Si donc il y a de telles impressions dans les âmes des en- £mts et des idiots , il 4aut nécessairement que les enfuits et les idiots aperçoivent ces impressions, qu'ils connaissent les vérités qui sont gravées dans leurs esprits , et qu'ils y donnent leur consentement. Mais comme cela n'arrive pas , il est évident qu'il n'y a point de telles impressions. Or, si ce ne sont point des notions imprimées naturellement dans Famé, comment peuventelles êfre innées? Et si elles y sont imprimées, comment peuvent - elles lui être ♦ inconnues ? Dire qu%ne notion est gravée dans Famé , et soutenir en même temps que Famé rie la connaît point , et qu'elle n'en a #u encore aucune connaissance,* c'est faire de cette impression un pur néant. On ne peut point- assurer qu'une certaine proposition- soit datis Fesprit , ^lorsique Fesprit ne Fa jamais connue, qu'il n'eh à jamais eu la conscience : car si on peut le dire de quelque proposition en particttlierj on» pourri

J2Î2 DE l'eIÎTEICDEMEICT Ç.UM AIN. ^

sputenir par la même raisoiy que toutes le^ pi:oposimans qui sont véritables ,et que l'esprit pourra jeûnais regarder comme t^^»^ sont déji ^priméeé dans J'arne. Puisque , si l'on peut .4ire qu'uue chose est dans l'ame , quo^qye i'ame ne l'ait pas encore connue, qe ne pe^t ^r^ qu'fi jç^use qu'elle ^ 1^ capac^Mié qi;l la faculté de lit connaîtra : faculté qu;l s'éjtend sur toutes Jes vér rites qui pq^rropt venir à sa conn^issiuice. fiiep pIÙ3^ ^ le .pr^endre de ceinte manière, on jpev^ dire qfi'il y a dê$» vé;rité^ gravée^ dans l'fim^^^ q,ue «l'ame n'a pour|;ant jamais connii^^ ^.et qu'elle ne connaîtra jfuajiais. £ar. un hamn^e ^vA yivi*e long-temps , et mçurir ei;£n dans l'ignorance d^ plusieixrs vérités que son ^esprit était ,capable dfi ppni^aj4xe , et méwe avec une .entière certjutud^. J)e sorte q\^e si , p^r ces iny^R^ssiqns n^turellep qu'on soutient éjLre .4ans ^'fim/e, on enitend :1a capacité que l'ame ^ dp cf^fim^v^ certaines véf4tés, il s'çQSWvr^ de là, que t^ji^te^s J^^ yérifés q^'i^n homw^ yLÇf^jt à ^copu^Atr/^, gont jutant .d^y^rité^i^^ée$.^t ainsi cette ^wd^ ^juesftian ^p rié4iiir* <uiiiq:M*roent k Am^ qm \ceiwt qui PMlpnt de principq^ iim^^y f9^lmt tr§$-impriOpWJWînt; çaais qw d^yj^ Ip jfw4 ils fcrpi^nt la i^^e chose qw cjm^ qui nije^Jt qu'il j 0^ yàH: 'W je nfs p?nse jpas qoç per^Q^p^. ^t jamais wé^ c|ue l'ame n^ fi^ capable d^ cpnna||^e plu-

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