LIVRE I, CHAPlifeÉ I
aèà qtf oli reiiteild dire éi qii'ôn la è'onifîrénâ;
doit passer pour une proposition innée; iôiit I
aussi bien que cette tnâxime : Il est impossible
qiiune diose soit et ne soit pas en même êemps'f
puisqu'à. i^t égard elles^ sdnà dabs uue- paréatite
égalité. Quant à ce que \oettè dernière nuueime
est plus générale, tant s'en faut que cela la
rende pliik innée, qu'dil contraire c'est pour
cela tiêmè qtfeïte esï jpliis èîbigiiëe de ï^'étré.
Cir\ iès îdëés ^éiiëràlès et abstraites étant
d'abord jiltlfe éti*ingèrés à nôh*ë esprit que les
iSëek âék J)f dpaâièioiis particulières qui tont
ëvîdëilléà ' p3i*' elles -hiëmes, elles entrent par
cohs'ëqùënt plîis lard Bkns un es{)rit qui com»
mèncè ii àe former (7). Et pour ce qui est de
riitllitë de ceâ maiim^és, tant Vantée^, on verra
peut-étte ijli'ëllé ri''ést pas si considérable qu'on
se l'imaginé brdihairéraëdt, lorsque nous exà-
minei-biis Jiliis jiàrticltlièrethéiit , en son lieu,
(7) « Iles principes généraux entrent dans nos pensées, « dont ib font Tame et là Uaison. Ils y sont nécessaires, « comme les muscles et les tendons le sont pour marcher, « quoiqu'on n'y pense point. L'esprit s'appuie sur ces ^rià- « ci{ies à tous moments ^ Mais il hè vient pas si aisément à « les démêler et à se les représenter distinctement et sépk- (' rément , parce que cela demande une grande attention à "( ce qu'il fait; et la plupart des gens, peu. accoutumés à 1 méditer, n'en ont guère. »
^8 DE l'eUTEUDEM^HT HDHA.IH.
quel est le friût qu'on peut recueillir de ces maximes.
S ai- Cequiproaveque le$ propositions, qi^on appeUe innées, ne le sont pas, c'est quelles ne-sont ■connues qu'après qu'on les a proposées.
Mais il reste encore une chose à remarquer sur ie consentement qu 'on donne à certaines propositiqns, dès qu'on les entend prononcer et qu'on en comprend le sens; c'est que, bien loin que ce consentement lasse voir que ces |vopositious soient innées, c'est justement une preuve du contraire : car cela suppose que des gens qui sont instruits de diverses choses ignorent ces principes jusqu'à ce tpi'on les leur ait proposés, et que personne ne les connaît avant que d'en avoir ouï parler. Or, si ces vérités étaient innées, quelle nécesdté y auraitil de les proposer pour les faire recevoir? car, étant déjà gravées dans l'entendement par une impression naturelle et originale (supposé qu'il y eût une telle impresâon, comme on le prétend), elles ne pourraient qu'être déjà connues. Dira-t-on qu'en les proposant on les imprime plus nettement dans l'esprit que la nature n'avait su faire? Mais, si cela est, il s'eosuivra de là qu'un homme connaît mieux ces vérités, après qu'on les lui