LIVRE I, CHAPITHE II. 8r
qu'on voit tous les jours que Fintérêt particulier et la bienséance obligent plusieurs per^ sonnes à s'attacher extérieurement à ces règles, et à les approuver publiquement, quoique leurs actions fanent assez' voir qu'ils ne sotigent pas beaucoup^u législateur qui lies leur a prescrites, ni à l'enfer qu'il a destiné il la punition de ceux qui les violeraient.
Eh effet, si sans vouloir, par civilité, attribuer à la plupart des hommes plus de sincérité qu'ik n'en ont effectivement , nous regardôni» leurs actions comme les interprètes de. leurs pensées , nous trouvons qu'intérieurement ils n'ont point tant de respect pour ces sortes de règles, ni une fort grande persuasion de leur certitude et de l'obligation où ils sont dé les observer. Par exemple, ce gi^ând principe de morale, qui nou^ ordonne de /aire aux autres ce que nous voudrions qui nùùs fili fait là nousmêmes y est beaucoup plus reteotririiaiidé qiîè pratiqué. Mais l'infraction de cette règle ne sfaofàit être si criminelle , que' la folie de celui qui enseignerait aux hommes que ce n'est pas un précepte de motale qu^on soit obligé d'observer, ne parut encore plus contraifëà cëiàémè intérêt a 6
3^ DE L'jE:]yT.£ICJ)£lI£NT HUMAIN.
aj^giiel l/g;s,^l;toi!ncp,ç8 s^oiii&eot, qizand ils violant
ié^ êonsêience ne p^iHii^ pas qu'il y' ak €êëêcune h : \ i^^eÂé mora^jB innée, g
On dira, peut-être, que pui^ue^a .conscience nous reproche i'iij^action de ces règles, il s'ensuit de là que nous en i^connaissons intérieui^Qi^nt lajystiqe et rpbjijg^^iQq. A cela je réponds 5PMî„ j^ps :q«ç.k»at^rfi ait iri^. gravé dans le ./^flt,^^ hx)wme^^ j^ «{)i^,^suÉé qu'il y,en a ^Wffeur^ qMi„ |)ar,Jl^ 9i(|m^.,Wftei cp^lils paryien- ;jKeq^,.^,J^ «Mwftifsancet^e.^wsiçifl-s autres vé- ^^,, j>jeuyçïit,yWJf,àry^ÇQ«<laî|i:ç la justice et 4;ï4ili^tt9p 4e jplusiep!t;^4'ièg^jde iporale. D'au-
jtffsjpefj-y^t piïii^tBe.iwstiW^Ç PfT l'éducatioi»^ *?r.,.^ç§ f^pagsues jju'U^.^^entent, et p^
4fÇi,ç^imnnes.^ 4ç,ur. P^ys; ,ej.,ftçtte persua$icka j^. .fois .^liatuHe , vç^ ^. ?(,tw i^W copscience., Ji¥(^ ^yf^t i^tt^fii/îtese q»e .l'î^f^p/ï que mou^ ^m n^uspùiêni^ JjfJ% ^eç^tftff^ morale, ot/t jjfe Iff^^rner^i^ 4p.ffo^: o09ns. Or,.» la con,- ^^ ^^^}^M BSeqyjÇ jdfi,rfiçi$tgp9e:.des prin- ,^Ji«i*.Mff^r,§fi«d>WPBÇfi PPun;4««t *fre optl^s; 4%^Nttn?> #iffi.:.j^^^s i,;pi9«(!pi^. ^rli»iQ^