‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 43 sur 141 · LIVRE I, CftAPIfUÉ ÎI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CftAPIfUÉ ÎI

aujourd'hui, c'est un grand déshonneur, en certains lieux, que d'être inhocent sur cet article- Enfin, «i nous jetons les yeux hors de chez nous, p^ur . voiï ce qui' se passie dan& le i^te du monde , et considérer ks hommes; tels qu'ils sont effectivement, nous trouverons qu'en un lieu ils iônjt scruplild de faire oi\ de nég^Kger (scDtùaeB choses , pendant qu'àittenrs dfaatres cvoîent mériter récompense e^ s'^diislenant des mêmes chose» que ceux-là font par un motif da^ conscience , ou en Êaisant ce que ces premiers n'oseraient fabe ( i6).

(i3) « La science morale (outre les instincts ,. comme « celui qui fait suivre la joie et fuir la tristesse) n'est pas « autrement iiinée que Tarithmétique , car elle dépend aussi < des démonstf Etions^ que la lumière interhe fournit... Mais « le&ibstiBets ne portes^ pafi à Taction d^une manière in vin* « cible ; on y résiste par des passions , ' on les obscurcit « par des- préjugés, et on les altère par des coutumes con-

« traires Cependant la plus grande et la plus saine partie

« du genre humain leur rend témoignage. Les, Orientaux « et kis Gi^cs ou Romains, FAlcoran et k llible conviennent «en cela.... La cotttume, la tradition, la discipiuie, s'en « sont mêlées , mais le naturel est cause que la coutume «r s'est tournée plus géliéitileMent du bon côté sur ces ée-t yoîfs.... La natui^ donné à l'homme, et à la plupar^ des « animaux, de Paffectiori 'et de^ia doucenr pour ceux de « lettr espèce..;. Après cet instinct général de société y qitt « se peS 9^i^tT pMlantropie dans Thomme, il y en a de « plus particuliers.... Mais, dans le fond, ces impressions.

88 1>E ï,*j:NTEirD;EMlîNT HUMAIW.

J>j hommes ont des principes de pratique^ opposés les uns aux autres.

, Qui prenc^a la peine de lire avec, soin l'histoire du genre humain , et d'examiner d'un œil indifférent la conduite des peuples de la terre , pourra se convaincre lui-même qu'excepté les devoirs qui sont absolument nécessaires à la conservation de la socpiété humaine (qui ne sont même que trop souvent violés par des sociétés entières à l'égard des* autres sociétés), on ne saurait nommer aucun principe de morale, ni imaginer aucune règle de vertu qui , dans quelque endroit du monde , ne soit méprisée ou contk*edite par la pratique générale de tjuelques sociétés entières qui sont gouvernées par des

» quelque, naturelles qu'elles puissent être, ne sont que des «c aides de la raison, et des indices du conseil (dessein)

« de la nature Sans la raison , ces aides ne suffirai^

«t pas pour donner une entière certitude à la murale.... Ainsi <( on peut distinguer les vérités innées d*avec la Iqmière mfh « turelle (qui n'en contient que de distinctement connaissa- « blés ) comme le gciore doit être distingué de son espèce , « puisque les lyérités innées comprennent tant \es%Mtinctf a €p» la lumière naturelle, »

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