LIVRE .1, CHAPITRE II. lîàS
là le privilège des principes innés , d'être reçus sur leur propre autorité , sans aucun examen , je ne vois pas qu'il y sût rien qu'on ne puisse croire , ni comment les principes , que chacun s'est choisis en particuher, pourraient être révoqués en doute. Mais , si l'on dit qu'on peut et qu'on doit examiner les principes , et les mettre , pour ainsi dire , à l'épreuve , je voudrais bien savoir 'comment des premiers principes , des principes gravés naturellement dans l'ame,. peuvent être mis à l'épreuve ? Ou du moins qu'il me soit permis de demander à quelles marques et par quels caractères on peut distinguer les véritables principes , les principes iitaiés , d'avec ceux qui ne le sont pas , afin que , parmi le grand nombre de principes auxquels on attribue ce privilège, je puisse être à l'abri de l'erreur, dans un point aussi important que ^elui-là. Cela fait, je serai tout prêt à recevoir avec joie ces admirable)» propositions, qui ne peuvent être que d'une grande utilité ; mais , jusque-là , je suis en droit de douter qu'il y ait aucun principe véritablement inné, parce que je crains que le consentement universel, qui est le seul caractère qu'on ait encore produit pour discerner les principes innés, ne soit pas une marque assez sûre pour me déterminer en cette occasion , et pour me convaincre de l'existence^ d'aucun prin-
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cipe imié. Par tout ce que je viens de dire , il pa* rsàt dadremeiKl, à mon avis, qu'il n'y a poiiit à» ptincipe de pratique dotit tous les hommes conviennent ; et qu'il n'y en a , psqr conséquent , auccm qn'cm psnsse appdér inné.