LIVRE 1, CIIÀPITKK IIÎ. lf)J
tradènl nécessairement s'ils étaient dans leur esprit, ou qui, leur ^tant inconnus, y seraient fort inutilemei^t. Or, puisqufe tous les hoxpmes ne les cpnnaîssent p^s , et ne peuvent* même les dis» tingoer des autres v^ités , dont la connaissance^ leur vient certainement de dehors, nous sommes en droit de conclure qu'il n'y a point die teb principes.
Les hommes dowent penser et cormaitre les choses par eux-mêmes.
Je né^ saurais dire à quelles' censures je puis m'élre eit jiosé ea révoquant en dbute qu'il j ait des principes innés, etsi Fon ne dira point que je renverse par là les anciens fondements d^lé connaissance et de la certitude : mais je croisa du moins que la méthode que j*lai suivie , étant confortoe^ à W vérité-, rend ces fondements plus inâ>rankibles. Utte autre chose^ dbnt je sui» aussi très-sûp, c'est- que , dans ïè- discours sui-^ vaut-, jle ne me suis point» féiit uHe loi^ d^àban^ dotiner ou Aè- suivre Taùtoritîé de- qui que ce soit; La Vérité a* été mon* unique but : par^tout où elte a- palpu îlaé conduire', j^ Y'di suivie sans aucune prévention, et- sans-^me mettre- en peine si qiielqiie autre avait suivi ou non le même chcnnn. Ge n'est pas quèje u'aici beaucoup de res^