DE L AUTEUR. XXV
mes lecteurs , qu'excepté une demi-douzaine de peiv sonnes, ce n*étaitpas pour eux que cet ouvrage avait d'abord été destiné* et qu'ainsi il nest pas nécessaire qu'ils se donnent la peine de se ranger daès ce petit n^bre. Mais si, malgré tout cela, quelqu'un juge à propos de critiquer ce livre avec un esprit d'aigreur et de médisance, il peut le faire hardin^ent, car je trouverai le moyen d'employer mon temps à quelr que chose de meilleur qu'à repousser ses attaques. J'aurai toujours la satisfaction d'avoir eu pour but de chercher la vérité , et d'être de qudque utilité aux hommes , quoique par un moyen fort peu considérable. La république des lettres ne manque pas présentement de £imeux architectes, qui, dans les grands desseins qu'ils se proposent pour l'avancement des sciences, laisseront des monuments qui- seront admirés de Ja postérité la plus reculée ; mais tout le monde ne peut pas. espérer d'être un Boyle, ou un Sydenham. £t dans un siècle qui produit d'aussi grands maîtres que l'illustre Huygens et l'incomparable M. Newton, avec quelques autres de la même volée, c'est un assez grand honneur que d'être employé en qualité de simple ouvrier à nettoyer un peu le terrain , et à écarter une partie des vieilles ruines qui se rencontrent sur le chemin de la connaissance, dont les progrès auraient sans doute été plus sensibles , si les recherches de bien des gens pleins d'esprit et laborieux n'eussent été embarra^ées par un savant mais frivole iisage de termes barbares , affectés et inintelligibles , qu'on a introduit daps les sciences et ré»
duit en art; dfe s€ft%e qtie la philosophie, qui n'est autre chose cfue la Véritable eônn^ssaiice des choses, ^ été jugée iilcfigtie oa incapable d'être admise dans h. conversation des personnes polies et bien élevées. Il y a si tong^temps qtiè Fabus du langage et c^^ tahies façons de parler, vagues et de nul sens , passent pour des mystères de ' science , et que de grand» inot3 ou deis tei^mes mal 'appliqués, qui signifient fort peu de dhose, ou qui ne signifient absolument rien, se' sont acquis, par prescription, le droit de passer fàu^ssem^nt^tirle savoir le^phis profond et le plus abstrus, qu*il^»e/ sera pas Qicite.èe persuader à ceut qui pat*leM' ce langage , tm qui' I entendent- pat-* ter, que ce n'est dtttis -te'foïid' ^ûiitré chose qii*ùn'moyen de cacher soirt ignol^a^iï^ ,' et tf^vrêteir le progrès de k vraie coniiftisstiuee. Âitii^i , jif- m'imagine que ce sera rendre service à' 'r^ntiéodennent humain , de feirô quelque brèehe à'-ce^ sanctuaire 'd'ignorance et de va-» flité. Quoiqu'il y ait foijt p^u 'de geui qui s'avisent dé soupçonner que , dans l'uëage de^ mots, ils trompent ou soient trompée-, 6u' que le^ langage de la secte qu'Ss 6nt embrassée ai^ aueuri' défaut qtti fhérite d'être exa^ miné ou corrigé, j'espère pouHanf qu'on m'excfasem de m'être si fort étendu éur ce ^jèt, dans lé troisième Kvre de cet ouvrage, et d'avoir tâèhé de faire voir si évidemment det abus des mots, que la longueur inré* térée du mal, ht l'empire de' là coutume, ne pussent plus servir d'excuse à ceux qui ne voudront pas se mettre en peine du sens qu'ils attachent aux tinots dont ils se servent, ni permettre que d'antres en'refcherchent la signification.
DE L AUTEUR. XXvij
Ayant Sait imprimer un abrégé de cet Essai, en i6S8 (a) 9 deux aps avant la publication de tout Fou- ▼rage, j'ouïs dire ^jtfû fWt condamné' par quelquei^ personnes avant queUesise fussent donné la peine de le lire^fiar la raison qif*6q y niait les id^es innées, concluant avec un peu trop de précipitation que, si Ton ne supposait pas des idées innées, il resterait à peine quelque notion des esprits , ou quelque pveuv^* de leur existence. Si quelqu'un conçoit |in pareil pré«j jugé à l'entrée. de ce livre, jç le prie ^e ne laiiss^r pas* de le lire d'un bout à l'autre : apcès quoi f espère qrfil sera convaincu qu'en renversant de faux principes on rend service. à la vérité, bien loin de lui fairW aucun tort; laTérité n'étant jamaia si fort bléâsée,' ou' exposée à de si grands dangers, que lorsque h fous^etéest mêlée avec elle, ou qu'elle est emj^byée à lui servir' de fondement. » *.
f^oici ce que J' ajoutai dans la seconde Édition.
Le libraire ne me lé pardonnerait pas, si je ne disais rien de cette nouvelle édition, qu'il a promis de purger de tant de fautes qui défiguraient la première. H souhaité aussi qu'on sache qu'il y a dkns cette édi-
{a) Cet abrégé sp trouve en fra^ça^ dai^f le tome 8*, (p. 4d ~~ '4^) de la Bibliothèque universelle deJ^an Leçlerc ( Amsterdam , i688 ), sous ce titré : Extrait d*un Ifvreanglais quirCestpas encore publié , intàulé : Essai Philosophique , ctmcemani /'entendement, etc, , communiqué par M» Locke,
XXVllj PREFACE
tion un nouveau chapitre touchant Yidéntiié, et quantité d*additions et de corrections qu'on a faites en d'autres endroits. A Tégard de ees additions, je dois avertir le lecteur que ce ne sont pas toujours des choses nouvelles) mais que la plupart sont ou de nouvelles preuves de ce que j'ai dit, ou des expUcations pour prév^r les faux sens qu'on pourrait donner à ce qui avait été publié auparavant, et non des rétractations de ce que j'avais déjà avancé. J'en excepte seulement les changements que j'ai faits au chapitre XXI du second livre.
Je crus que ce que j'avais écrit en cet endroit sur la liberté et la volonté y méritait d'être examiné avec toute l'exactitude dont j'étais capable ; d'autant plus que ces matières ont exercé les savants dans tous les siècles , et qu'elles se trouvent accompagnées de questions et de difficultés qui n'ont pas peu contribué à embrouiller la morale et la théologie, deux parties de la connaissance sur lesquelles les hommes sont le phis intéressés à avoir des idées claires et distinctes. Après avoir donc considéré de plus près la manière dont l'es^ prit de l'homme agit, et avoir examiné avec plus d'exactitude quels sont les motifs et les vues qui le déterminent , j'ai trouvé des raisons de changer quelque chose aux pensées que j'avais eues auparavant , sur ce qui détermine la volonté en dernier ressort dans toutes les actions volontaires. Je ne puis m'empêcher d'en faire un aveu public, avec autant de facilité et de firanchise que je publiai d'abord ce qui me parut alors le «plus raisonnable , me croyant plus in*
DE L 4UTEDR. XXIX
téreasé à renoncer à une de mes opinions, lorsque U vérité lui paraît contraire, qu'à combattre celle d'une autre personne. Car je ne cherche autre chose que la vérité , qui sera toujours bienvenue chez moi , en quelque temps et de quelque lieu qu'elle vienne.
Hais, quelque-empressement que j'akàabandonner mes opinions et à corriger ce que j'ai écrit , dès que j'y trouve quelque chose à reprendre, je suis pourtant obligé de dire que je n'ai pas eu le bonheur de retirer aucune lumière des objections qu'on a publiées contre différents endroits de mon'livre, et que je n'ai point eu sujet de changer de pensée sur aucun des articles qui ont été mis en question. Soit que le sujet que je traite dans cet ouvrage esige souvent plus d'attention et de méditation que des lecteurs, trop hâtés, ou déjà préoccupés d'autres opinions , ne sont d'bu- . meur d'en donner à une telle lecture, aoitque mes expressions répandent des ténèbres sur la matière même, et que la manière dont je traite ces notions empêche les autres de les comprendre facilement, je trouve que souvent on prend mal le sens de mes paroles, et que je n'ai pas le bonheur -d'être entendn par-tout comme il faut.
C'est de quoi l'ingénieux (i) auteur d'un IMscours sur la aature de Vhomme m'a fouBni, depuis peu, un exemple sensible, pour ne parler d'aucun autre. Car l'honnêteté de ses expressions, et la candeur qui^con-
(i) M. Lowde, ecdésiastique anglais, mort depuis quelque temps.
xHsi pe:éfaC£
vient aux peesénnes de son ordre ^ m'empéehent de penser qu'il ait Vouhi insinuer sur la fin dé sa pré* &oe qiue ^ par. ce que j'ai dit au chapitre XXVIII (Su) du second livre j j'ai véulu e)ianger la rvertu en .loicè et le "vice tn "Vértu^ à moîass quil n'ait mal pris ma penaééyCe qu'il n'aurait, pu fainr^ s'il se f&t donné la peine de oonaidierer quel était* lé. sujet que j'avaisiaioia en main , et le dessein ;pmnei|>al de ce» diapître ^j/qui eisit assbz netleittént exposé dans lé qoatrièiiiepaEagra-* phé citdans les suivante (i)^ Cai^^ en «et dndvoit^ mon but néta^t pas de donner des règle» de nottaiey unis dé moiinrer l'origine, et la natotré >dea idi^ea moirabsi et de ^ésîgyiei? lès. rè^es dont lés :hoaniii«s'ae servient dans les relations morales y soit que «esr^les soient vraièâ ou fai^ssesi.A>cetfis occasion Je remaiqtie ce que e'eat qui, da«i6 JeJan^j^age de chaque pays ^ a uiie dé^ nominatiioh ^qni: répond :à. ce que nous appelons ^ince et vertu dàns^ie nôtiléç de cpni tue tkangepomé la na^ tare des cAo^es, quoique- général les hommes jugent df^ leurs.adtioàÉs selon l'restime et lés ooutnmëst^lu pays ou de la éeoteon.ils vivent^ eft que ce soit sur cette estirafi qu'ib letir donnent! tdle on telle dénomina» tion. ... I' ■ ;î.. r>
Si» cet auteur aimt pris, la peipe < del^éi^elkir aùH ce que j'jsH dît^livi i.^cha|). is'^jJ^iSf ^Mrh «.^'daap. a8<, ) i3., 1)49 tS et !io^ il aundt lappjris.bë'^e je pense de^ la nature* éternelle et iiialtéfable diL juste et dé l'injuste, et ce que c'est que je jdomme VMtu et viçe,i
-1 — : — . . ' ■ • ' ^ — ; — ! \ .vf.^i - ., — T*-:: — ^\ f^ \ —
(i) Tome a, liy. a, chap. a8, § 4.
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DE 1^ JkHTEUR. XXiq
et ail eût pris .garde que, <lai^- Fendroit cpi*il cite,^ je rapporte seulement, conume un point de fait, ce cpie c'est que d auttes appellent ^féA^u^ et fuice^ 'il n*y aurait pas trouvé liiatièré à aucune eensute^sonsidécaUe. Car je ne cr^i^ pas me méconipter heaucotip en disant qu'une des règles, qu'on prend daiPs ée monde pour fondement ou mesure d'une relation morale « c'est r.estime et la iréputation qui est .attachée à divenes sortes d actions en différentes' sociétés d'hoàimes ; en conséquence de quoi , ces actions sont appelées ifertus et vises.: et, quelque fond que. le savant M. Lowde laase sur ^on vieux Dictiofïnaire anfflais^ j'ose dire ( si } étais obligé d'en appeler à ce dictionnaire ) qu il ne lui enseignera nulle part, que la même actioa* n'est pas autorisée dans un endroit du monde sous le nom de vertu , et diffamée dans .un autre endroit ^ où elle paase pout* T^ice et en porte le nom. Tout ce que j'ai &it, ou qu'on peut mettre aur,iKion compte, pour en conclure, que je change le viàe eh ^txertu et la vertu en 7fice^ c'est d'avoir remarqué que les hommes im^ poseiit les noms de vertus et déviûes:, âelon 'cette règle 4p il'épuJtationt Mais le hf^nhomme Ëiit bien- d'être auK.aguetd'sUr ces sortes de matières.; cest^unem* pdoi coniftnabte à sa vocation* Jl a raison de prendre Talarmeà la seule vue des. expressions, qui, prises à part et en elles - mêmei , .peuvent être suspectes et a'ioîr quelque chose de. choquant.. - . • .
C'est, en considération de ce fcèle, permis à un homme. de isL professioai^quie; je l'excuse de citer., eonÉneil fait, ces > paroles de mon litre (chap. %è^
XX^ij PBJÉFACE
S. 1 1 ) : « Les docteurs inspirés n'ont pas même fait dif- « ficulté, dans leurs exhortations, d^en appeler à la « commune opinion. Tout ce qui est aimable^ dit saint « Paul^ tout ce qui est vertu ou sujet de louange^ pen^ ^ sez à ces choses, ^c. (Phi/, c. lY, v. 8) » , sans faire mention de. celles-ci, qui précèdent immédiatement , et qui leur servent d'introduction : « Ce qui fit que, «parmi la dépravation même des mœurs, les véri- <c tables bornes de la loi de nature, qui doit être la « règle de la vertu et du vice, furent asseï bien con- / « servées, de sorte que les docteurs inspirés., etc. •:
paroles qui montrent visiblement, aussi* bien que le reste du paragraphe , que je n'ai pas cité ce passage de saint Paul pour prouver que l'opinion et la coutume <de chaque société particulière , considérée en elle •*• même , soit la règle générale de ce que les hommes appellent 'zwtu et vice par tout le monde; mais pour faire voir. que, si cette coutume était effectivement la règle de la vertu et du vice, cependant, pour- les raisons que je propose dans cet endroit, les hommes , pour l'ordinaire, ne s'éloigneraient pas beaucoup dansies dénominations qu'ils donneraient à leu|9 actions considérées sous ce rapport de la loi de la nature , qui est la règle constante et inalténdflb par laquelle ils idoivent' juger de la rectitude des mœurs et de leur dépravation , poiir leur donner , en conséquence de ce jugement, les dénominations de veMu . ou de vù:e. Si .M. Lovirde eût considéré cela, il aurait vu qu'U ne pouvait pas tirer un grand avantage de citer ces paroles dans un sens que je ne leur ai pas
^Mtt
DE L AUTEUR. XXXiij
donné moi -même; et sans doute qu'il se serait épargné Vexpiicadon qu'il y ajoute, laquelle n'était pas fort nécessaire. Mais j'espère que cette édition le satisfera sur cet article, et que, considérant la manière dont j'ei^rime à présent ma pensée, il ne 'pourra s'empêcher de voir qu'ir lï'aTait aucun sujet d'en prendre ombrage.
. Quoique je sois contraint de m^éloigner de son sentiment sur le sujet de ces appréhension^ qu'il étale sur la fin de sa préface, à l'égard de ce que j'ai dit de la 7}ertu et du ^iccy nous sommes V^urtant mieux d'accord qu'il ne pense, sur ce qu'il dit dans son chapitre 3, page 78, ,De r inscription naturelle {i) et des notions innées. Je ne veux pas lui refuser le prÎTilége qu'a s'attribue (p. 5a) de poser la question comme il le trouvera à propos, et sur-tout puisqu'iMa pose de telle manière qu'il n'y met rien de contraire è ce que j'ai dit moi-même; car, suirant lui, les notions innées sont des choses conditiorinelles qui dépendent du concours de plusieurs autres circçnstdnçes pour que Vame U% fasse paraître{7): tout ce qiiril dit en faVeur dès
(i) Il y a dans l'anglais, natural inscrqttion. Se croîs qti'il est boa de çonservei' en français cette expression, quelque étrange qu'elle paraisse. Comme l'auteur de cette objection n'entendait peut-être pas trop bien ce qu'il voulait dire par là, je i^ dois pas l'exprimer plus nettement que lui.
(2) Exerat^ en latin. Nous n'avons point, à mon afvis, de mot français qui exprime exactement \i\ sij^nifîcation de
XXXÎY PRÉFACE
notions innées^ impritnées ^ gravées (e«r peur les iélées il n'en dit pas un seul mot ) , se réduit, enfin à ceci : QvLÎi y a certaines propositions qui , quttique inconnues à Tame dans le ooinmencement, dès que rkomme est nrf) peuvent pourtant venir à sa connaissance | dans la suite, ^r rnustHanct qu^êlte tire des sens «xt* teneurs et de quelque culture précédente ^ de sorte qu'elle soit certainement assurée de leur vmté^ ce qui dans le fond n'emporte autre chose que ce que j'ai aVakicé dans mon premier livre. Car je suppose que par Oit acte quil attribue à l'ame ée faire paraître (i) Ces notùûinsy il n entend^afltre chose que commencer de les t&tHisÀtxe : autrement ce sera ittie expression tout* kiint inintelligible pour mei, du du moins ttés»im* propre , à ttton avis , dans cette occasion , où eUe nous donne lé (change, en no<as insinuant, en quelque ma* nière , ^uèf ces notions sont dans 1 esprit avant que l'esprit 1^ Jasse paraître , i^est-à*dire avant qu'dles Soient connues : au lieu qu'avant que ces notions soieht connues à l'esprit, il n*y a effectivement autre idlose dans l'esprit qu'une tapàcité de les connaître, lorsque le concours de ces circonstances , que cet ingénieux auteur juge nécessaire pour que Vame fasse paraître ces notions^ nous les. fait connaître^ '•'i^ n^ouve qu'il s'e^tprime âdnsî à la* page S2 : Ces rtb^
I ^ IJ f' ' ' ' I ■•.
ce lerkhe lAûhi ïjes Anglais Toat âdopid dans le^r langue ,
car ils se servent du mot exert, qui vient du latin exerercy e( si[$fiifie précisémeut la inême chose.
• (i) Exerere.,
thns naturelles ne sa^a pas imprimàu de telle kmte dans rame qu'elles se produisent dle^mêmes néeessaif rement {même dans les enfitnis et tes imbéciles ), sans aucune assistance des sens extérieurs y ou sans le secours de qwdque culture prieedentx. Qtlit ici qu*^es se pro^ duisent elles-mêmes; «t à la ftige 78 ^ qae c'est Tame qui les /ait paraître^ Quand il aafa expliqué à luimênie ou aux autres ce qu'il entend par cet acte qui /ait paraître les iiotioiis innées , qu par ces notions qui se produiseni elles-mêmes^ et ce qufe c'est que cette eut ture précédente et ces citoonftfan^s requises poar que les notions îrmées^soient produites , il trouTera, je pense , qu'excepté qu'il appelle produire des notiemsy ee que }e nomme dans un style plus commun conna&re, il y a si peu de difiPérence entre son sentiment et le mien sur cet article , que j'ai raison de ciboire qu'A- n'a inséré mon nom dans *^n ou^4t«ge que pour «voi^ % plaisir de parler obligeamment de moi ^carj'aTOUn avec des sentiments d'une tr^table re^ônnaîssaiice que, par-^ut où 3 a parié de tàoi^ û Fa (ait^ aussi* bien <fue d'autres écrivains, en mtMMMranc d*un tîtrp auquel je n'ai auqpili diroît. Qu^ si quelques «ui^ttra; peur ne perdre «li^ne de leu]% boàiïès pensées^ ont publié des cijitiqu^ su( mpK Esêâi^ en lui hk* saBtVbonneur de lie touloi^ pas pertpiettm qu'il passj» pour un essai , je laissie au jpubSc à apprécier. l'obligaN' tien qu'à leur a d^aVoit fii» ht {dume pour» eritiq[iier mon ouvrage; et je n'abuserai pas du temps de mon lecteur, en l'obligeant à me suivre dans l'emploi que je ferais du mien , si .je me diargeai» ctu.soin frivole 01^-