XXXVJ PRÉFACE
malicieux de diminner le plaisir, qu'on peut goûter soimême, ou donner au'x autres , par une réfutation précipitée de ce que J'ai pubCé.
Cest là ce que je jugeai nécessaire de dire sur la seconde Édition de cet ouvrage; et voici ce que je suis obligé, Rajouter présentement.
Le libraire se disposant à publier une quatrième édition de monEss(d{i)y m'en donna avis, afin que je pusse fiiire les ad^tions ou les corrections que je jugerais à propos ,> si' j'en avais le loisir. Sur quoi il ne sera .pas inutile d'avertir le lecteur, qu'outre plusieurs corrections que j'ai faites çà et là dans tout l'ouvrage, il y a un I changement dont je crois qu'il est nécessaire dédire un mot dans cet 'endroit, parce qu'il se- lé* pand'Sur tout le livi*e, et qu'il importe.de le bien con^rendre.
' On parle fort souvent à! idées ckures et distinctes : rien n'est plus ordinaire que ces.tçrpaes. Mai^ quoiqu'ils soient communément dâ^ns la bouicbe des bomraes^ j'ai quelque r^son. de ji^roirft ,gue tous ceux qui s'eurservent ne.. les ^ntçildeot. pas parfaitement. Et peut-être nj a-tril que ^quelques personnes çà et là quî.piienneBtJ$i. peine d'examiner ^s tenues, jusques à conniîice ce qu eux ' ou les autfies eptend/ant précisétoent «par là. G.^t pourquoi j'ai mieu^ aimé mettre
(i) C'est sur'tfelte^ quatrième éditioû qli'â été faite la pn?miére'édltio& francaisje de cet ooTrage, imprimée en 1 760.
BE 1 AUT10lt. XXXTi)
ordina^ement, au lieu desimotshitbgir et distinety celui
de détermméy comme plus fvo^NMài £iipe compreiidre à
mes lecteurs ce que je peMÇ'^p^cettb matière. J*en'*
tends donc par une idée dkêrmméel uiicevtaiit objet
dans l'esprit, et par oonséquosf sm ^^et'^dàwmmé^
c est T à • dire tel qu'il y est vu et actudilement apercraû
C'est là, je pense, ce qu'on pebitebnredablemeBt
appeler unei idée déterminée y lorsque tcdié qu'elle est
objectif^^ment dans l'esprit en quelque temps qoe 'oè
soit, et .qu'elle y^est par ooJis^uent^^â^arirainé^, elle
est attachée- et £xëe sans auqmie 'Variation à un cer*
taia noim <>u son ardciflé, qui doib ètre^constiiinwint
le &kiff^ Ae. ce même ^o^et. de^ l'esprit v de. cette idée
ipcécM&e ^^détertninée.^ . ^ i»
Pour eiLptKpiér. i ceci, d'une. raaiiiete un peu pUis paiticulièie; lorsque ce mot déterminé est appliqué à une idée simple y j'eiitends.|iar là cette simple apparence ^e l'esprit a en vue, ou qu'il aperçmt énr soimême lorsque cette idée est dite .'ètré.enluii: Parle même ternie j\ appliqué à wne idée^ c&nijdexe y\ ^en" tends lUneidfe composée > d'un nomibre'détenmnéde certaitte^idées simples,, oit i d'idées: moins eoraplextiB, unies )dan6i!tdle.>ppopatrttdn et- sitiiation où l'ésprif; la ooRsidènspoeimne rpréBente'à sai vaé, ou la vioit en lui-même iloFsque (celite idée, y^esli ou detrait y être piéseete,''afi moment i où "oiî lin donne un nom. le dis .. devrmt ^étre^ présenta ; pabce ' que-, bien loin ' que chacun laiti soin de n'employer aucun terme ayant que d'ayoin.Tixd^Rs son eqndt Vidée ipifëcise «t déterminée dont il tTent ' qu'il fNBit le ' signe .il n'y a presque ,
XXXYMJ «BftCBiLGE
pérsoiuie «{Ht. deacètadeirdnur œtte gimpde exactitude. CWe pmirtant eèJdiefiMit'djeiaotitttde qui répand tant d'obscurité et dei^confitsipK dans ks pensées et dans ies idisdoiirs des boomiA^
le saia.qtul.n'jtia pas tassez de mots, dMis aiieunre langue, pourékpimer) toute cette Tariété d'idées qui eKtnnit' dçns les ^dkpours et les raisoqneineiits: deà hemtiBssi. Mais of^î^empèéke pas que lorsqu'on )H>]]iflfe eniploi)sr]«nr;Tnot dans un diseours^ il ne prisse. avoir dans lef]M»t une idée déterminée dont il le lasse signe ^ et à bfequelle il devrait se UMt' côn^^ s ta i n—iii ts attariaé dàoris tofite la sitite de sKm diioottl%. Si loatiquil'iie iac|int' pds/ou qu'il esc ^ni rimpvds-» sance de le faire , c'est en vain qu il prét^Ml k dëi idé^s ckîres et duitinctes, il e^t visible iqpite. tes siennes ne le sont pas. Et par conséquent, par-tout où l'^ti eiqploié «les ta:me& àusq u^ on n'^ point attàciié'de leUes idées* d^tmifieas^ on ne peut-^ttelM^ ^e obnitisidn'ec obsCuritëL» t. • '* > > m . » ••
rSÛF ce '£^nderaeBC,.j}as cru.qàe. |fc j^\diiiniiais aux iAéèa TvpitUste 'âe.Meefimàiéesy cette «xpirêsstOti séitrit nMRÎnb ,iii^te»à*étre)iéflli inrtei^préfsée 'qae^si jielés ap*» pelats iclàires ei* daéUio$€s^ \Ea ]Êa;!cm{w iés ' h^iu^^ âu<^ noirt tficquis'elei telles idéntr^déti^nninaes sur iôme» les choses qut l»nt fe >siije^lde Jei»rs.iQi.sotineiÉiMitSy de l^ura recherches «bt^dè leurs 4iBcus8}on.sy*i^*troav«^ mnt là fin dUiue M grande ipaitie de. leurs '.doiiètts <lt de leurs disputes ;reaf'U ^upart dés questicois' et des coftltoyerses qui embarrassent J'iespUt humain, dé* pepdent .de l'iisage dout^i^ et incertain qu'an fiiit