‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 71 sur 141 · LIVRE ÏI, CHAPITRE I. I7Ç · texte numérisé non relu

LIVRE ÏI, CHAPITRE I. I7Ç

n'a rien à faire avec les objets extérieurs^ elle en approche beaucoup, et le nom de sens intérieur ne lui conviendrait pas lual.^Mais, comme j'appelle l'autre source de nos idées ^e/i^aAib/i, je nommerai celle-ci réflexion , parce que l'ame ne reçoit par son moyen que Içs idées qu'elle acquiert en réfléchissant sur ses propres opérations. C'est pourquoi je vous prie de remarquer que, dans la suite de ce^ discours, j'entends par réflexion la connaissance que l'ame prend de ses diÉférentei» opérations, par où l'entendement vient à s'en former des idées. Ce sont là , à mon avis, les seuls principes d'où toutes nos idées tirent leur origine; savoir: 4es choses extérieures et matérielles qui sont les objets de la sensation; et les opérations de notre esprit, qui sont les objets de la réflexion. J'emploie ici le mot d^ opération dans un sens étendu , non "«seuleroent pour signifier les actions de l'ame concernant ses idées, mais encore certaines passions qui sont produites quelquefois par ces idées , comme le plaisir ou la douleur que cause quelque pensée que ce soit.

l8o DE L'B.NTEffl)SMEirT HOMAIIT.

Tédtéé Hës idéëi viennent de Vune d<e ees deux * ^àtirces (a8),

L'eîQtëndenptôQt ne me paraît aycnr absolument am^ltne idée qui De lui viorne dé l'une de ces d^us^^.aources: Les okjfets extériei^s /bilmissen^ â i'e^it hé idées des qualités sensibles , c'està-dibe toutes Gé% différentes perœptions que ces qualités produiaent en nous; et T tgprit fi>Urnit à Venêehdément les idées de ses propres opénations^ Si ifeous iaisons une ^exacte revue de toutes des idées 4 èl de leut^ différents modes , eombinaiscHiii «t relatieh^ ^ nous trouverons que c'est à quoi se réduisent toutes Jcios idées^ et que nous li'a^wms rîen dans Tesprit qui li'y vienne par l'une de Cfs deux voies. Que quelqu'un prenne seuleoftent la peine d'eKaminer ses propres pensées, et de fouiller exactement dans son esprit pour considéret tout ce qui s'y passe ^ et qu'il Bàe dise, a^oès cela, si toiites les idées origî* nales qui y sont viennent d'ailleurs que des objets de ses sens, ou des opérations de son ame.

(aS^ <t Je l'entends de leur perception actuelle; car je crois « qu'elles sont en nous avant qu'on s'en aperçoive , en tant « qu'elles ont quelque chose de distinct. »

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