‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 73 sur 141 · LIVR# II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVR# II, CHAPITRE I

crois , ce que le mouvement est au corps , savoir, une de ses opérations, et non pas ce qui en constitue l'essence (ag). D'où il s'ensuit que, quoique la pensée soit regardée comme l'action la plus propre à l'ame, il n'est pourtant pas nécessaire de supposer que l'ame pense toujours , et qu'elle soit toujours en action. C'est là peutêtre le pfivilége de l'auteur et dn conservateur de toutes choses , qui , étant infini dans ses perfections, ne dort ni ne sommeille jamaù ; ce qui ne convient point à aucun être fini , ou du moins à un être tel que l'ame de l'homme. Jfous savons certainement par expérience^ que nous pensons quelquefois ; d'où nous*tirons cette conclusion infaillible, qu'il y a en nous quelque chose qui a la puissance de penser. Mais d^ savoir si cette substance pense continuellement ou non , c'est de quoi nous ne pouvons nous assurer qu'autant que l'expérience nous » en instruit. Car , dire que penser actuellement est une propriété essentielle à l'ame, c'est poser visiblement ce \{ui est en question , sans en donner aucune

(29) (c Une substance ^i sera une fois en action , le sera « toujours , car toutes les impressions demeurent, et sont « mêlées seulement Avec d'autres nouvelles... On peut croire « que, si le corps n'est jamais en repos, Tame, qui y ré- « pond, ne sera jamais nqn plus sans perception. »

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preuve i^ de quoi l'on ne saiiirak poortant se dî^ penser, à ni!oiii& q/ae ce ne soit une proposition évident» par elle-même. Or, j'en appelle à tout le genre humain, pciur savoir s'il est vrai que ceite propoMion , Vcane pense tm^w^ra y soît évidente par «Sile^'iikéme (3o), de scK'te qne 'Chacun y donne son con&eaiaemènt dès qu'ï X&x-^ tend potur la pffemièoe foi&. Je doute si f 'ai pensé la nuit pcéoédente ou non. Comme c'est une question de feit^ c'est faire «ne pétitmi de pt»- Qtpe 9 que d'alléguer en preuve une supposition qisi est la chose même doùt on dispute* IL n' j a sien qu'on vUë. puisse pvouvar par cette «lé* thode. Je n'ai qu'à supposer ({ue toutes lef péi^ dules penseot tandis que 1^ J^ajahcier est en mouvemeitf ; et. dè&-là j'ai ^ronivé suISsammeiit et d'une manière incontestable que ma pemèuie a pensé durant toute la jmib'pDécédQnte. Mais quâccHique -vtnX. éviter /de^^ tromper soinoieaie , àml établir son hypoâkèse sur.îuq point db fak, et en diémontrer ia vérité par tllsa iespértelices sensibles, et non pas se poéi^i^enir eiur un fHolat de fait en faveur de son hypothèse , c'est^-dire

(3o) <i Je ne:le «Ik point non jilu&jQ is/àSi uh peu. de vaisiiki'* «nement et (Tatteoftion pour la trouver; 'Xe tulgaive s'Ait «aperçoit aussi peu que de ia prèssutiv (fie l'air tet.de, la (( rondeur de la terre.» • i'i';ï;') »

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