‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 88 sur 141 · MMM · texte numérisé non relu

MMM

Divisions des Idées simples.

JLouR mieux connaître les idées que nous recevons par les sens, il ne sera pas inutile de les considérer par rapport aux différentes voies par où elles entrent dans Famé , et se font connaître . à nous.

I. Premièrement donc, il y en a quelques-une& qui nous viennent par un seul sens.

IL En second lieu, il y en a d'autres qui entrent dans Tesprit par plus d'un sens.

in. D'autres y viennent par la seule réflexion.

Nous allons les considérer à part sous ces différents chefs.

Idées qui viennent dans V esprit par un seul sens.

Premièrement, il y a des idées qui n'entrent

LITRB II) CHi.PITRE If I.- n 21^9

dans Fesprit que par ua seul sens» qiifi.est par* ticulièremeut disposé à les .recevœl:. Aîu$i(.«lli lumière et les couleurs, comme le blanc , le rouge, le jaune et le bleu , avec leurs mélanges et leurs dififér entes nuances qui forment le vert, Técarr late, le pourpre, le vert de mer et le reste, entrent uniquementi par les >y;eux; toutes les sortes de j>ruits, !de ^sons qI^ die^ tons diffiéèentsi^ entrept pai* lea ^oreilles^ ;lei|f^ difiEéQmts gfmls psqo le palaîs ,) el .1^ Odfups. par lere»i Et. si. le» qia ganes pu j[i(3rf$r,.q^i^ aprè^j'^^oîr reçu oe^ im-^ pressions de d<^bors, les portent au cèrveaa, qui est,.pQur aiiiçi dir^» ^a chambre d'audîencb,' où elles ^^ prés^^Rtèjipti: iit^rAlBdi|iiour y: poQpdtiire différences ^sensations; $i,. dis* je, quelques î^ uns de cesi org^neS: Tiennent . à. éitre détraqués , . en s(Mte. qu'ils. m^\ {NdisseAt |)om.t:jexercer leur fqntet tion, c^r^i^satioas ne wuraÂent^y être admieea par qu^l.q^e; fausse p<»:te; elles ne peuvent phia se présenter oàir^ntend^i^enl^elb en étne A|>fir^ çues.par aucimè autre voie».- » .• . r l'I^^'^^ Les plu§>€O0sidérabties d^is .qualités tadOesy hOiA\le./rei^y le chaud et ta? sçxlidité* Poin^totitea les autres^t q^ ^^ consistent presque en autre chose que dans la configuration des parties sensibles , comme est ce qu'on nomme poli et rude^ ou bien dans riipion des' parties, plus ou.iiU)ins^ . forte, comme est ce qu'on nomme compacta if

77 'JK ia péà d* idées simples' qui aient àés noms.

te tiè«»ioi^^^ :qâ'â ^i| rf«^Sé«ËH)t« dfe l^iî-é ici une. >éntttliéPft«)od de eoôee^ »Ie$ ^Uléëâ àittit)lél» qoi BdntiesiC^j^tft pi$^tk^bé^ >d«^ ïëtts: et èii HB) poh»ralit isréniê' ^û ^«ttl»'^ à IkiiA qàliiMâ où ▼oudraât y {»^c;i^ qfyb'ily «ft a' bèavE^^ '(>lu^ que hdqs mWotiis tie kioffis^oiir 4<è^ ekprflîiiè^. Lei

Bomtim'qtM ie^tlilfièreiitea» es^lË^&'âé qui

mérj dœ> idées , ^àr (^ âb«» lié >$koMi v îUttis t*

agréables ou désagrétt&fe^^^câqaë Fo^tekif de Ui^tes et t^Ite^ (le 44^>villjietti& ., ^ ^ëlt)^Iè> ^ui sont dj^ffU^T^iie é« l^Ml^s^^^edî-â^déVAe dHi ridée» ftvt ^î^ioi^t^. Oâ ft^a i^ e«i']^I(6 ^

Soin de donoer.des jiûms .ajog^ .diffiérpjots ^auts^ dont nous recevons les idées par le moyen du palais. Le douxj Y amer , V aigre ^ Y acre, Y acerbe et le salé, sont presqire les B^ufe termes que BOUS ayons pour dâ^^goer .c^ ;^Qombre infini de saveurs qui se peuvent remarquer distinctement ^ non-seulement dans presque toutes' les espèces d'êtres sensibles , mais dans les différentes parties de la même planta ^ ou du même animal.

On peut dire la même chose des couleurs -^t âes sons. Je me conl:enterai donc, sur ce que j'ai à dire des idées simples, de ne proposer que celles qui font le ^kis à mon dessein , ou q^ soiaft en ^Jlès-tnfetrite ^ë nattit* S 'êtl^e moitié tonnues , tjtrtHfïtite %rt toûvienfft: eîfes fks^setft -pwfHb '&e tio^îrfée^^cotejihEfrcfs. *f artni ces idées 'sitrt|ilesV '^ixqu^Hestmt Wt^jieu d'Âteiitîtm, it m^^ettiMfe *^a'dn peut *foft 'bîett tiilltW'é %: séi&itè , ^ont ^ ^ï^rrlerki penif t^t effet èsd^ îè (Sïapilré -stiïvaiitl

cepetïAsiàtV«mh la^ktit 'Uhé $^ë rdçft c^e «ASiè^

eidrls "plus loili 9 ià 'dotisiAéi^nt (^us^-bie^ ^foie h, %i«pè)%Éf§'k ftos^^^te ^pat'tîe de itttMîère^

lifteïttélit ^tà(d]tëê ^ite^sbi'ps^^ f^ (Èfiiû^

^oit ,^eft Ite l^tfél^^^^ ifciariiê^e ^'ll Wit «li»^

04*^ pàt 'bette Hdëe <(jtfi 'â^p^rtîéfat "mti^^ iidus cdtieeVdtis qufe te cdi^s 'reiWpTH: îe^ttte^ atrtrte idéfe , 'qtii etnpoi'te que ^p^l^dut où moti^ imagiïidtos 'qttelqufe 'espace ôcttipé paTr tihe'âulrstatice -sdtîffe, nons 'cbnceVàWs ^tté cferte ^tfb^ ^àhce occupie de Wlte "itftVe 'teft^paîce, qtfëîlè tÈfû^^dlût^drite'firutte^tib^tâtfcfe sdRdè /étqri'eHfe ^éiii|^htBra à *]aitoarts detit Stftrèferbôl^ , qttt^^fe itoiôUVerfl; éti ligttè flrbitfe Viin véi^ r^titi*e , -flè •Vefoît- a ^e 'tbtidhet, ^i léHeiite ^^bigiie d'éiftrfe tfttjc ptottofe 'lignte qui ïfe î5o*t ^ôirit pâi*dlllte à cëllfe'stït laqtéîTe Us'Sfe^rtieùv^t adtti^tetta«dt.

«notion distincte, se Gçnçpit par la pure raison, r quoique «les sens fournissent au raisonnement de quoi prouver

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