SUR QUELQUES OU VB ACES DE M. NORRIS. 335 V
a6*. Si l'on considère quelle est la substance * \
de façons de parier telles que celles-ci : « Je désire « cela; donnez-le-moi , je vous prie. — Elle fut ef- « frayée à la vue du serpent, et* s'enfuit : » on con- '
cevi*a aisément , comment on peut apprendre lé sens des mets désiry crainte'^ et dé tous ceux qui '♦
représentent des notions intellectoelleà, par des termes qui ont une signification sensible.
a7> Quoique démentie par rexpérielice, l'hypothèse, que» nous combattons ^exprimerait ainsi cette jdérni»e proposition : . Tt^Bifoirtnité des idées qu'oQt différentes personnes ^ en se servant Aès mots gloire y déi^otion, religion, est une preuve évidente» te que Dieu: a mâtiifestéà leurs esprits «.la.fmrtie.4u monde idéal qweces srgiies exprîflf ment..)) ' • ■ :• "»>■ - • > •■ » ^
a8, Chose étrange ! quoiqu0<la vétité'sdit une daiiis;toute& les questions, plus nous découvrons de cette vérité;, plus nos jugenlents deviennent • yniformes(j}? - :. :!•
ag. Cela prdove que la vérité est itoujonrs kindée sur tes relations immuables des tnémes idées.* On peut . rappeler dafis- Tiesprit ^es idées que Ton y a une fois eues; elles peuvent y devenir présentes, quand on veut les rappeler; mais une C([^npai^$^nce|deJeur3rqUti<ws. assez
(i) Ibid., sect. 36, pàg.^i4.>
336 RSMARQUES
exacte ppur savoir ce que l'on peut nier on af* QiTPQcnp à leur égard, n'est pas toujours présente àj'çsprit; et l'on se méprend souvent sur la y évitée méole après ^e prpfond^s études. Efifin , plur^i^^r^: [on/j^fit même dii%. le plus griuld ]^09)]^;^e) n'ont ni cps idées,, iil la v^té, con- ^0ffïm^^i présentes , à l'esprit , si tant est qu'ils les aient iMQAÎsi Et JB CiToîs pouvoir, sa^s injusûçfi lenyevs l'aipieùr, douter quM ait jaipaià eu, ^|^.pMi$^;janiaj^ avoir,; iria%ré' ttsttite-'SiCin ^plî^-* çajtîpp , d^ . idées! nie .vérité présientes - à - Tesprit , tplips^ iqia^ c^U^ft; Qu'avait * Newton en écnivaut sp^^. Plivri^g^. , .
: ^Qf J)^^& ic^tt/^^sectiiUBi f. Vott Suppose ( i ), que riji)|4$mg!Qne^ diviidS: pous. est mieux connue ; que la nôtre. Mais ces arguments reviennent au fond kiopt%Çi prppo^itioEi^^ssez.éir^ge, savoir : nous sp||)ç9^ ^^^tii4)klbles ;à Dteù:dai|S dotrè'int^4Ë«> gç^nçe; JQsieia Mpit.o^ qu'il voit, par des»iifié>es, dans son esprit; donc, nous voyons ce<|ae^nbus ypypps.,, p^ df^ iMe^i daps iwrtreTe^it.
^3 j, P^ XémQigmgÇA n«< puduvenl pas (a) 4^e a Qpvis v^rpf^^ a jl'9yi$i6ir:tcki:tes.chlf»S09 en Dieu. »
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(i) Laàiii^eH^, etd.\ parti 'II, coiTtètopUtt^ sect. 87, p ai 5.
(a) Ibid., sect. 38, pag. 2iÇf ^i^h
(i) La Raison, sect. 89, pag. 217, a i8.
(i) Ibid., part. 11, contcmpl. II y sect. 40, paj;. 219.
S17R T QUELQUES OUVRAGES DE Jf. ]^0]\B]|S* 337 v^
Il y aura des objets* dans la vie future «^ et noua . K
aurons des corps et des sens.
3a. E^t-ce Dieu que nous voyons (i) à travers le voile de notre chair niortelle, coinipe ifttit ^
menient présent à notre esprit ?
33. Penser à une chose quelconqiae, c^est cou- » templer sqn idée prédse. L'idéç de Tétre en général , est l'idée de l'être séparée de tout ce qui
la limite ou la détermine en espèces inférieures ; de sorte que , celui qui penserait toujours à l'être en général , ne penserait jamais à aucune espèce particulière d'êtres, à moins qu'il n'y pensât avec et sans précision en même temps. Mais si , quand il pense à tel ou tel être ou sorte d'êtres, il croit penser à l'être en général , il est certain qu'il y pensera toujours, tant qu'il n'aura pas trouvé le moyen de ne penser à rien du tout.
34. L'être en général (2) est l'être abstrait de la bonté, de la sagesse, de la puissance et de toute espèce de durée ; et je me ferais aussi bien une idée de l'être , en faisant abstraction de toutes ces qualités , qu'en excluant de mon idée le lieu , la solidité et la mobilité. Ainsi donc, si l'être en général et Dieu sont une même chose , j'ai l'idée
j 338 RÊttr. SUR QUELQUES OtJl^R. DE if . norAIs>,
f 'Vérîtafble de Dieu, en excluant là bôtité, la sa-
gesse, la puissance et réterûîté. -
35. Quand nous dirons « que nous ne voyons pu l'es choses en Dieu (f) », nous n'entendons pas pour cela que Itibiâme soit « sa propre lumîèrë ». 'Mais l'homme p'eot être éclairé de Dieu , quoique ce ne soit pas èii voyant toutes choses •en Dfeu. * . ,
'Nôtti achèverons dans un autre temps ces réflexions raj^idès.
Oates, i6q2, .
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i. La itaison*;, etc., 'sè<5l. 4^, p. aa3.
MÉTHODE NOUVEIXE